Photo By Pascal Proust, Guadeloupe

Bonjour chers explorateurs et exploratrices du monde intégratif!

 

Vous avez remarqué? Pour ce printemps, l’iSi fait peau neuve.

Avec un nouveau site. Un nouveau logo. Une nouvelle formation, #LABULLE, un nouveau livre et un tout nouveau programme en ligne. Sans compter mon nouveau chez moi 8 mois dans l’année: la Guadeloupe!

Bref, je ressens de nouvelles pousses émerger après cet hiver, et des choses qui étaient en hibernation depuis plusieurs années sortent du cocon. C’est le principe des cycles. Parfois, on peut avoir l’impression de tourner en rond, ne pas arriver à bout de ses projets, mais c’est une évolution en spirale, et pas en mode linéaire. Cela fait partie d’un monde et d’un cerveau plus intégratif, qui apprend par l’expérience, l’imitation, l’infusion. Et de là émerge l’innovation. Et l’intuition (Vive les « i »)

J’ai  envie de vous partager cette expérience que j’ai faite pour résumer les activités de l’iSi depuis 5 ans en une image et me nourrir de ce nouvel élan créatif et épuré du printemps. L’avantage principal de ce rituel, c’est d’observer comment la nature est bien faite. En posant ses intentions, en cultivant l’attention et la patience, et sans tension. Un jour, la petite pousse émerge, presque sans effort. Elle n’était pas forcément celle que l’on espérait, mais c’est encore mieux!

Je me suis reconnectée aux souvenirs, aux sensations de mes 5 derniers printemps. Et comme ma mémoire s’est prise au jeu, je suis remontée bien plus loin. Après ce jeu, je me suis sentie revigorée, comme si tout était à sa juste place. Comme une maman qui accueille son bébé inconditionnellement. Magique!

On commence? Si vous avez 1h ce weekend, je vous conseille vivement ce rituel de printemps !

Après une balade sensorielle dans un parc, ou dans la nature, et un petit exercice de respiration ou de méditation, prenez le temps de remonter à votre dernier printemps. Où étiez-vous? Avec qui? Qu’est-ce qui vous portait à l’époque? Professionnellement? Relationellement? En accueillant avec bienveillance, voyez si vous pouvez remonter un printemps avant. Puis encore un autre. Même si cela commence à devenir flou, continuer ce voyage temporel, dans les sensations plus que les idées et contenu de la mémoire. Amusez vous à accueillir le contenant. Les interstices. Qu’y a-t-il dans ces espaces suspendus ? Et si nous renaissions à nous-même à chaque printemps ?

Si vous avez envie de poser l’expérience sur un papier, ou tout autre média, allez-y! Belles explorations à vous!

Et pour les chercheurs d’inspiration, voici mon partage…

Printemps 2017. J’étais en train d’accueillir le soleil de région parisienne dans un gîte magnifique. Je me lançais dans mon entreprise viable depuis 3 mois, en train d’affiner mes offres. Je cherchais un chez moi à la campagne, à quelques heures de Paris, pensant être dépendante de cette ville. L’avenir me prouvera le contraire. Mon 1er livre va bientôt sortir…

Printemps 2016. Plus difficile de me souvenir. Période plus floue. Sensation de ne pas avancer, malgré une multitude de projets inspirants

Printemps 2015. Eclosion dans une énergie du féminin. Je découvre des pratiques de sororités, de cercles de femmes, de reconnexion à l’énergie de la lune. J’intègre une temporalité plus douce, plus à l’écoute de mes cycles. Je termine un cycle professionnel avec l’iSi et un centre parisien.

Printemps 2014. Fin du cycle conventionnel chez les pompiers de Paris. Je me sens portée par une force, qui m’amène à partir aux Etats-Unis, sans date de retour, pour aller explorer des pionniers en santé intégrative, et suivre la formation de Deepak Chopra. Envie d’en faire un documentaire.

Printemps 2013. Je sens que ce sera ma dernière année de médecin « classique » chez les pompiers. Mais je ne sais pas ce qui m’attend. J’apprends donc à cultiver l’incertitude, et à explorer la notion de sécurité intérieure, pour dire au revoir à ma sécurité extérieure.

Printemps 1998. Lycéenne à Pondichéry. Diana et Mère Thérésa viennent de mourir. On passe en boucle leurs oeuvres humanitaires. Jusqu’à ce moment, quand on me demandait quel métier je voulais faire, j’allais chercher dans mes passions: voyager, étudier le vivant, et dans mes conditionnements familiaux: docteur ou ingénieur. Cette année-là, j’ai senti que je pouvais avoir un impact dans le monde, et combiner mes passions et choisir un métier qui me permette de vivre financièrement.  Ma fibre intégrative, avec le ET plutôt que le OU était née…

 

 

 

CET ARTICLE VOUS A PLU? SERIEZ-VOUS INTERESSE PAR DES ARTICLES EN VERSION ECRITE ET AUDIO? CELA FAIT PARTIE DES NOUVEAUTES QUE JE SOUHAITE DEVELOPPER. FAITES LE MOI SAVOIR EN LAISSANT UN COMMENTAIRE !

 


Ma lettre de gratitude à l’année 2017…

          MERCI.

5 petites lettres qui paraissent anodines.

Pourtant elles nous ouvrent un espace.

Où la tête, le cœur et le corps se connectent.

          La gratitude est un sentiment puissant décrit dans différentes sagesses anciennes, mais aussi dans les neuro-sciences modernes. Stimulation de notre sérotonine (neurotransmetteur de la bonne humeur), de nos endorphines (pour calmer les douleurs), de notre immunité et de nos hormones. Bref, s’il y a une chose à retenir, c’est de ne pas s’en priver !

         En cette fin d’année intense, j’ai envie d’exprimer cette gratitude à des personnes, mais aussi à la nature, et de manière plus générale à la vie. Terminer un cycle dans cette énergie nous permet de faire de la place, afin d’accueillir en ouverture la nouvelle année.

         A la fin de cet article je vous proposerai donc des travaux pratiques pour vous accompagner dans votre passage…

        Chère année 2017. Quelle farceuse !

Si l’année dernière à cette heure-ci j’avais su ce que tu me réservais, je ne t’aurais pas cru.

Mon métier de formatrice/consultante à l’iSi se lançait dans le concret, et commençait à se stabiliser, avec des fiches de paie (ça faisait 3 ans que j’étais une « suspendue économique »), un livre qui allait bientôt naître, une histoire d’amour de 3 ans pour laquelle nous étions passés à l’envie de trouver un petit chez nous à la campagne, avec un autre couple d’amis chers. Aujourd’hui, je suis entre 2 escales, entre 2 mondes, avec pour maison ma valise,

depuis 7 mois, et mon cœur qui palpite entre Pondicherry, Paris et Pointe-à-Pitre …

        2017 : je te remercie pour…

J’ai tout d’abord envie de remercier mon corps, ma maison, qui me porte malgré cette instabilité de surface. Sa résilience, son ouverture, sa curiosité. Je ne serai pas là sans toi.

Puis j’ai envie de remercier mes émotions. Toutes mes émotions.

Qui m’ont permis d’accueillir ces grands chamboulements, sans m’y accrocher, ni m’enfuir.

Dans notre société baignée dans le développement personnel, souvent on parle d’émotion positive à cultiver, comme la joie, et d’émotions négatives à « anesthésier », comme la peur, la tristesse, la colère, le dégoût. La vie m’a montré que je pouvais aussi me laisser traverser par ces émotions, en conscience, en valeur absolue, pour transformer leurs énergies en création. Afin de toucher du cœur la vraie sensation de plénitude.

        Merci mon dégoût. En fin d’année dernière, j’ai choisi de terminer l’écriture de mon livre dans une retraite de méditation au village des pruniers, dans le sud de la France. Dans un article sur le sujet, j’explique comme l’émotion « dégoût » m’a permis de me reconnecter à l’énergie primitive de mes tripes, et à donner de la profondeur à mon livre sur ce qui me révoltait depuis mon adolescence, et comment j’en suis venue à ce que je fais aujourd’hui.

        Merci ma colère. Dans la foulée, tu as suivi ton amie « dégoût », car je n’ai pas pu publier cette partie chère dans mon livre qui m’était venue comme une inspiration quasi automatique durant ma retraite méditative. Je t’ai transformée en énergie plus douce, et plus durable dans le temps. Je savais que tu ressurgirais plus tard, comme essence de mon 2ème livre à venir. En t’acceptant pour ta puissance et ta justesse, j’ai pu sortir de mon schéma classique, face à un conflit, de m’en vouloir, et de faire exploser la cocotte minute à l’intérieur de moi (merci mes brûlures d’estomac !). J’ai appris grâce à toi que je ne peux pas plaire à tout le monde, que je n’ai pas besoin de convaincre, ni d’être convaincue, que l’on peut vivre en paix avec les autres, sans partager forcément les mêmes valeurs, et surtout, j’ai appris à exprimer ma vérité, sans avoir peur de faire du mal, ou d’être rejetée.

        Merci ma peur. Je t’ai découverte avec surprise, à postériori,  puis je t’ai accueillie : cette peur qui m’empêchait de voir que mon couple ne me nourrissait plus. La peur de faire du mal. Au lieu de la voir, je me suis inventée des histoires pour expliquer mes réactions, mes colères envers moi-même. C’est en mai, lors d’une expérience en pleine nature à explorer des sports qui me sortent de ma zone de confort, que je t’ai physiquement accueillie, dans mes tripes, et que j’ai pu te traverser, grâce à l’énergie de la nature, et du groupe présent durant cette expérience. Transformée, tu m’as permis d’assumer mon choix d’arrêter ma relation, sans être dans la peur de trahir l’autre, et de l’abandonner.

        Merci ma tristesse. Tristesse du deuil. Tentative de négociation pour garder une connexion d’amitié avec l’être aimé. Puis de nouveau acceptation (et non résignation) de l’émotion. Et de la temporalité organique. Vouloir garder la connexion à tout pris, c’est continuer de vouloir contrôler l’autre.

         Merci ma joie. Joie de voir naître mon premier livre, les partages des lecteurs, et des aventuriers qui ont vécu une bulle avec moi. Voir l’autre dans sa beauté, tel qu’il est, et être témoin de ses métamorphoses (pas toujours faciles), c’est bien le plus des cadeaux de mon job d’accompagnatrice. Grâce à vous, j’ai vécu dans mes cellules la notion de parents intérieurs, des différents archétypes de la femme, de la joie des choses simples, de la magie des 5 sens, de la fraternité, de la sororité, de la plénitude, et surtout l’évidence même que tout est juste. Au bon endroit, et au bon moment. Le désagréable est devenu un indicateur que quelque chose de profond et authentique est en train de se produire. Le tout est de rester dans cet inconfort, d’observer, et de laisser la magie opérer. Sans attente. « Pose ton intention. Cultive la avec attention. Sans tension. »

Qu’est-ce que cette digestion des émotions m’a permis ? J’ai fait pas mal de place dans mes corps. « Epuré », est mon mantra pour 2018. Je me sens plus légère, avec mes valises. Je me sens plus légère dans ma tête. Même si je nourris les réseaux sociaux de jolies photos qui font rêver, j’accueille aussi les gros moments de doutes, de remise en question, de nostalgie de mes privilèges de mon ancienne vie de médecin pompier. J’ai plus de place pour cultiver la confiance de l’instant présent, et la permanente impermanence de la vie.

Après avoir expérimenté pendant 3 ans différentes formules d’accompagnement, je suis en train de synthétiser, d’organiser ces explorations riches en une formation qui intègre les différentes facettes de la santé.

Au delà de la case « ayurveda », « yoga », « méditation », c’est le vivant qui m’appelle.

Le vivant qui touche tous les êtres vivants, et donc tous les humains.

C’est aussi de remettre l’anglais dans mon accompagnement.

En effet, c’est ma langue de cœur, le français étant ma langue intellectuelle.

Je me sens plus légère, dans mon corps, cette matrice d’amour qui me permet de vivre toutes les nuances du vivant, sans aucune censure, et malgré cette distorsion temporelle qui peut nous perturber par son accélération incontrôlable.

2018, c’est aussi l’essence de mon 2ème livre, en gestation dans mon nid créatif.

2018, c’est aussi une connexion plus authentique avec mes parents, et ma famille, de cœur à cœur.

2018, c’est aussi tenir l’espace pour faire germer une belle rencontre. Celle avec mon âme sœur. Une évidence. Un abandon confiant à la vie qui nous a reconnectés, et à ce qu’elle mijote pour nous traverser, à chaque seconde, malgré les distances.

MERCI. MERCI. MERCI…

 

A votre tour ?

Je vous propose cet exercice de rédaction d’une lettre de gratitude pour entrer en 2018 avec un bel espace des possibles.

Vous pouvez faire l’expérience en solo, ou pourquoi pas le soir du réveillon, avec vos proches.

– Créez un espace zen, épuré, ou selon votre humeur du moment.

– Pensez à de l’encens, une lumière tamisée, une bonne boisson chaude, et une musique agréable.

– Préparez des feuilles vierges, des stylos de couleur.

– Pourquoi ne pas vous installer au sol, comme les enfants, et étaler le matériel ?

– Pour vous mettre dans l’ambiance, vous pouvez faire une méditation.

– Si vous souhaitez vous ouvrir au canal de la gratitude, une méditation sur le miracle de la vie vous attend dans la rubrique CADEAUX.

– Après la méditation, la seule consigne est :

« écrivez sur votre feuille : 2017, je te remercie pour… »

5 minutes, 10 minutes ou plus, en fonction des besoins, envie, et petit temps de partage.

Le muscle de la gratitude se partage !

Merci de m’avoir lue, et merci de faire vibrer votre note de musique unique dans cette symphonie du monde qui a besoin de vous.

Si vous voulez kiffer comme moi ce miracle de la vie, voici une vidéo très intéressante de ce scientifique américain qui explique comment la physiologie nous souligne que nous sommes impermanents. En à peine 2 semaines, nous nous sommes plus le même corps physique.

Alors c’est quoi le lien? Le fil conducteur???


  « Je ne vous souhaite pas d’être heureux

mais vivants »

Christiane Singer

Qu’est-ce que ça vous fait de lire ces voeux de nouvel an ?

Quelles sensations dans le corps ?

« Sympa la nana… Bien sûr que je suis en vie si je lis ces lignes  » ?

Ou bien est-ce que vous saisissez cette subtilité entre « être vivant » et  » être vivant » ?

Entre être en survie, dans la roue du hamster et la folie de notre monde, et : être conscient de toute la magie de la vie qui circule en nous dans ce chaos ?

Lâcher l’obsession d’être heureux et pour être, simplement.

C’est dans cette énergie là que je commence l’année 2017.

L’année 1 en numérologie.

L’année de la renaissance, l’année où tout est possible, après la tempête.

Et j’ai goûté à cette saveur du renouveau dans un cadre bienveillant. Je me suis offerte une semaine en escapade avec moi-même, laissant mon amoureux, ma famille et mes amis, pour me replier sur moi-même.

J’avais besoin de nature, de temps de méditation, et de nourrir mes sens et mon esprit.

Dans cette impulsion qui ressemblait à une évidence, je réserve ma place, au village des pruniers, un monastère bouddhiste crée par Thich Nhat Hanh, moine d’origine vietnamienne et auteur de nombreux ouvrages sur la pleine conscience.

Je ne prêt pas attention  au  programme.

Je sens juste l’appel.

Une semaine avant le départ, j’ai un rendez-vous de travail avec mon éditrice pour peaufiner le livre que je vais sortir en mai. J’en ressors un peu bizarre, une sensation d’avoir été touchée à un endroit fragile, mais je n’arrive pas à mettre des mots dessus.

Je sens juste que mon corps a reçu un message, de laisser s’ouvrir une zone encore inexplorée chez moi, qui, par la suite m’aidera grandement pour développer un aspect du livre que je n’avais pas encore saisi.

La veille du départ, mon cœur se serre.

Quelle idée de faire l’ermite pour le nouvel an ?

Le corps et le cœur un peu fermés, je fais ma valise:

– un livre (Les Suspendu(e)s, de Sandrine Roudaut),

– une pelotte de laine (et oui, j’ai appris à tricoter il y a quelques jours, quelle métaphore merveilleuse de la vie!…),

– mon ordinateur et très peu d’affaires.

Arrivée sur les lieux, je découvre ma chambre de 10 m2 dans les bois, que je partage avec 3 autres femmes.

Loin de mes fantasmes de vivre dans la nature, c’est  une odeur nauséabonde de station d’épuration tout près qui m’accueille pour mes derniers jours de 2016.

Je sens mon corps se contracter, et se refermer, mes sens aussi. Je passe en mode survie:

je repère mon lit, ne fais pas l’effort d’échanger avec mes co-locatrices,  me brosse les dents, passe aux toilettes, et me couche pour oublier cette sensation de punition que je me suis infligée de me priver du monde festif de cette fin d’année.

Les journées sont rythmées par les activités des moniales:

Méditation à 6h du matin, Petit déjeuner partagé en pleine conscience, marche méditative, travaux méditatifs, enseignements bouddhistes, cercle de partage…

Pas de compte à rendre à personne, chacun participe à ce qu’il veut.

Pas d’interdiction de portable (sauf pendant les pratiques bien sûr).

Le lendemain, je fais l’effort de me réveiller pour la méditation matinale.

Je me recouche ensuite. Un mal de tête en plein milieu du front me prend.

Et d’observer ma respiration avec cette douleur aggrave cette dernière.

Pourtant, une partie de moi en profondeur est là. Solide comme un roc,  elle me susurre à l’oreille que tout ce qui se passe est juste, au bon endroit et au bon moment, et que tout ce que j’ai à faire, c’est de ne rien faire.

Cette voix me permettra de résister à la tentation d’aller voir les moniales pour leur demander de changer de chambre: l’odeur qui persistait, malgré nos tentatives d’encensement et une de mes voisines au ronflement de cantatrice…

« Reste, non pas comme une fatalité, mais comme une expérience. »

 » Qu’est-ce que ce malaise te révèle comme émotion ? »

La petite voix..Je tente de répondre à ces questions.

J’ai cru que l’émotion était  la colère au début.

Avec une certaine irritabilité et une fermeture du corps.

Mais en prenant le temps de creuser un peu plus (merci les méditations d’accueil de ce qui est présent, sans rien modifier…), j’ai découvert que j’étais habitée par l’émotion du dégoût.

Et oui! Je ne l’avais pas comptée comme une émotion primaire celle-là.

Mais le film d’animation Vice-Versa m’est revenu.

Et oui… Cette contraction de mon corps, cette fermeture physique et mentale,

ce brouhaha de pensées jugeantes, vers moi et les autres

c’était le dégoût qui se manifestait en moi.

J’aurais pu faire quelques postures de yoga, pour mettre en mouvement l’émotion, mais j’ai senti que j’avais besoin de m’immobiliser, pour l’observer.

Comme quand un prédateur observe sa proie de loin, le souffle profond, posé,

conscient des temps de suspension.

J’ai donc continuer les 2 jours suivants à rester dans mon monde intérieur très inconfortable, dans ma vision de survie, sauf au moment des méditations, des repas en conscience et quand je tricotais assise sur mon lit, où mon être s’ouvrait à nouveau,

le temps de la pratique.

Je n’avais toujours pas repris l’écriture de mon livre,

prévue avant de partir pour cette retraite.

Une partie de moi s’impatientait de plus en plus, alors qu’une autre, tel un bouddha souriant et bienveillant, me rassurait et m’inviter à m’installer en profondeur dans ma respiration. 

Le jour du 31 décembre, ça s’agitait dans les hameaux.

Préparatifs pour la soirée du nouvel an.

Les moniales et les frères avaient prévu des sketches, des temps de partage (à 300!) et une relaxation totale, allongée, dans l’immense salle de méditation, avant les 12 coups de minuit. Chouette programme.

Le matin, nous préparions notre intention pour 2017, à travers un atelier de présence à son corps et à son souffle, et des partages en trio ou en binôme.

L’idée était ensuite de noter son intention sur un papier, et de l’offrir au feu de la transformation, un grand  feu qui était prévu le soir après une marche méditative.

Plusieurs signes des derniers jours, et la mise en mouvement dans le corps que la soeur guidait l’exercice d’intention du matin, m’ont permis d’accoucher de mon intention:

 » Faire confiance à la vie « 

Et oui, de nombreux champs s’ouvrent dans ma vie en 2017, comment orienter de manière alignée mon activité avec l’iSi, le choix de mon lieu de vie dans la nature, et l’envie d’expérimenter le vivre ensemble avec des amis, la question de vouloir fonder ou pas une famille… Cette complexité me fait peur.

Et cette intention, ce mantra, me permet d’accueillir toutes ces interrogations.

Nous voilà à quelques heures de la fin de 2016.

L’ambiance est bienveillante, le ton de l’humour est délicieux, ainsi que le repas préparé par les frères et les soeurs avec amour.  (faire des nems pour 300 personnes, ça demande de la patiente!!!)

Mais ma douleur à la tête est toujours présente. Je commence à me sentir fiévreuse.

Beaucoup de monde, de bruit de fond entre les activités, de la fatigue.

Qu’est-ce que je fais ?

M’éclipser et retourner à mon hameau situé à 40 minutes à pied, dans le noir glacial ? Je reste. 

Arrive le temps de la relaxation profonde, guidée par une soeur à la voix douce, vers 22h.

Imaginez 300 personnes allongées en spaghettis dans une salle de méditation…

Les lumières s’adoucissent dans la salle.

Je trouve mon spot sur un matelas confortable, et m’abandonne.

D’abord au soutien de la surface  moelleuse sous mon corps qui s’offre complètement à elle. Puis à ma respiration qui me plonge dans des contrées lointaines.
Je reste connectée à la voix de la soeur, mais un champ de perception plus vaste s’ouvre.
Je ressens une sensation profonde, indescriptible.
Je me sens bien.


 » Tournez vous sur le côté droit pour accueillir votre posture du foetus »
Je reviens ici et maintenant, dans la salle.
Des ronflements de mes voisins me font sourire.
Je suis si bien dans mon foetus…
Je prends le temps de revenir en position assise, les yeux toujours fermés.
Petit à petit, tout le monde revient dans la salle, nous ouvrons nos yeux,
nous nous saluons les uns les autres.
A ma grande surprise, mon mal de tête a disparu. 
Je suis pleinement dans mon corps, quelques minutes avant minuit.
Car oui, ce voyage sur le tapis moelleux a duré presque 1h…
Je me sens de nouveau ré-alignée, en pleine possession de ma puissance (puits de sens).
Tous ces derniers jours jaillissent comme une évidence. 

Le malaise avec lequel je suis partie, le dégoût, nouvelle émotion que j’accueillais dans mon champ lexical des émotions, le mal de tête, la fermeture.
Dans une nature dépouillée de l’hiver en deuil de l’ancien.
Oui, tous ces éléments ont été comme des signaux de métabolisation de mon être à quelque chose. Peut-être à mon intention.
Le cadre de bienveillance, de présence et d’accueil inconditionnel  du lieu a aussi joué un rôle d’espace conscient et terreau de la métamorphose.
Et enfin, ma capacité à être dans l’observation de tout ces personnages qui prenaient place en moi, les accueillir et prendre le temps de les contempler,  sans tenter de les supprimer par une technique ou une autre.

A 2h du matin, dans mon lit, je me suis sentie parcourue d’une joie profonde.

Je suis au bon endroit, au bon moment. 

Dé-corticons de plus près cette transformation dans la matière…

 » Bon d’accord Nathalie, tu as vécu un  réveillon original, avec des moines déguisés en Beatles chantant « Come together, right now, mindfully »

Mais concrètement, qu’est-ce que tu as transformé ?  » 

Me demanderas-tu cher lecteur ?

Je ne suis pas sûre d’avoir transformé quoi que ce soit.

Je pense que je me suis laissée transformée.

Je me suis laissée métamorphosée.

Le lendemain matin, nous étions en 2017.
Matin de paresse, comme on les appelle aux Pruniers, quand le réveil est libre et qu’il n’y a pas d’activité prévue avant le petit déjeuner.
Je me sens habitée d’une énergie créatrice, je prends un calepin et un stylo, et mes pensées me dictent des mots clé.

Remplies de toutes ces idées, je m’installe dans mon lit, choisis une musique qui me prend aux tripes depuis l’été dernier. Je danse.

Enfin, mon être tout entier se laisse danser.

Terre, Eau, Feu, Air, Espace.

Je ressens tous ces éléments dans ma respiration et mon corps.

En sécurité dans ce vivant qui circule.

A un moment, les limites entre moi et le reste du monde commencent

à se perméabiliser.

Je  fais plus qu’une avec la musique. Avec la Vie.

Suspension hors du temps et de l’espace.

Pour atterrir de nouveau ici et maintenant.

Je suis en Vie !

Je reprends mon manuscrit sur mon ordinateur, et là, je complète quasi d’un trait toute la partie de mon livre dont nous avions discuté avec mon éditrice.
Cette partie, c’est mon expérience dans mes tripes  de la santé intégrative.
En baignant dedans depuis presque 10 ans, j’ai réalisé que j’avais plus à dire dessus que simplement « l’alliance du meilleur des progrès technologiques au meilleur des sagesses anciennes ».
Le dégoût, je l’ai transformé en osant  me dire,  partager mon besoin de vigilance et de discernement dans ce monde en fin de vie.
Oui, de belles choses avancent dans le monde de la santé et du bien-être.
Mais nous en sommes en train de reproduire quasi point par point les mêmes erreurs de l’ancien système. De refaire des boucles karmiques plus ou moins conscientes.
Et j’ai découvert que transmettre ces qualités de la vigilance et du discernement font partie de ma mission de vie.
Dans la symbolique des chakras,  le discernement appartient au 5ème chakra, celui de la gorge.
Où se manifeste le dégoût de manière physiologie,  si on nous présente un plat peu désirable?
Contraction du diaphragme abdominal, et contraction de la gorge…
Dire ma vérité au monde

Celle qui est juste et alignée, pas en réaction à une situation. 
Non, la vie n’est pas rose tous les jours, non la santé intégrative ce n’est pas rose non plus, il y a des résistances, des questionnements, des claques, des ruptures.

Non, la santé intégrative ce n’est pas le monde des bisounours où tout le monde s’aime, où il y a les gentils d’un côté, et les méchants de l’autre.

Nous avons le meilleur, comme le pire, en chacun de nous.

Nous sommes tous humains. Et ce qui nous permettra d’évoluer dans ce monde de transition, ce sont les prises de conscience individuelles, et collectives, de tous ces petits détails entre les lignes, de tous ces messages subliminaux médiatiques, politiques et autres.

J’ai réalisé que j’ai fuit la confrontation depuis 3 ans. 
De peur de blesser, d’exclure ou de juger.

Je me sentais obligée d’inclure toutes les personnes, les projets, les acteurs, car je pensais que c’était la définition de l’intégratif.
Oui, ça reste la définition d’une vision de l’intégratif: le « ET », à la place du « OU »

Mais cet élan ne vient plus d’une obligation d’intégrer.

Il vient d’une évidence.
L’autre évidence c’est d’exporter la pensée intégrative, de décloisonner  notre société.
Dans l’éducation, dans l’économie, dans la politique, dans les médias…

Ce qui a jailli, cette nuit du 31 décembre, c’est ma singularité.

Je suis un pont entre 2 cultures, 2 mondes
(la santé conventionnelle et la santé complémentaire et alternative).
Et dans ma mission, la clarification, la verbalisation, le discernement et la vigilance sont des alliés indispensables pour casser la boucle karmique que nous sommes tous en train de construire inconsciemment dans l’écriture du nouveau monde. 

Nous sommes dans une période propice pour commencer ou re-commencer (année 1), riches de moyens qui nous permettront de ne pas avoir à nous trimbaler les mécanismes inconscients de pouvoir, de contrôle, de manipulation sur l’autre.

Des moyens simples, mais qui relèvent du travail sur soi.
Dans la tête, dans le coeur et dans le corps.

Être suspendue, c’est 

« Danser entre la compassion et l’empathie
Entre dissidence et union
Entre indignation et émerveillement »
Comme nous le partage Sandrine Roudaut.

Accueillir les oxymores de la Vie. 

Les 4 jours restants aux Pruniers, mon calepin m’a suivie partout, car mes éclairs d’écriture intuitive ont continué de me traverser.
J’ai pu danser entre mes temps d’écriture en solo, mes rituels de méditation et de marche en groupe, et de dégustation sensorielle de mes repas qui ont nourri mon corps
mais aussi mon âme.
J’ai aussi pu vivre des moments de partages profonds, fais de belles rencontres,  jouis de synchronicités magiques, pour retrouver les bras de mon amoureux une semaine plus tard, emplie de gratitude pour la vie.

Cette semaine a été un saut quantique pour moi, une ouverture d’un champ de mon être que je n’avais pas encore exploré. Grâce à mon émotion du dégoût, que j’ai pris le temps d’accueillir et que la vie (et pas moi) a transformé, j’ai pu donner naissance à toute cette partie du livre qui le rend à présent complet, intégratif et singulier. 

Et je pense que d’autres graines ont été plantées pour 2017…

En retrouvant facebook à mon retour, je lis cette citation de Christiane Singer, le titre de cet article, et pour moi c’est une évidence de ce que j’ai vécu.

Là je réalise que ce n’est pas le bonheur que j’ai envie de te souhaiter pour 2017.

C’est de vivre le plus souvent possible cette magie de la vie.

A force de vouloir le bonheur, le risque est d’externaliser cet état.
C’est aussi donner le pouvoir à l’autre de créer en nous de nouveaux besoins à partir de cette quête.

On le voit au niveau médiatique, le bonheur ça vend bien.

Une autre tendance médiatique, le bonheur a l’air toujours fun et positif.

Or, le bonheur profond, c’est d’accueillir les flux de la vie, avec la conscience des moments agréables comme les moments désagréables, car ce sont ces contrastes qui sont porteurs de possibles transformations.

Pour moi, il n’y a pas d’émotions positives ou d’émotions négatives. 

Les émotions sont toutes des messagères de la vie.

Aimons les toutes, pour ne pas se laisser dominer,

mais leur rendre leur puissance transformatrice. 

Cette expérience pour moi a été intégrative car

 la guérison a opéré à plusieurs niveaux.

Les signes physiques, émotionnels, mentaux, ont été accueillis sans fard

Puis les connecter entre eux, leur donner du sens dans une vision vaste leur a permis de suivre leur cycle, pour m’apporter un épanouissement et un alignement avec qui je suis.

GRATITUDES

Merci Carine Planche la fée pour m’avoir offert l’amulette du tricotage pour m’accompagner dans ce périple

Merci à Sandrine Roudaut pour sa douce voix de Suspendue présente pendant cette transformation

Merci à Cathy Maillard pour m’avoir guidée dans l’exploration des parties encore invisibles de mon livre.

Le livre ?

#Ma Détox colorée.

Mon engagement, mes tripes dans ce monde en transition,

et vigilance, discernement, pour ne pas répéter les boucles karmiques.

Avec un voyage sensoriel et intégratif dans les 7 portes colorées des chakras.

Yoga, Ayurveda et Ecriture seront nos guides.

Tu ne connais pas encore Christiane Singer ?

Je te laisse savourer son énergie dans cette interview

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels

Nature d’hiver inspirante pour revenir à soi…


    Des airs de voyage un 25 décembre. 

Il fait 15°. Je ferme les yeux. Je me sens partout. Ici.

« Féliz Natal! » dans la bouche des passants.

Je suis dans le quartier de Bélem (Bethléem en portugais), à Lisbonne.

C’est un voyage tout d’abord « géographique ».

La température douce pour une journée de Noel, les odeurs de cannelle, les couleurs vives des maisons, les rues qui montent sec et qui descendent sans pudeur (je les sens jusque dans mes mollets et mes cuisses…)

Lisboa, c’est une invitation à des voyages dans plusieurs dimensions.

A chaque coin de rue, tu peux basculer dans un voyage dans le temps.

Vasco de Gama, Magellan, tous ces explorateurs qui ont versé le Portugal dans sa belle époque.

Epices, richesses, métissage des cultures, le nouveau monde s’est offert ici.

On a attendu ces héros partis parfois pendant des années.

Ils ont vu l’ailleurs, l’inconnu, l’invisible.

Et l’ailleurs, l’inconnu, l’invisible, ils les ont amenés ici.

Savaient-ils qu’ils changeraient le cours de l’histoire de l’humanité ?

Qu’ils étaient les précurseurs de la mondialisation, de la sensation d’appartenance à un tout?

Mais aussi initiateurs de l’esclavage, de la colonisation et de certains conflits encore présents aujourd’hui dans le monde ?

Ces ports comme L’Orient, Pondicherry, ou Lisboa nous ouvrent directement à notre imaginaire. Tel un vortex, il suffit de s’assoir sous la Tour de Bélem, et de contempler le soleil couchant.

Ce soleil les a vu ces navigateurs de retour à la maison.

De sentir l’eau du Tage onduler.

Elle les a portés à bon port.

La route des Indes a commencé ici.

Sensation de déjà-vu…

Là où ça devient intime, c’est quand le voyage nous invite à tourner la lunette de l’espace 3D autour de nous, à la lunette du temps, puis à la lunette dirigée vers notre intérieur.

Qu’est-ce que ça me fait d’être assise sous la Tour de Bethléem, le jour de la natalité, de la (re)naissance ?

Je ressens un shoot d’appartenance à un tout, où plus rien n’est linéaire, rien n’est prédictible, rien n’est contrôlable.

Le champ des possibles.

Un tout qui EST.

Et qui m’invite à ETRE.

Dans la Vie

Avec sa magie et ses mystères.

Au delà du visible.

Je te souhaite une belle (Re) naissance pour 2017

.

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels


Made with ❤ by BERRAZEG Walid | [bazingraphy]*