Et si l’Inde nous révélait à notre féminin profond ?

Expérimentations par les 5 sens, les émotions et la beauté impermanente du vivant…

«  J’ai adoré. Je pourrais vivre là-bas. » ou « J’ai déteste. Plus jamais. »

Voilà les 2 réponses classiques que j’obtiens quand je demande à quelqu’un qui revient d’Inde si elle/il a aimé.  L’Inde est clairement le pays des extrêmes. Elle a le don de nous installer dans une bulle de douceur, confortable, parfumée au jasmin,

pour nous arracher subitement de cette oasis, comme une claque de la vie :

les odeurs trash, la réalité de la misère, de la maladie, de la mort.

J’ai été la 1ère à vouloir littéralement fuir ce pays à 18 ans, afin de vivre mon rêve de liberté de femme.

Aujourd’hui, je réalise que c’est dans ce pays que j’ai planté mes racines, paradoxalement.

Car l’Inde est un pays qui accueille tout :

la vie, la mort, toutes les facettes du féminin, le beau, le laid, le lourd, le léger…

Et si nos réactions occidentales sont si dichotomiques (j’aime ou j’aime pas), c’est peut être parce que l’Inde nous renvoie en miroir notre propre esprit dichotomique qui souffre du manque de complétude ?

L’Ayurveda nous le dit bien, notre monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur. Si l’intérieur n’est pas aligné, l’extérieur peut nous le renvoyer de manière brutale.

Si je suis dégoûtée par la misère, la saleté, l’agressivité dans les rues de Bombay, c’est peut être que j’ai à explorer ce signal « dégoût », voir ce qu’il réveille en moi, quel message il sous-tend, et comment je peux le traverser pour l’accueillir pleinement et ne plus en souffrir, physiquement et émotionnellement.

Car le corps physique et le corps émotionnel sont bien liés.

Lutter contre une émotion? Ou l’accueillir pleinement et lui donner du sens ?

Une émotion qui m’a habitée pendant toute mon adolescence, la colère, s’est manifestée pendant 10 ans sous forme d’une colère refoulée, réveillant des brûlures d’estomac chroniques. Toutes les situations touchant à l’injustice des femmes, des enfants, me faisaient remonter cette colère.  Bien que je sois passée par une prise en charge classique, à vouloir éradiquer les maux, ça n’a pas marché.

J’ai ensuite expérimenter le yoga, la respiration, l’ayurveda, et là les maux se sont calmés, espacés, mais il m’arrive parfois d’avoir des douleurs. La différence avec les anciennes douleurs, c’est que j’ai appris à accueillir cette émotion, à l’intégrer dans la symbolique que je donne à ma vie, et surtout, maintenant qu’elle est intégrée et validée, je peux transformer cette énergie « colère » en une énergie créatrice qui me permet d’avancer sur ma mission de vie. Cette énergie n’est donc pas négative, elle n’est surtout pas à refouler, ni à masquer avec d’éventuelles techniques de nettoyage. Elle existe car elle a un message. Cette fameuse émotion qui m’a pourri la vie en tant qu’adolescente, c’est elle qui aujourd’hui m’anime pour organiser des voyages en Inde, et accompagner les personnes à créer leur bulle de transformation dans ce pays transformateur.

L’Inde marque, à vie. Car elle touche tous nos corps.

Le Corps Physique, par des températures assez extrêmes, qui fait sortir notre cerveau de sa zone de régulation classique. Le Corps Emotionnel, car tout semble exacerbé avec la chaleur, les 5 sens, le ressenti. La boussole intérieure travaille en permanence, puisque toutes les nuances existent, il n’y a plus le langage dichotomique bien/mal encore très présent en occident. La routine n’existe pas.

Le fait de se contracter crée beaucoup plus de résistance,

alors que de se laisser porter facilite le chemin sur le fleuve de la vie.

En général, cette résistance se manifeste par des symptômes « Feu » :

brûlures d’estomac, diarrhées, éruptions cutanées, irritabilité…

Ou bien des symptômes « Air » : constipation, ballonnements, maux de tête, sensation d’être perdu. Le Corps Mental, qui ne fait que suivre l’agitation émotionnelle, et la traduit par des pensées qui reflètent le calme ou l’agitation, en fonction de où tu en es.

Là où ça devient intéressant, c’est que si tu arrives à passer ce cap, pas toujours facile du corps mental, tu accèdes à une ressource inestimable, qui va te permettre de sortir du monde dichotomique, linéaire, et plonger dans un espace d’intuition, de créativité, et de vérité cyclique, connectée à l’intelligence de la nature.

Le champ de ton féminin profond, qui existe en chaque homme et chaque femme.

Le Corps Expérimental, de nombreuses approches jouant sur nos états modifiés de conscience nous permettent l’accès à ce corps.

La sophrologie, la méditation, le yoga, la relaxation…

Toute pratique qui permet de calmer le mental en fait.

Dans cette dimension, nous sommes connectés à la sagesse du vivant : sa temporalité, cyclique, respectant le temps de la matière, son accessibilité sensorielle, son indépendance ouverte, son abondance. Ce que j’ai constaté avec l’Inde, c’est que l’accès à cette porte peut se faire quasi instantanément,

et qu’il est possible d’y rester beaucoup plus longtemps qu’après une séance de sophro. Autre constat intéressant : quand tu as voyagé une fois en Inde,

et que tu as touché du doigt cette expérience,

elle est ancrée en toi même quand tu es de retour dans ton quotidien.

Comment te sens-tu quand tu imagines ou que tu vois une scène classique de la rue en Inde ?

« Les voitures que se déhanchent, pour éviter les vaches

qui marchent langoureusement dans la rue.

Les décibels sont réglés au rythme des klaxons, des musiques fortes,

et les épices brutes  de la rue se marient chaleureusement

avec les parfums délicats des fleurs tropicales. »

Sens-tu ton  cœur voyager vers ta dernière destination indienne ?

C’est parce que l’ancrage de tes souvenirs a été « intégratif ». Tête-Cœur-Corps.

Pas que mental. Et nous voilà dans notre Corps d’Unité…

Ce n’est bien sûr pas l’Himalaya à graver, une destination quasi impossible à atteindre.

Nous sommes toujours dans notre corps d’unité.

Seulement, notre état de conscience standard ne nous permet pas d’être en permanence dans cette réalité cosmique, comme l’appelle Deepak Chopra.

L’Inde ne va pas forcément vous mettre en connexion permanente avec ce corps d’unité, par contre, l’accès peut être facilité, puisque chaque perception est nouvelle, chaque pas, chaque coin de rue, chaque sourire. Tout est nouveau, impermanent, et c’est cette invitation à l’impermanence, propre au féminin profond,  que l’Inde vous  fait dès que vous sortez de votre avion et que vous respirez l’air chaux du tarmac indien.

Bon voyage intérieur !

C’est cette exploration subtile

à travers nos 5 sens,

nos 5 éléments

Et nos 5 corps

que je vais avoir la chance de proposer aux participantes du prochain festival du féminin à Auroville, en février 2017. 

* Si l’aventure te tente, le programme de ce weekend au féminin

se trouve ICI 

Une belle occasion de rencontrer des Femmes du Monde !

** Et j’emmène 13 belles Âmes à expérimenter une

Bulle #AYURINDIA à cette occasion.

Cure ayurvédique, massages, méditations et yoga,

reconnexion à sa créativité…

Les prochaines dates? Septembre et Octobre 2017! 

 Bulle Ayurveda au Féminin à Fabrègues

Chez Drissia Nejma

Aout 2016


Mes souvenirs de nature étant enfant : danger, insectes, serpents, agression, fragilité, moustiques, inconfort, survie. Pourtant, 20 ans plus tard, je suis la 1ère à rechercher cette fusion avec la nature. Je ressens ce besoin physique de plonger dans la matrice du vivant, loin des villes et de la technologie, pour faire le point avec mes profondeurs.

Que ce soit le temps d’une balade en forêt, ou un weekend à camper, complètement en connexion charnelle avec cette nature.

            Alors, qu’est ce qui pourrait expliquer ce switch ? Et comment est-ce que mes séjours en Inde m’ont permis de catalyser cette perception « danger » en perception « ressource essentielle » ?

Nature hostile ou nature nourricière ?

Quand on reprend la théorie de l’évolution de Darwin, dans une nature où règne le manque, la compétition prend le dessus entre les espèces, et la loi du plus fort va légitimer un fonctionnement en mode pyramidal, avec des prédateurs, et des victimes. C’est ce que vivaient nos ancêtres dans les grottes, et cette réalité est encore forgée dans notre inconscient collectif. Pourtant, nous vivons une phase de transition bien marquée, où dans le nouveau paradigme, la nature n’est plus manque, mais abondance. Dans cette configuration,  la compétition n’est plus nécessaire, voire même nocive, et elle va laisser place à la collaboration. On la voit  entre différentes espèces animales, végétales, minérales. Et  les êtres humains font partie de la danse.

Les 5 éléments (Terre, Eau, Feu, Air et Espace) sont très présents dans la Nature en Inde.

Ils éveillent nos éléments intérieurs, ce qui peut être vécu comme une tempête,

ou une douce mélodie vibrante… Au choix.

L’environnement, notre 6ème corps ?

Nous avions vu dans la route des Indes 1/3 : L’Inde Intérieure, que notre corps était constitué en fait de 5 couches ou 5 corps selon l’Ayurveda : du physique, à l’émotionnel, en passant par le mental, l’expérimental et le spirituel. Mais bien sûr l’environnement dans lequel nous vivons fait partie intégrante de ce corps global. Même si nous vivons dans des villes, la nature reste notre matrice de vie. D’où vient l’oxygène que nous respirons ? L’alimentation que nous mangeons ?

L’Inde, un immense terrain de jeu pour explorer notre Nature Intérieure…

            Pourquoi l’Inde plus qu’un autre pays pour se confronter à ce miroir Nature extérieure/Nature Intérieure ? Je pense que n’importe où sur Terre, cette confrontation est possible. Seulement pour toucher à cette interface sensible, l’Inde est parfaite…

On peut passer d’une joie intense au détour d’une rue à tomber d’amour pour un paysage magnifique à un dégoût extrême devant une situation intolérable pour une âme occidentale, comme se retrouver devant une évacuation de déchets exposés à l’air libre, nauséabonde, et trash. Et pourtant, c’est dans ce jeu des extrêmes que notre nature intérieure va s’autoriser à jaillir. Sans fard ni voile. Toutes les notes se jouent et sont accueillies dans la nature en Inde. Du plus beau ou plus inavouable. Et plus j’apprends à accueillir plutôt qu’à résister, plus je ressens cette fluidité à l’intérieur de moi.

Et ce retour à l’essentiel.

C’est pour cela que souvent, des personnes ayant fait un voyage en Inde témoignent de l’effet post-Inde, de nettoyage intérieur et extérieur : changement de perception de la vie, changement de maison, de boulot, de relations… L’Inde, elle nous touche. Dans les tripes.Ce qui permet d’élargir son champ de conscience.  Soit on voit la nature comme un danger, alors l’Inde devient un danger. Dans la rue, dans la nature, dans les humains… Ou bien elle peut nous ouvrir la porte de cette nouvelle perception de nature nourricière, qui offre la vie comme la mort, et alors se déploie la magie de notre nature intérieure,

en résonance avec la nature extérieure.

Les lieux où je le ressens cette communion

entre Nature Intérieure et Nature Extérieure ?

            Notre itinéraire de la Bulle #AYURINDIA va suivre ce parcours

pour nous révéler à nous-mêmes…

L’état du Kerala est une bonne entrée en matière. C’est l’état le plus doux et tempéré pour commencer son expérience indienne. Le mois de février, l’hiver là-bas, caresse les 25° en journée. La nature y est luxuriante, maternelle, au parfum de coco, des cheveux des femmes à la cuisine exquise. L’eau est aussi un élément très présent et très maternel, qui nous invite à explorer notre capacité de connexion à la nature, aux autres, à notre sensualité, à nos courbes charnelles (physiques et intérieures). L’autre élément très présent est l’Air. Les hauts palmiers et cocotiers élancés nous ouvrent à notre légèreté, notre créativité, notre recherche de liberté et d’espace pour respirer et s’inspirer pour l’année à venir. C’est le lieu idéal pour entreprendre notre cure intérieure, la cure ayurvédique, sur une petite île entourée des 2 bras langoureux de la rivière Peryar.

Le centre Banana Island est un lieu familial à taille humaine

qui n’attend que notre groupe de 12 personnes.

Avant de passer à l’énergie plus masculine du Tamil Nadu, nous ferons une escale par Coimbatore, une ville au pied des montagnes du Kailash du sud, comme le décrivent certains traités de l’Inde antique.  Shiva, aurait habité ces hauteurs sacrées. Pour laisser infuser l’énergie du féminin réveillée lors de notre cure au Kerala, nous profiterons

de 3 jours à l’ashram d’Isha, beau lieu de recueillement où nous pourrons à notre rythme explorer yoga, méditation et rituels de célébration de la Lune.

Une journée sera aussi consacrée à la visite d’un des plus anciens hôpitaux ayurvédiques du Tamil Nadu, où le Dr Indulal (du documentaire Mon Docteur Indien) nous introduira à la pooja du matin, un rituel pour inviter le sacré tous les matins dans ce lieu de soins.

Il nous partagera aussi son parcours dans le monde de l’Ayurveda.

Puis, une autre manière de communier avec la nature en Inde : prendre le train.

Vous pouvez dire au revoir aux 400 km/h du TGV ! Au rythme du train indien, la transition Kerala/Tamil Nadu va se faire en douceur. Pour nous amener au petit matin à Auroville, autre lieu de prédilection d’une nature généreuse. Là où il y a moins d’un demi-siècle, le désert était roi, une alchimie particulière a fait de ce lieu une nature où l’abondance est présente, dans les éléments physiques, mais aussi dans l’invisible. Aurobindo, ce philosophe indien du début du 20ème siècle, puis Mère, cette française ayant tout quitté pour cocréer cette cité au-delà des frontières avec Aurobindo, ont pu amener dans la matière cette vision du sacré de la Nature. C’est ici que nous passerons la dernière semaine de notre Bulle, en immersion dans une petite maison tamoule tenue par Rekha Tandon, danseuse et exploratrice du vivant. C’est ici aussi que nous explorerons le féminin au festival du féminin (des pépites à venir dans la dernière rubrique La route des Indes 3/3 : L’Inde au féminin).

Pondicherry la française, la ville où j’ai grandi, recèle de nombreux trésors du Tamil Nadu, état plus Yang que le Kerala. Mais la touche de douceur féminine se retrouve dans les rondeurs de l’écriture tamoule, et le dodelinement dansé de la tête des enfants, comme des adultes, quand vous leur posez une question. Où allons-nous expérimenter cette connexion « Natures Intérieure et extérieure »  dans une ville de 600000 habitants ? Au nord de la ville, dans les villages de pêcheurs, en bord de la côte du Coromandel (où le Tsunami a grondé), comme en pleine ville, à l’ashram d’Aurobindo, en fin de journée, pendant la méditation ouverte à tous une oasis dans un tourbillon frénétique.

Plus paradoxalement, ce peut être en plein cœur du très chaotique marché aux poissons. Chaos des odeurs, des couleurs, des passages incessants et accélérés des vendeurs, acheteurs, touristes, la chaleur qui s’accumule au fil des heures. Ce qui peut être vécu comme une agression, peut se transformer en moment suspendu dans le temps et l’espace, comme un cadeau de grâce.

Impossible à expliquer le « comment » avec mon cerveau rationnel.

Il faut le vivre pour le croire…

Dernière journée avant le décollage pour l’Europe, j’ai choisi un SAS de décompression original et intégratif… L’Ecoresort Dune.

Cette oasis tenue par Dimitri et Laura, 2 français venus découvrir Auroville,

respire un écosystème intégratif alliant nature, culture, art, et bien-être.

Parfait pour nous poser pour la dernière journée, au bord de la piscine,

à goûter à des plats métissés faisant le pont entre l’Inde et la France, ou encore à  bouquiner sur le lit à baldaquin au son des vagues de l’océan indien.

Pour les plus motivés, balade en vélo à découvrir les différentes architectures des maisons aux multiples visages de l’Inde dans l’Ecoresort.

Le Spa aussi est très connu en Inde, il héberge d’ailleurs depuis juillet de cette année le Chopra Healing Center, et Deepak en personne est venu inauguré son premier centre

en Inde. Voici une petite vidéo pour capturer quelques clins d’oeil de ce lieu magique.

L’Inde nous offre ce miroir intéressant de savoir où nous en sommes de notre nature intérieure…

Si l’aventure de la Bulle #AYURINDIA t’ appelle, rendez-vous ICI !

A suivre… La route des Indes  3/3 : L’Inde au Féminin


Bonjour, je suis Nathalie Geetha.

J’ai 36 ans, et depuis toute petite, l’une de mes passions, c’est les voyages.

Je me rappelle encore des frissons qui me parcouraient le dos devant l’écriteau de l’aéroport avec  ses destinations aux contrées lointaines.

Dans quel port ai-je envie d’atterrir ?

Cette passion aurait pu devenir un métier : pilote, voire même astronaute, mais la vie en a décidé autrement. Et tant mieux !

Les voyages restent une source d’inspiration profonde, tant personnellement que professionnellement, et plus que jamais, car dans ma démarche de comprendre et d’honorer le vivant, j’ai réalisé que ce qui m’attirait dans les voyages, c’était bien sûr les rencontres humaines, culturelles, tout ce qui nous reliait,

comme ce qui nous différenciait.

Mais c’est aussi le voyage intérieur associé à l’exploration extérieure.

Sortir de sa zone de confort, flirter avec l’inconnu, le doute, les révélations, pour finalement découvrir une nouvelle contrée : « le Moi Profond », ou encore « l’Âme »…

En résonance avec l’Âme du Monde.

Embraser l’ overview effect…

A 36 ans, difficile de t’expliquer mon métier. Ce serait plutôt mon art.

Médecin, danseuse, yogathérapeute, consultante en Ayurveda, cuisinière gourmande, auteure, conférencière, masseuse, exploratrice du féminin sacré, éternelle novice …

Finalement, j’aime  construire des ponts qui nous unissent dans nos différences.

Tenir l’espace des possibles pour que chacun, chacune, trouve ce qui est juste en soi afin d’avancer sur son chemin de vie.

Poser le cadre pour laisser faire la nature. Extérieure, et Intérieure.

Artiste de la permaculture humaine ?

Alors je t’invite à notre première destination :

La route des Indes.

Et oui, c’est mon pays de prédilection, puisque c’est la terre de mes ancêtres, et que j’y ai vécu mes années d’initiation, de 10 ans à 18 ans…

Prêt(e) pour l’aventure ?

Cette chronique en 3 temps s’inspire de la prochaine aventure ayurvédique concoctée par l’iSi : la #Bulle AyurIndia , qui décolle du 31 janvier au 21 février 2017.

Tu veux un avant-gout de ton profil ayurvédique ?

Rendez-vous à la fin de l’Article 1/3 !

La route des Indes 1/3 : L’Inde Intérieure

La route des Indes  2/3 : L’Inde Nature

La route des Indes  3/3 : L’Inde au Féminin

La route des Indes  1/3 : L’Inde Intérieure

            « Le parfum envoutant de l’huile de coco sur ma peau me ramène à l’instant présent. A l’ombre d’un bananier qui danse l’air frais de la petite île où je vis ma 1ère cure ayurvédique au Kerala, en Inde, le soleil est bientôt au zénith, heure où mon soleil intérieur rayonne à son apogée. Capacités de digestion et de transformation de la matière, mais aussi des expériences et des émotions, sont optimales, à l’extérieur de moi, comme à l’intérieur de moi. Je me prélasse dans mon hamac, l’âme contemplative de ces derniers mois passés en accéléré.  C’est bientôt l’heure de mon soin ayurvédique de la journée : un massage d’une heure, à l’huile de coco avec une préparation d’herbes spécifiques pour hydrater mon corps en profondeur, et mobiliser les « toxines » de mon corps énergétique* . Au bout de 7 jours de ce même rituel, avec une alimentation adaptée, et des plantes prises en décoction, je vais pouvoir faire un « reset » de mon corps énergétique, et goûter à  une santé vibrante, car mon corps va retrouver sa zone d’auto-régulation optimale, la fameuse homéostasie** de tout organisme vivant. Pour approfondir cette cure, de petites astuces précieuses et simples m’accompagnent afin de me reconnecter à la nature qui vibre en moi : réveil matinal avec le soleil, rituel détox à l’huile du matin, infusion citronnée pour lancer mon tube digestif, mobilisation de mon corps et de mon esprit avec du yoga, connexion à mon âme avec une méditation, détente pour accueillir le non-faire… Et dégustation de mets délicieux et respectueux de l’intelligence de ma physiologie, de mes besoins, de mon Être. »

C’est peut-être toi, qui vis cette 1ère fois…

            Je me suis toujours posée la question de cette fascination occidentale pour l’Inde. Le nombre d’amis, de connaissances, de collègues qui m’ont demandé, intrigués par ce pays, des informations pour entreprendre un voyage, une initiation. L’Inde, c’est le pays initiatique des 5 sens. Si tu y es déjà allé, je suis sûre que quand tu vois un film où une scène se déroule là-bas, dans une rue de Bombay, avec des autorickshaws qui conduisent à tue-tête, la foule qui circule en ondulant autour des vaches dans la rue, colorée de saris, de paniers remplis de nourriture, tes sens se mettent en éveil. Odeurs de curry, souvenirs de dégustations divines ou surprenantes, moiteur tropicale qui oscille entre l’agréable et le désagréable, brouhaha des villes et calme serein de la nature… Oui, l’Inde, c’est la sensorialité incarnée. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Elle nous révèle à nous, nous apprend à explorer les limites de notre zone de confort.

Et l’appel du grand saut vers l’inconnu est inéluctable. Si tu nages contre le courant d’une rivière, tu t’essouffles. Si tu vas dans le sens du flow, tu te laisses porter. L’Inde c’est cela.

Aujourd’hui, en occident, l’Ayurveda, cette sagesse indienne plusieurs fois millénaire, vient titiller la curiosité de la femme et de l’homme modernes qui réalisent qu’un temps pour prendre soin de soi et ralentir devient primordial, à l’heure où l’hyperconnectivité digitale pulse en nous presque 24h sur 24. Mais au delà de ce que nous pouvons trouver dans les médias classiques, l’Ayurveda, et la cure ayurvédique, ne sont pas qu’une escapade de une à trois semaines où tu te fais masser tous les jours, en sirotant des potions de plantes un peu amères, après un bilan ayurvédique minutieux avec un médecin qui te présente ton diagnostic ayurvédique :

« Tu es Kapha*** de nature, mais ton mode de vie accéléré explique tes signes associés à une augmentation de Vata*** ». Même si tu n’as pas tout compris, tu acquiesces et tu suis le programme prescrit sans trop te poser de questions. Pour moi, ça va beaucoup plus loin que cela. Ce temps que tu t’autorises à prendre pour te reconnecter à ton intelligence du vivant, ce peut aussi être un moment de faire le point sur ta vie, faire un tri : honorer où tu en es, lâcher ce qui ne te sert plus dans ton quotidien, certains schémas répétitifs par exemple, faire de l’espace, pour accueillir le nouveau. D’un point de vue physique (des habitudes alimentaires inadaptées à tes besoins, des kilos en trop…), mais aussi au niveau du corps énergétique, pour retrouver ta vitalité, régénérer tes émotions, retrouver ton souffle pour une nouvelle saison, t’investir dans des relations qui te nourrissent, tant professionnelles que personnelles, redonner du sens à ta vie, te reconnecter à la magie du vivant qui nous orchestre sur cette planète bleue.

Oui, une cure ayurvédique peut être un véritable voyage intérieur pour revenir régénéré, tant dans la Tête, que le Cœur et le Corps, avec une  rééducation profonde à notre intelligence intérieure, sensorielle, physiologique et auto-régulatrice.

C’est en ça que l’Ayurveda est une belle palette des possibles de la santé intégrative****.

Faire de la place. Dans la Tête, le Cœur, le Corps. Toute une aventure. Et aussi prendre le temps de redécouvrir les mystères et le sacré cachés dans ce « temple » qui nous porte de notre premier souffle jusqu’à notre dernier. Nous sommes clairement sortis de la période où le corps était considéré comme une machine à réparer.

Les progrès en neurosciences nous permettent de confirmer cette capacité

d’auto-régulation, cette homéostasie, cette intelligence du vivant en nous, qui est faite pour vivre de manière harmonieuse avec soi, avec les autres, et avec la nature.

            Et comment puiser dans ces ressources abondantes ? Là encore, la nature est très bien faite, ce fameux bon sens dont parlent les anciens. Nous sommes « câblés » pour vivre dans cette zone d’auto-régulation. Notre système nerveux, nos 5 sens, nos sensations, nos émotions, nos signaux internes nous parlent sans cesse. Avec les progrès technologiques, sans le savoir, nous nous sommes éloignés de cette intelligence. L’idée n’est pas de revenir en arrière, et de s’opposer au progrès, mais de remettre le vivant au centre tout en gardant cette ascension de la technologie. Une bonne cure ayurvédique doit te proposer ce partage de connaissances du vivant issues de l’Ayurveda, ainsi que des activités concrètes et des outils simples et adaptés pour que tu puisses emporter cette expérience limitée dans le temps dans ton quotidien occidental à travers des rituels que tu te seras appropriés.

            C’est ce que nous expérimenterons pendant 9 jours à la Banana Island retreat, une petit centre ayurvédique familial réservé uniquement pour notre groupe de 12 aventurières ayurvédiques, dans le cadre de la #Bulle AyurIndia.

A suivre… La route des Indes 2/3 : L’Inde Nature

Une expérience de cure ayurvédique intégrative te tente ?

Bienvenue à la prochaine #Bulle AyurIndia qui décolle du 31 janvier au 21 février 2017…

* Les 5 corps de l’Ayurveda

En Yoga, comme en Ayurveda, le vivant est décrit comme ayant 6 corps ou 6 enveloppes.

– L’environnement dans lequel nous évoluons

– Notre corps physique, fait de matière, provenant de notre alimentation

– Notre corps énergétique, tout ce qui vibre en nous, le Prana, ou le Qi

– Notre corps mental, nos pensées

– Notre corps expérimental, corps de sens, pouvoir d’imagination, de création

– Notre corps d’Unité, ou notre Âme

Pour que nous nous sentions vivants, il faut que notre élan de vie circule dans toutes ces enveloppes. Une cure ayurvédique permet cela.

** Homéostasie

Terme utilisé en physiologie pour décrire les capacités d’auto-organisation et d’auto-régulation d’un organisme vivant. Vous vous coupez le doigt, votre corps envoie des signaux pour réparer l’effraction cutanée, et au bout de quelques jours, vous aurez complètement cicatrisé. Notre lecture médicale du 21ème siècle s’est tellement focalisée sur la pathologie, la maladie, la pathogénèse, que nous avons un peu oublié l’autre pendant du vivant qui est la salutogénèse, c’est à dire les moyens mis en place par un être vivant pour s’épanouir. Si aujourd’hui nous parlons d’une augmentation des maladies psychosomatiques, liées au stress, c’est justement parce que nos modes de vie accélérés et s’éloignant du vivant font que nous nous éloignons aussi de cette homéostasie. Le corps ne sait plus se guérir.

Un autre mot qui m’a beaucoup parlé lors de ma formation chez Deepak Chopra, et que j’ai retrouvé chez des chercheurs en psychoneuroimmunologie :

la pharmacie intérieure. Et oui ! A force d’être baignés dans un monde où l’on consomme énormément de médicaments (la France, championne du monde de prescription d’anti-dépresseurs…), nous avons oubliez que notre corps est capables de fabriquer toutes les molécules dont il a besoin ! Endorphines pour calmer la douleur, sérotonine pour améliorer son humeur, dopamine pour se booster… Nous avons un super labo en nous !!! Il suffit d’apprendre à s’écouter, et à s’abreuver à cette facette de l’intelligence du corps.

*** Kapha, Vata, Pitta… Quel est ton profil ???

Les 3 doshas, ou les 3 couleurs de ta nature…

C’est une grille de lecture qu’utilise un thérapeute ayurvédique pour comprendre ton métabolisme unique. Nous naissons tous avec ces 3 forces, l’Eau (Kapha), l’Air (Vata) et le Feu (Pitta). Notre éducation, nos modes de vie, nos adaptations pour coller dans les cases de la société va faire que nous sortons de notre palette de couleurs initiales. Donc le corps va sortir de sa zone d’auto-régulation, et va se fragiliser. Avec le temps, l’écart va se creuser, et le terrain pour l’apparition d’une maladie va se constituer. L’Art de l’Ayurveda consiste à se reconnecter à ces 3 forces originelles

pour se ressourcer et renforcer notre corps.

Tu veux une idée de ton profil ?

Si tu as lu cet article en diagonal, en captant les mots en gras, il y a des chances que tu sois Pitta. Si tu as surfé sur l’article en 2 minutes, un peu au feeling, au grès du vent, il est possible que tu sois Vata. Enfin, si tu as pris le temps de lire chaque ligne, voire même de revenir sur des idées qui t’ont demandé de la compréhension, bienvenue Âme Kapha !

Nous explorerons en détail ton profil lors de la cure #La Bulle AyurIndia, et nous mettrons en place des rituels simples pour te reconnecter à ces forces de la Nature qui te nourrissent tous les jours.

**** Santé intégrative

Terme utilisé depuis les années 2010 par les nord-américains pour désigner une structure de la santé qui s’ouvre à la fois au meilleur des progrès technologies, mais aussi au meilleur des sagesses anciennes. Cette terminologie dépasse la notion de thérapies complémentaires et alternatives qui restent « à côté de » la médecine conventionnelle.

Dans la notion d’intégratif,

– on retrouve le lien Tête-Coeur-Corps dans la santé de la personne

– On fait appel à des outils d’intelligence collective pour proposer un chemin de santé cohérent où c’est la personne qui va choisir en fonction de ses besoins et ses croyances

– La mise en place d’outils pour favoriser l’homéostasie est de 1ère intention

– La santé du soignant joue un rôle primordial pour mieux accompagner la personne

Pour moi, cette approche de santé globale est un aperçu de la santé de demain, à la fois hyperconnectée mais aussi plus humaine. J’en ai fait un sujet de recherche ces 5 dernières années qui m’a permis de beaucoup voyager et de visité des centres de santé intégrative dans le monde. Dans mes projets à venir, la réalisation d’un documentaire germe tranquillement dans un coin de ma tête.

Tu trouveras des prémices de feedbacks ainsi que des interviews sur mon blog :

Le Tour du Monde de la Santé Intégrative.

J’ai eu la chance de rencontrer de belles personnes :

Sheila Patel, directrice médicale du centre Chopra, Tracy Gaudet, directrice médicale des du service de santé intégrative des vétérans américains, Thierry Janssen pionnier en santé intégrative en Europe.

#La Bulle AyurIndia est un voyage créé par Nathalie Geetha dans le cadre de l’iSi, qui dure 3 semaines. Cure ayurvédique de 9 jours suivie d’une pause méditative dans l’ashram d’isha, visite d’un hôpital Ayurvédique (Documentaire Mon Docteur Indien). Train by night jusqu’à Pondicherry, puis festival du féminin à Auroville

La prochaine Bulle décolle du 31 janvier au 21 février 2017…

Ready ?


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