Photo By Nathalie Geetha

Printemps = Régénération = Nouveau Rituel !

Durée de la lecture de l’article: 4 minutes max

Durée d’une sieste méditative: 12 minutes 

J’aime le printemps. Les sens se réveillent après une phase d’hibernation, la sève monte, la luminosité fleurit et les sourires dansent sur les visages. Vous sentez les parfums de la nature qui vous chatouillent? C’est normal, votre nature intérieure se réveille aussi! Mais notre organisme est encore entre deux eaux. Entre l’énergie de repos de l’hiver et la pétillance de l’été. Dans cette transition, si nous avons accumulé de la fatigue, le corps (et la tête)  peut être surchargé. D’où les classiques exacerbations d’allergie au printemps, rhumes, conjonctivites… Nous entrons dans la phase de l’eau de la nature qui se réveille, et nous aussi sommes soumis à cet excès d’eau. D’où les techniques de détoxification de l’ayurveda ou de la médecine chinoise pour nous alléger. Un autre point essentiel de notre équilibre dans cette transition est la qualité de notre sommeil. Qui va avoir un impact sur notre la qualité de notre veille. Et pas toujours facile de pénétrer dans le royaume de Morphée. A l’inverse, difficile de résister à l’appel de la sieste après le déjeuner. Il faut parfois lutter pour franchir le cap des 16h, après avoir enchainé café sur café. Qui perturbe notre prochain cycle de sommeil.

Voici un petit rituel très simple à mettre en place, pour continuer à créer cet espace de régénération de votre cerveau et de votre corps:

La Sieste éclair, ou encore la sieste éclaire, la powernap, ou la sieste méditative.

Cap? Pas cap? Vous pensez que ce n’est pas fait pour vous ? Si vous vous endormez, c’est pour plusieurs heures ? Impossible de vous détendre au travail? Et bien, la beauté de ce rituel, c’est qu’il peut se faire de partout, même dans votre voiture, puisqu’il se fait assis. Comme le faisait Dali, avec une cuillère. Il disait que ce rituel lui permettait de stimuler sa créativité l’après-midi. Les astronautes de la NASA, les militaires, et même les employés de grosses entreprises au Japon s’y mettent.

 

Les 5 bénéfices de la sieste méditative: 

Stimuler sa créativité et sa mémoire: comme Dali, en fin de matinée, on commence à tourner en rond dans la tête. Et pour sortir de la roue du hamster, rien de tel qu’une pause sensorielle.

Être plus focus: après avoir laissé le mental vadrouiller en toute liberté, il sera plus disponible pour se focaliser sur une nouvelle tâche de l’après-midi.

Améliorer la digestion: en effet, si vous êtes en mode activité cérébrale juste après le déjeuner, la digestion va se faire en mode « rapide », peu efficace, voire même en mode stress. Votre tube digestif va faire au plus urgent: récupération des glucides, et mauvaise métabolisation des autres nutriments. Cette digestion d’urgence peut causer des ballonnements, voire des indigestions.

Récupérer d’une dette de sommeil: si vous souffrez d’insomnies depuis longtemps, il y a de grandes chances que votre cerveau et votre corps fonctionnent en mode « Survie » car n’ayant pas le temps de se régénérer. La sieste méditative peut aider à reconstruire un pattern de sommeil plus optimal

Meilleure immunité: en ré-équilibrant les axes sympathique et parasympathique du système nerveuxnous baissons notre stress et favorisons notre immunité.

 

Mode d’emploi, plus efficace après le déjeuner (baisse naturelle de la vigilance car notre énergie se concentre dans le tube digestif)

• Choisissez un lieu où vous ne serez pas dérangé pendant 15 minutes, et munissez vous d’un trousseau de clés

• Installez vous sur une chaise confortable, en posture de l’adolescent (Quoi ? Ne réfléchissez pas trop, demandez à votre adolescent intérieur 😉

• Si cela vous fait du bien, enlevez vos chaussures

• Mettez l’anneau du trousseau dans votre index et vous allez laisser pendre sur les côtés vos 2 bras

• Prenez le temps de sentir les points de contact des pieds avec le sol, du corps avec la chaise

• La respiration s’installe dans tout votre espace intérieur

• Et lassiez-vous guider par ma voix… Laissez vos clés suivre leur chemin, pas besoin de résistance. La détente psychique nait de la détente musculaire

Alors, comment vous sentez-vous ?Prêt pour continuer votre journée ? Prenez le temps d’observer votre ressenti durant la journée, et observez aussi la qualité de votre sommeil. En une semaine, si vous faites une sieste méditative tous les jours, votre cerveau va enregistrer comme un réflexe cette habitude, ce qui fait que vous n’aurez plus besoin de vos clés ni de ma voix.

 

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Photo By Pascal Proust, Guadeloupe

Bonjour chers explorateurs et exploratrices du monde intégratif!

 

Vous avez remarqué? Pour ce printemps, l’iSi fait peau neuve.

Avec un nouveau site. Un nouveau logo. Une nouvelle formation, #LABULLE, un nouveau livre et un tout nouveau programme en ligne. Sans compter mon nouveau chez moi 8 mois dans l’année: la Guadeloupe!

Bref, je ressens de nouvelles pousses émerger après cet hiver, et des choses qui étaient en hibernation depuis plusieurs années sortent du cocon. C’est le principe des cycles. Parfois, on peut avoir l’impression de tourner en rond, ne pas arriver à bout de ses projets, mais c’est une évolution en spirale, et pas en mode linéaire. Cela fait partie d’un monde et d’un cerveau plus intégratif, qui apprend par l’expérience, l’imitation, l’infusion. Et de là émerge l’innovation. Et l’intuition (Vive les « i »)

J’ai  envie de vous partager cette expérience que j’ai faite pour résumer les activités de l’iSi depuis 5 ans en une image et me nourrir de ce nouvel élan créatif et épuré du printemps. L’avantage principal de ce rituel, c’est d’observer comment la nature est bien faite. En posant ses intentions, en cultivant l’attention et la patience, et sans tension. Un jour, la petite pousse émerge, presque sans effort. Elle n’était pas forcément celle que l’on espérait, mais c’est encore mieux!

Je me suis reconnectée aux souvenirs, aux sensations de mes 5 derniers printemps. Et comme ma mémoire s’est prise au jeu, je suis remontée bien plus loin. Après ce jeu, je me suis sentie revigorée, comme si tout était à sa juste place. Comme une maman qui accueille son bébé inconditionnellement. Magique!

On commence? Si vous avez 1h ce weekend, je vous conseille vivement ce rituel de printemps !

Après une balade sensorielle dans un parc, ou dans la nature, et un petit exercice de respiration ou de méditation, prenez le temps de remonter à votre dernier printemps. Où étiez-vous? Avec qui? Qu’est-ce qui vous portait à l’époque? Professionnellement? Relationellement? En accueillant avec bienveillance, voyez si vous pouvez remonter un printemps avant. Puis encore un autre. Même si cela commence à devenir flou, continuer ce voyage temporel, dans les sensations plus que les idées et contenu de la mémoire. Amusez vous à accueillir le contenant. Les interstices. Qu’y a-t-il dans ces espaces suspendus ? Et si nous renaissions à nous-même à chaque printemps ?

Si vous avez envie de poser l’expérience sur un papier, ou tout autre média, allez-y! Belles explorations à vous!

Et pour les chercheurs d’inspiration, voici mon partage…

Printemps 2017. J’étais en train d’accueillir le soleil de région parisienne dans un gîte magnifique. Je me lançais dans mon entreprise viable depuis 3 mois, en train d’affiner mes offres. Je cherchais un chez moi à la campagne, à quelques heures de Paris, pensant être dépendante de cette ville. L’avenir me prouvera le contraire. Mon 1er livre va bientôt sortir…

Printemps 2016. Plus difficile de me souvenir. Période plus floue. Sensation de ne pas avancer, malgré une multitude de projets inspirants

Printemps 2015. Eclosion dans une énergie du féminin. Je découvre des pratiques de sororités, de cercles de femmes, de reconnexion à l’énergie de la lune. J’intègre une temporalité plus douce, plus à l’écoute de mes cycles. Je termine un cycle professionnel avec l’iSi et un centre parisien.

Printemps 2014. Fin du cycle conventionnel chez les pompiers de Paris. Je me sens portée par une force, qui m’amène à partir aux Etats-Unis, sans date de retour, pour aller explorer des pionniers en santé intégrative, et suivre la formation de Deepak Chopra. Envie d’en faire un documentaire.

Printemps 2013. Je sens que ce sera ma dernière année de médecin « classique » chez les pompiers. Mais je ne sais pas ce qui m’attend. J’apprends donc à cultiver l’incertitude, et à explorer la notion de sécurité intérieure, pour dire au revoir à ma sécurité extérieure.

Printemps 1998. Lycéenne à Pondichéry. Diana et Mère Thérésa viennent de mourir. On passe en boucle leurs oeuvres humanitaires. Jusqu’à ce moment, quand on me demandait quel métier je voulais faire, j’allais chercher dans mes passions: voyager, étudier le vivant, et dans mes conditionnements familiaux: docteur ou ingénieur. Cette année-là, j’ai senti que je pouvais avoir un impact dans le monde, et combiner mes passions et choisir un métier qui me permette de vivre financièrement.  Ma fibre intégrative, avec le ET plutôt que le OU était née…

 

 

 

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Ma lettre de gratitude à l’année 2017…

          MERCI.

5 petites lettres qui paraissent anodines.

Pourtant elles nous ouvrent un espace.

Où la tête, le cœur et le corps se connectent.

          La gratitude est un sentiment puissant décrit dans différentes sagesses anciennes, mais aussi dans les neuro-sciences modernes. Stimulation de notre sérotonine (neurotransmetteur de la bonne humeur), de nos endorphines (pour calmer les douleurs), de notre immunité et de nos hormones. Bref, s’il y a une chose à retenir, c’est de ne pas s’en priver !

         En cette fin d’année intense, j’ai envie d’exprimer cette gratitude à des personnes, mais aussi à la nature, et de manière plus générale à la vie. Terminer un cycle dans cette énergie nous permet de faire de la place, afin d’accueillir en ouverture la nouvelle année.

         A la fin de cet article je vous proposerai donc des travaux pratiques pour vous accompagner dans votre passage…

        Chère année 2017. Quelle farceuse !

Si l’année dernière à cette heure-ci j’avais su ce que tu me réservais, je ne t’aurais pas cru.

Mon métier de formatrice/consultante à l’iSi se lançait dans le concret, et commençait à se stabiliser, avec des fiches de paie (ça faisait 3 ans que j’étais une « suspendue économique »), un livre qui allait bientôt naître, une histoire d’amour de 3 ans pour laquelle nous étions passés à l’envie de trouver un petit chez nous à la campagne, avec un autre couple d’amis chers. Aujourd’hui, je suis entre 2 escales, entre 2 mondes, avec pour maison ma valise,

depuis 7 mois, et mon cœur qui palpite entre Pondicherry, Paris et Pointe-à-Pitre …

        2017 : je te remercie pour…

J’ai tout d’abord envie de remercier mon corps, ma maison, qui me porte malgré cette instabilité de surface. Sa résilience, son ouverture, sa curiosité. Je ne serai pas là sans toi.

Puis j’ai envie de remercier mes émotions. Toutes mes émotions.

Qui m’ont permis d’accueillir ces grands chamboulements, sans m’y accrocher, ni m’enfuir.

Dans notre société baignée dans le développement personnel, souvent on parle d’émotion positive à cultiver, comme la joie, et d’émotions négatives à « anesthésier », comme la peur, la tristesse, la colère, le dégoût. La vie m’a montré que je pouvais aussi me laisser traverser par ces émotions, en conscience, en valeur absolue, pour transformer leurs énergies en création. Afin de toucher du cœur la vraie sensation de plénitude.

        Merci mon dégoût. En fin d’année dernière, j’ai choisi de terminer l’écriture de mon livre dans une retraite de méditation au village des pruniers, dans le sud de la France. Dans un article sur le sujet, j’explique comme l’émotion « dégoût » m’a permis de me reconnecter à l’énergie primitive de mes tripes, et à donner de la profondeur à mon livre sur ce qui me révoltait depuis mon adolescence, et comment j’en suis venue à ce que je fais aujourd’hui.

        Merci ma colère. Dans la foulée, tu as suivi ton amie « dégoût », car je n’ai pas pu publier cette partie chère dans mon livre qui m’était venue comme une inspiration quasi automatique durant ma retraite méditative. Je t’ai transformée en énergie plus douce, et plus durable dans le temps. Je savais que tu ressurgirais plus tard, comme essence de mon 2ème livre à venir. En t’acceptant pour ta puissance et ta justesse, j’ai pu sortir de mon schéma classique, face à un conflit, de m’en vouloir, et de faire exploser la cocotte minute à l’intérieur de moi (merci mes brûlures d’estomac !). J’ai appris grâce à toi que je ne peux pas plaire à tout le monde, que je n’ai pas besoin de convaincre, ni d’être convaincue, que l’on peut vivre en paix avec les autres, sans partager forcément les mêmes valeurs, et surtout, j’ai appris à exprimer ma vérité, sans avoir peur de faire du mal, ou d’être rejetée.

        Merci ma peur. Je t’ai découverte avec surprise, à postériori,  puis je t’ai accueillie : cette peur qui m’empêchait de voir que mon couple ne me nourrissait plus. La peur de faire du mal. Au lieu de la voir, je me suis inventée des histoires pour expliquer mes réactions, mes colères envers moi-même. C’est en mai, lors d’une expérience en pleine nature à explorer des sports qui me sortent de ma zone de confort, que je t’ai physiquement accueillie, dans mes tripes, et que j’ai pu te traverser, grâce à l’énergie de la nature, et du groupe présent durant cette expérience. Transformée, tu m’as permis d’assumer mon choix d’arrêter ma relation, sans être dans la peur de trahir l’autre, et de l’abandonner.

        Merci ma tristesse. Tristesse du deuil. Tentative de négociation pour garder une connexion d’amitié avec l’être aimé. Puis de nouveau acceptation (et non résignation) de l’émotion. Et de la temporalité organique. Vouloir garder la connexion à tout pris, c’est continuer de vouloir contrôler l’autre.

         Merci ma joie. Joie de voir naître mon premier livre, les partages des lecteurs, et des aventuriers qui ont vécu une bulle avec moi. Voir l’autre dans sa beauté, tel qu’il est, et être témoin de ses métamorphoses (pas toujours faciles), c’est bien le plus des cadeaux de mon job d’accompagnatrice. Grâce à vous, j’ai vécu dans mes cellules la notion de parents intérieurs, des différents archétypes de la femme, de la joie des choses simples, de la magie des 5 sens, de la fraternité, de la sororité, de la plénitude, et surtout l’évidence même que tout est juste. Au bon endroit, et au bon moment. Le désagréable est devenu un indicateur que quelque chose de profond et authentique est en train de se produire. Le tout est de rester dans cet inconfort, d’observer, et de laisser la magie opérer. Sans attente. « Pose ton intention. Cultive la avec attention. Sans tension. »

Qu’est-ce que cette digestion des émotions m’a permis ? J’ai fait pas mal de place dans mes corps. « Epuré », est mon mantra pour 2018. Je me sens plus légère, avec mes valises. Je me sens plus légère dans ma tête. Même si je nourris les réseaux sociaux de jolies photos qui font rêver, j’accueille aussi les gros moments de doutes, de remise en question, de nostalgie de mes privilèges de mon ancienne vie de médecin pompier. J’ai plus de place pour cultiver la confiance de l’instant présent, et la permanente impermanence de la vie.

Après avoir expérimenté pendant 3 ans différentes formules d’accompagnement, je suis en train de synthétiser, d’organiser ces explorations riches en une formation qui intègre les différentes facettes de la santé.

Au delà de la case « ayurveda », « yoga », « méditation », c’est le vivant qui m’appelle.

Le vivant qui touche tous les êtres vivants, et donc tous les humains.

C’est aussi de remettre l’anglais dans mon accompagnement.

En effet, c’est ma langue de cœur, le français étant ma langue intellectuelle.

Je me sens plus légère, dans mon corps, cette matrice d’amour qui me permet de vivre toutes les nuances du vivant, sans aucune censure, et malgré cette distorsion temporelle qui peut nous perturber par son accélération incontrôlable.

2018, c’est aussi l’essence de mon 2ème livre, en gestation dans mon nid créatif.

2018, c’est aussi une connexion plus authentique avec mes parents, et ma famille, de cœur à cœur.

2018, c’est aussi tenir l’espace pour faire germer une belle rencontre. Celle avec mon âme sœur. Une évidence. Un abandon confiant à la vie qui nous a reconnectés, et à ce qu’elle mijote pour nous traverser, à chaque seconde, malgré les distances.

MERCI. MERCI. MERCI…

 

A votre tour ?

Je vous propose cet exercice de rédaction d’une lettre de gratitude pour entrer en 2018 avec un bel espace des possibles.

Vous pouvez faire l’expérience en solo, ou pourquoi pas le soir du réveillon, avec vos proches.

– Créez un espace zen, épuré, ou selon votre humeur du moment.

– Pensez à de l’encens, une lumière tamisée, une bonne boisson chaude, et une musique agréable.

– Préparez des feuilles vierges, des stylos de couleur.

– Pourquoi ne pas vous installer au sol, comme les enfants, et étaler le matériel ?

– Pour vous mettre dans l’ambiance, vous pouvez faire une méditation.

– Si vous souhaitez vous ouvrir au canal de la gratitude, une méditation sur le miracle de la vie vous attend dans la rubrique CADEAUX.

– Après la méditation, la seule consigne est :

« écrivez sur votre feuille : 2017, je te remercie pour… »

5 minutes, 10 minutes ou plus, en fonction des besoins, envie, et petit temps de partage.

Le muscle de la gratitude se partage !

Merci de m’avoir lue, et merci de faire vibrer votre note de musique unique dans cette symphonie du monde qui a besoin de vous.

Si vous voulez kiffer comme moi ce miracle de la vie, voici une vidéo très intéressante de ce scientifique américain qui explique comment la physiologie nous souligne que nous sommes impermanents. En à peine 2 semaines, nous nous sommes plus le même corps physique.

Alors c’est quoi le lien? Le fil conducteur???


« Quel est votre paysage sensoriel? »

Jon Kabat-Zinn

Presque que 9 mois que je n’ai pas publié d’articles…

Une grossesse???

La voyageuse que je suis était trop occupée! En voyages.

Des voyages qui m’ont emmenée géographiquement ailleurs, mais pas que.

Le prétexte de la délocalisation géographique m’a permis de voyager un peu plus à l’intérieur de moi.

Aller me confronter à de veilles peurs, les regarder, les accueillir avec amour, et leur dire au revoir.

Ce qui m’a aidé sur ce chemin ?

Etre bien entourée, être dans une nature généreuse, me connecter à mes 5 sens.

Et oser aller vers l’inconnu. 

Une danse avec l’impermanence. 

Oui, comme le disent toutes les sagesses anciennes, notre monde extérieur (le macrocosme) n’est qu’un reflet de notre monde intérieur (le microcosme).

Et qu’est-ce qui nous permet de connecter les 2 ?

– Nos 5 sens

– Le sens que nous mettons dans chacun de notre gestes au quotidien, du plus banal comme jeter la poubelle, au plus complexe, comme le choix de quitter un job.

– Et enfin notre essence.

Cette partie intime de nous qui pulse dans nos tripes, dans le parfum d’une fleur qui s’éveille au petit matin, dans la vibration joyeuse de la rencontre avec l’autre…

Bref, durant ces 9 mois, je pense avoir vécu avec un regard neuf les différentes portes colorées de mon livre, #Ma détox ayurvédique colorée, avec des expériences intérieures qui m’ont amenée à 7 merveilles, 7 trésors cachés qui ne demandent qu’à fleurir.

1- Première merveille de mon monde

J’ai un temple intérieur. Une maison. Des fondations. Il ne tient qu’à moi de faire le tri, entre ce que mon éducation, mes parents, ma famille, la société m’ont transmis, et ce qui est vraiment moi, et de garder le meilleur pour moi, aujourd’hui, ici et maintenant.

Et surtout accueillir dans l’amour toute la peur qui peut naitre de cet état des lieux.

Ancrer ses pieds dans la terre.

2- Deuxième merveille de mon monde

J’ai un espace de créativité infini.

Un espace pur, qui me nourrit et qui ne connait pas de limites.

C’est à moi de le cultiver, de le laisser s’exprimer et de lui faire confiance.

Sentir l’élan de vie dans son ventre.

3- Troisième merveille de mon monde

J’ai un feu en moi. Un feu qui produit de la chaleur, qui illumine, et qui transforme.

Un feu qui m’aide à passer à l’action quand elle est juste, et à incarner dans la matière qui je suis, pleinement.

Emaner sa flamme intérieure au dessus du nombril.

4- Quatrième merveille de mon monde

J’ai un réservoir d’amour inépuisable.

En me connectant à cette ressource, prendre soin de moi, prendre soin des autres et prendre soin de la planète sont un même geste de bienveillance, d’ouverture et d’amour.

Sentir son coeur battre.

5-Cinquième merveille de mon monde

Je suis à la fois dans mon autonomie, mais aussi dans la danse de l’interdépendance avec le monde extérieur. Je suis capable de m’affirmer pleinement, de partager ma vérité au monde, sans peur ou réserve.

Je choisis pleinement de m’exprimer ou de garder le silence.

Ecouter son souffle délicat dans sa gorge.

6- Sixième merveille de mon monde

J’ai un sage intérieur, intuitif et infini qui sait ce qui est bon pour moi, à chaque respiration. En apaisant les murmures du mental, j’apprends à écouter cette voie.

A observer, respirer, et attendre le bon moment pour l’action spontanée juste qui émerge presque sans effort (une autre définition du Karma)

Il n’y pas de bons ou de mauvais choix. Que des choix conscients.

Effleurer le point entre les sourcils et sentir la chaleur de cette force tranquille.

7- Septième merveille de mon monde

Je suis une étincelle du divin. Du grand tout.

Je ne suis pas la goutte d’eau dans l’océan. Je suis l’océan dans la goutte d’eau.

Alors en confiance, telle un jardinier, je pose mes graines intentions, cultive mon attention dans chaque petit moment de la vie, et sans tension, je laisse l’univers s’occuper des détails. 

Mon jardin intérieur fleurit, à son rythme, aux rythmes de la nature, au grès des rencontres, des voyages, des flux et des reflux de la vie.

Fermer les yeux et laisser son arc-en-ciel de couleurs jaillir.

Voilà ce que je te souhaite pour ce mois d’aout, où que tu sois.

D’aller explorer les 7 merveilles de ton monde intérieur.

Si le coeur t’en dit, tu peux me rejoindre avec #Ma détox ayurvédique colorée.

Il me tenait à coeur quand j’ai écrit ce livre de passer des messages simples, ludiques, et surtout de t’inviter à être l’expérimentateur de ce voyage.

Et si cette exploration dans un laboratoire du vivant fabuleux te dit,

Rendez-vous à la prochaine Bulle #AyurIndia Yala 2018! où nous profiterons justement d’un magnifique Healing village dans le Kerala pour préparer notre jardin intérieur à la nouvelle année…

Namasté!

Nathalie

#Ma détox ayurvédique colorée, le manuel et le CD en vente en librairie et en ligne

Ou encore lors de la tournée colorée dans différentes villes en France


  « Je ne vous souhaite pas d’être heureux

mais vivants »

Christiane Singer

Qu’est-ce que ça vous fait de lire ces voeux de nouvel an ?

Quelles sensations dans le corps ?

« Sympa la nana… Bien sûr que je suis en vie si je lis ces lignes  » ?

Ou bien est-ce que vous saisissez cette subtilité entre « être vivant » et  » être vivant » ?

Entre être en survie, dans la roue du hamster et la folie de notre monde, et : être conscient de toute la magie de la vie qui circule en nous dans ce chaos ?

Lâcher l’obsession d’être heureux et pour être, simplement.

C’est dans cette énergie là que je commence l’année 2017.

L’année 1 en numérologie.

L’année de la renaissance, l’année où tout est possible, après la tempête.

Et j’ai goûté à cette saveur du renouveau dans un cadre bienveillant. Je me suis offerte une semaine en escapade avec moi-même, laissant mon amoureux, ma famille et mes amis, pour me replier sur moi-même.

J’avais besoin de nature, de temps de méditation, et de nourrir mes sens et mon esprit.

Dans cette impulsion qui ressemblait à une évidence, je réserve ma place, au village des pruniers, un monastère bouddhiste crée par Thich Nhat Hanh, moine d’origine vietnamienne et auteur de nombreux ouvrages sur la pleine conscience.

Je ne prêt pas attention  au  programme.

Je sens juste l’appel.

Une semaine avant le départ, j’ai un rendez-vous de travail avec mon éditrice pour peaufiner le livre que je vais sortir en mai. J’en ressors un peu bizarre, une sensation d’avoir été touchée à un endroit fragile, mais je n’arrive pas à mettre des mots dessus.

Je sens juste que mon corps a reçu un message, de laisser s’ouvrir une zone encore inexplorée chez moi, qui, par la suite m’aidera grandement pour développer un aspect du livre que je n’avais pas encore saisi.

La veille du départ, mon cœur se serre.

Quelle idée de faire l’ermite pour le nouvel an ?

Le corps et le cœur un peu fermés, je fais ma valise:

– un livre (Les Suspendu(e)s, de Sandrine Roudaut),

– une pelotte de laine (et oui, j’ai appris à tricoter il y a quelques jours, quelle métaphore merveilleuse de la vie!…),

– mon ordinateur et très peu d’affaires.

Arrivée sur les lieux, je découvre ma chambre de 10 m2 dans les bois, que je partage avec 3 autres femmes.

Loin de mes fantasmes de vivre dans la nature, c’est  une odeur nauséabonde de station d’épuration tout près qui m’accueille pour mes derniers jours de 2016.

Je sens mon corps se contracter, et se refermer, mes sens aussi. Je passe en mode survie:

je repère mon lit, ne fais pas l’effort d’échanger avec mes co-locatrices,  me brosse les dents, passe aux toilettes, et me couche pour oublier cette sensation de punition que je me suis infligée de me priver du monde festif de cette fin d’année.

Les journées sont rythmées par les activités des moniales:

Méditation à 6h du matin, Petit déjeuner partagé en pleine conscience, marche méditative, travaux méditatifs, enseignements bouddhistes, cercle de partage…

Pas de compte à rendre à personne, chacun participe à ce qu’il veut.

Pas d’interdiction de portable (sauf pendant les pratiques bien sûr).

Le lendemain, je fais l’effort de me réveiller pour la méditation matinale.

Je me recouche ensuite. Un mal de tête en plein milieu du front me prend.

Et d’observer ma respiration avec cette douleur aggrave cette dernière.

Pourtant, une partie de moi en profondeur est là. Solide comme un roc,  elle me susurre à l’oreille que tout ce qui se passe est juste, au bon endroit et au bon moment, et que tout ce que j’ai à faire, c’est de ne rien faire.

Cette voix me permettra de résister à la tentation d’aller voir les moniales pour leur demander de changer de chambre: l’odeur qui persistait, malgré nos tentatives d’encensement et une de mes voisines au ronflement de cantatrice…

« Reste, non pas comme une fatalité, mais comme une expérience. »

 » Qu’est-ce que ce malaise te révèle comme émotion ? »

La petite voix..Je tente de répondre à ces questions.

J’ai cru que l’émotion était  la colère au début.

Avec une certaine irritabilité et une fermeture du corps.

Mais en prenant le temps de creuser un peu plus (merci les méditations d’accueil de ce qui est présent, sans rien modifier…), j’ai découvert que j’étais habitée par l’émotion du dégoût.

Et oui! Je ne l’avais pas comptée comme une émotion primaire celle-là.

Mais le film d’animation Vice-Versa m’est revenu.

Et oui… Cette contraction de mon corps, cette fermeture physique et mentale,

ce brouhaha de pensées jugeantes, vers moi et les autres

c’était le dégoût qui se manifestait en moi.

J’aurais pu faire quelques postures de yoga, pour mettre en mouvement l’émotion, mais j’ai senti que j’avais besoin de m’immobiliser, pour l’observer.

Comme quand un prédateur observe sa proie de loin, le souffle profond, posé,

conscient des temps de suspension.

J’ai donc continuer les 2 jours suivants à rester dans mon monde intérieur très inconfortable, dans ma vision de survie, sauf au moment des méditations, des repas en conscience et quand je tricotais assise sur mon lit, où mon être s’ouvrait à nouveau,

le temps de la pratique.

Je n’avais toujours pas repris l’écriture de mon livre,

prévue avant de partir pour cette retraite.

Une partie de moi s’impatientait de plus en plus, alors qu’une autre, tel un bouddha souriant et bienveillant, me rassurait et m’inviter à m’installer en profondeur dans ma respiration. 

Le jour du 31 décembre, ça s’agitait dans les hameaux.

Préparatifs pour la soirée du nouvel an.

Les moniales et les frères avaient prévu des sketches, des temps de partage (à 300!) et une relaxation totale, allongée, dans l’immense salle de méditation, avant les 12 coups de minuit. Chouette programme.

Le matin, nous préparions notre intention pour 2017, à travers un atelier de présence à son corps et à son souffle, et des partages en trio ou en binôme.

L’idée était ensuite de noter son intention sur un papier, et de l’offrir au feu de la transformation, un grand  feu qui était prévu le soir après une marche méditative.

Plusieurs signes des derniers jours, et la mise en mouvement dans le corps que la soeur guidait l’exercice d’intention du matin, m’ont permis d’accoucher de mon intention:

 » Faire confiance à la vie « 

Et oui, de nombreux champs s’ouvrent dans ma vie en 2017, comment orienter de manière alignée mon activité avec l’iSi, le choix de mon lieu de vie dans la nature, et l’envie d’expérimenter le vivre ensemble avec des amis, la question de vouloir fonder ou pas une famille… Cette complexité me fait peur.

Et cette intention, ce mantra, me permet d’accueillir toutes ces interrogations.

Nous voilà à quelques heures de la fin de 2016.

L’ambiance est bienveillante, le ton de l’humour est délicieux, ainsi que le repas préparé par les frères et les soeurs avec amour.  (faire des nems pour 300 personnes, ça demande de la patiente!!!)

Mais ma douleur à la tête est toujours présente. Je commence à me sentir fiévreuse.

Beaucoup de monde, de bruit de fond entre les activités, de la fatigue.

Qu’est-ce que je fais ?

M’éclipser et retourner à mon hameau situé à 40 minutes à pied, dans le noir glacial ? Je reste. 

Arrive le temps de la relaxation profonde, guidée par une soeur à la voix douce, vers 22h.

Imaginez 300 personnes allongées en spaghettis dans une salle de méditation…

Les lumières s’adoucissent dans la salle.

Je trouve mon spot sur un matelas confortable, et m’abandonne.

D’abord au soutien de la surface  moelleuse sous mon corps qui s’offre complètement à elle. Puis à ma respiration qui me plonge dans des contrées lointaines.
Je reste connectée à la voix de la soeur, mais un champ de perception plus vaste s’ouvre.
Je ressens une sensation profonde, indescriptible.
Je me sens bien.


 » Tournez vous sur le côté droit pour accueillir votre posture du foetus »
Je reviens ici et maintenant, dans la salle.
Des ronflements de mes voisins me font sourire.
Je suis si bien dans mon foetus…
Je prends le temps de revenir en position assise, les yeux toujours fermés.
Petit à petit, tout le monde revient dans la salle, nous ouvrons nos yeux,
nous nous saluons les uns les autres.
A ma grande surprise, mon mal de tête a disparu. 
Je suis pleinement dans mon corps, quelques minutes avant minuit.
Car oui, ce voyage sur le tapis moelleux a duré presque 1h…
Je me sens de nouveau ré-alignée, en pleine possession de ma puissance (puits de sens).
Tous ces derniers jours jaillissent comme une évidence. 

Le malaise avec lequel je suis partie, le dégoût, nouvelle émotion que j’accueillais dans mon champ lexical des émotions, le mal de tête, la fermeture.
Dans une nature dépouillée de l’hiver en deuil de l’ancien.
Oui, tous ces éléments ont été comme des signaux de métabolisation de mon être à quelque chose. Peut-être à mon intention.
Le cadre de bienveillance, de présence et d’accueil inconditionnel  du lieu a aussi joué un rôle d’espace conscient et terreau de la métamorphose.
Et enfin, ma capacité à être dans l’observation de tout ces personnages qui prenaient place en moi, les accueillir et prendre le temps de les contempler,  sans tenter de les supprimer par une technique ou une autre.

A 2h du matin, dans mon lit, je me suis sentie parcourue d’une joie profonde.

Je suis au bon endroit, au bon moment. 

Dé-corticons de plus près cette transformation dans la matière…

 » Bon d’accord Nathalie, tu as vécu un  réveillon original, avec des moines déguisés en Beatles chantant « Come together, right now, mindfully »

Mais concrètement, qu’est-ce que tu as transformé ?  » 

Me demanderas-tu cher lecteur ?

Je ne suis pas sûre d’avoir transformé quoi que ce soit.

Je pense que je me suis laissée transformée.

Je me suis laissée métamorphosée.

Le lendemain matin, nous étions en 2017.
Matin de paresse, comme on les appelle aux Pruniers, quand le réveil est libre et qu’il n’y a pas d’activité prévue avant le petit déjeuner.
Je me sens habitée d’une énergie créatrice, je prends un calepin et un stylo, et mes pensées me dictent des mots clé.

Remplies de toutes ces idées, je m’installe dans mon lit, choisis une musique qui me prend aux tripes depuis l’été dernier. Je danse.

Enfin, mon être tout entier se laisse danser.

Terre, Eau, Feu, Air, Espace.

Je ressens tous ces éléments dans ma respiration et mon corps.

En sécurité dans ce vivant qui circule.

A un moment, les limites entre moi et le reste du monde commencent

à se perméabiliser.

Je  fais plus qu’une avec la musique. Avec la Vie.

Suspension hors du temps et de l’espace.

Pour atterrir de nouveau ici et maintenant.

Je suis en Vie !

Je reprends mon manuscrit sur mon ordinateur, et là, je complète quasi d’un trait toute la partie de mon livre dont nous avions discuté avec mon éditrice.
Cette partie, c’est mon expérience dans mes tripes  de la santé intégrative.
En baignant dedans depuis presque 10 ans, j’ai réalisé que j’avais plus à dire dessus que simplement « l’alliance du meilleur des progrès technologiques au meilleur des sagesses anciennes ».
Le dégoût, je l’ai transformé en osant  me dire,  partager mon besoin de vigilance et de discernement dans ce monde en fin de vie.
Oui, de belles choses avancent dans le monde de la santé et du bien-être.
Mais nous en sommes en train de reproduire quasi point par point les mêmes erreurs de l’ancien système. De refaire des boucles karmiques plus ou moins conscientes.
Et j’ai découvert que transmettre ces qualités de la vigilance et du discernement font partie de ma mission de vie.
Dans la symbolique des chakras,  le discernement appartient au 5ème chakra, celui de la gorge.
Où se manifeste le dégoût de manière physiologie,  si on nous présente un plat peu désirable?
Contraction du diaphragme abdominal, et contraction de la gorge…
Dire ma vérité au monde

Celle qui est juste et alignée, pas en réaction à une situation. 
Non, la vie n’est pas rose tous les jours, non la santé intégrative ce n’est pas rose non plus, il y a des résistances, des questionnements, des claques, des ruptures.

Non, la santé intégrative ce n’est pas le monde des bisounours où tout le monde s’aime, où il y a les gentils d’un côté, et les méchants de l’autre.

Nous avons le meilleur, comme le pire, en chacun de nous.

Nous sommes tous humains. Et ce qui nous permettra d’évoluer dans ce monde de transition, ce sont les prises de conscience individuelles, et collectives, de tous ces petits détails entre les lignes, de tous ces messages subliminaux médiatiques, politiques et autres.

J’ai réalisé que j’ai fuit la confrontation depuis 3 ans. 
De peur de blesser, d’exclure ou de juger.

Je me sentais obligée d’inclure toutes les personnes, les projets, les acteurs, car je pensais que c’était la définition de l’intégratif.
Oui, ça reste la définition d’une vision de l’intégratif: le « ET », à la place du « OU »

Mais cet élan ne vient plus d’une obligation d’intégrer.

Il vient d’une évidence.
L’autre évidence c’est d’exporter la pensée intégrative, de décloisonner  notre société.
Dans l’éducation, dans l’économie, dans la politique, dans les médias…

Ce qui a jailli, cette nuit du 31 décembre, c’est ma singularité.

Je suis un pont entre 2 cultures, 2 mondes
(la santé conventionnelle et la santé complémentaire et alternative).
Et dans ma mission, la clarification, la verbalisation, le discernement et la vigilance sont des alliés indispensables pour casser la boucle karmique que nous sommes tous en train de construire inconsciemment dans l’écriture du nouveau monde. 

Nous sommes dans une période propice pour commencer ou re-commencer (année 1), riches de moyens qui nous permettront de ne pas avoir à nous trimbaler les mécanismes inconscients de pouvoir, de contrôle, de manipulation sur l’autre.

Des moyens simples, mais qui relèvent du travail sur soi.
Dans la tête, dans le coeur et dans le corps.

Être suspendue, c’est 

« Danser entre la compassion et l’empathie
Entre dissidence et union
Entre indignation et émerveillement »
Comme nous le partage Sandrine Roudaut.

Accueillir les oxymores de la Vie. 

Les 4 jours restants aux Pruniers, mon calepin m’a suivie partout, car mes éclairs d’écriture intuitive ont continué de me traverser.
J’ai pu danser entre mes temps d’écriture en solo, mes rituels de méditation et de marche en groupe, et de dégustation sensorielle de mes repas qui ont nourri mon corps
mais aussi mon âme.
J’ai aussi pu vivre des moments de partages profonds, fais de belles rencontres,  jouis de synchronicités magiques, pour retrouver les bras de mon amoureux une semaine plus tard, emplie de gratitude pour la vie.

Cette semaine a été un saut quantique pour moi, une ouverture d’un champ de mon être que je n’avais pas encore exploré. Grâce à mon émotion du dégoût, que j’ai pris le temps d’accueillir et que la vie (et pas moi) a transformé, j’ai pu donner naissance à toute cette partie du livre qui le rend à présent complet, intégratif et singulier. 

Et je pense que d’autres graines ont été plantées pour 2017…

En retrouvant facebook à mon retour, je lis cette citation de Christiane Singer, le titre de cet article, et pour moi c’est une évidence de ce que j’ai vécu.

Là je réalise que ce n’est pas le bonheur que j’ai envie de te souhaiter pour 2017.

C’est de vivre le plus souvent possible cette magie de la vie.

A force de vouloir le bonheur, le risque est d’externaliser cet état.
C’est aussi donner le pouvoir à l’autre de créer en nous de nouveaux besoins à partir de cette quête.

On le voit au niveau médiatique, le bonheur ça vend bien.

Une autre tendance médiatique, le bonheur a l’air toujours fun et positif.

Or, le bonheur profond, c’est d’accueillir les flux de la vie, avec la conscience des moments agréables comme les moments désagréables, car ce sont ces contrastes qui sont porteurs de possibles transformations.

Pour moi, il n’y a pas d’émotions positives ou d’émotions négatives. 

Les émotions sont toutes des messagères de la vie.

Aimons les toutes, pour ne pas se laisser dominer,

mais leur rendre leur puissance transformatrice. 

Cette expérience pour moi a été intégrative car

 la guérison a opéré à plusieurs niveaux.

Les signes physiques, émotionnels, mentaux, ont été accueillis sans fard

Puis les connecter entre eux, leur donner du sens dans une vision vaste leur a permis de suivre leur cycle, pour m’apporter un épanouissement et un alignement avec qui je suis.

GRATITUDES

Merci Carine Planche la fée pour m’avoir offert l’amulette du tricotage pour m’accompagner dans ce périple

Merci à Sandrine Roudaut pour sa douce voix de Suspendue présente pendant cette transformation

Merci à Cathy Maillard pour m’avoir guidée dans l’exploration des parties encore invisibles de mon livre.

Le livre ?

#Ma Détox colorée.

Mon engagement, mes tripes dans ce monde en transition,

et vigilance, discernement, pour ne pas répéter les boucles karmiques.

Avec un voyage sensoriel et intégratif dans les 7 portes colorées des chakras.

Yoga, Ayurveda et Ecriture seront nos guides.

Tu ne connais pas encore Christiane Singer ?

Je te laisse savourer son énergie dans cette interview

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels

Nature d’hiver inspirante pour revenir à soi…


    Des airs de voyage un 25 décembre. 

Il fait 15°. Je ferme les yeux. Je me sens partout. Ici.

« Féliz Natal! » dans la bouche des passants.

Je suis dans le quartier de Bélem (Bethléem en portugais), à Lisbonne.

C’est un voyage tout d’abord « géographique ».

La température douce pour une journée de Noel, les odeurs de cannelle, les couleurs vives des maisons, les rues qui montent sec et qui descendent sans pudeur (je les sens jusque dans mes mollets et mes cuisses…)

Lisboa, c’est une invitation à des voyages dans plusieurs dimensions.

A chaque coin de rue, tu peux basculer dans un voyage dans le temps.

Vasco de Gama, Magellan, tous ces explorateurs qui ont versé le Portugal dans sa belle époque.

Epices, richesses, métissage des cultures, le nouveau monde s’est offert ici.

On a attendu ces héros partis parfois pendant des années.

Ils ont vu l’ailleurs, l’inconnu, l’invisible.

Et l’ailleurs, l’inconnu, l’invisible, ils les ont amenés ici.

Savaient-ils qu’ils changeraient le cours de l’histoire de l’humanité ?

Qu’ils étaient les précurseurs de la mondialisation, de la sensation d’appartenance à un tout?

Mais aussi initiateurs de l’esclavage, de la colonisation et de certains conflits encore présents aujourd’hui dans le monde ?

Ces ports comme L’Orient, Pondicherry, ou Lisboa nous ouvrent directement à notre imaginaire. Tel un vortex, il suffit de s’assoir sous la Tour de Bélem, et de contempler le soleil couchant.

Ce soleil les a vu ces navigateurs de retour à la maison.

De sentir l’eau du Tage onduler.

Elle les a portés à bon port.

La route des Indes a commencé ici.

Sensation de déjà-vu…

Là où ça devient intime, c’est quand le voyage nous invite à tourner la lunette de l’espace 3D autour de nous, à la lunette du temps, puis à la lunette dirigée vers notre intérieur.

Qu’est-ce que ça me fait d’être assise sous la Tour de Bethléem, le jour de la natalité, de la (re)naissance ?

Je ressens un shoot d’appartenance à un tout, où plus rien n’est linéaire, rien n’est prédictible, rien n’est contrôlable.

Le champ des possibles.

Un tout qui EST.

Et qui m’invite à ETRE.

Dans la Vie

Avec sa magie et ses mystères.

Au delà du visible.

Je te souhaite une belle (Re) naissance pour 2017

.

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels


Quand profiter d’un voyage « extérieur »,

c’est bon pour notre « intérieur ».

A l »heure où tu lis ce texte, il est peut-être très tôt le matin.

De là où je suis en train de l’écrire, il est 10h.

La magie d’internet, c’est que nous pouvons communiquer en un click de souris, de partout dans le monde.

Ici, l’air est doux, et tropical.

Je sens la nature vivante jusque dans ma peau moite.

Les grillons chantent, et au loin je perçois le vrombissement de scooters.

Cela fait plus de 2 semaines que j’ai quitté le sol français, que j’ai quitté ma routine de Créative Culturelle vivant à mi-temps en banlieue parisienne,

Et je viens de toucher du doigt une révélation.

Non, pas toucher du doigt.

Je viens ressentir de l’intérieur quelque chose qui jaillit.

Comme si mon ADN laissait s’exprimer enfin un gène que j’avais enfoui depuis 18 ans.

Le gène du voyage. 

Le prétexte idéal pour

Sortir de sa zone de confort.

S’étudier.

S’observer.

S’accueillir.

S’aimer.

Prendre soin de Soi, avec un grand S.

Et ensuite, peut-être, envisager de prendre soin de ses proches, de sa communauté.

Mais d’abord, revenir à Soi…

J’accompagne depuis 10 ans des personnes sur leur chemin de santé.

Les premières années, en individuel, avec la blouse blanche.

Premières déceptions: pas le temps, il faut vider la salle d’attente.

Et à l’époque, je n’ose pas encore parler de santé globale, du sens que donne la personne de sa vie (= sa spiritualité)

Puis je décide de quitter la blouse, et d’élargir ma vision de la santé, et mes créneaux de consultations, en mode coaching, pour profiter d’au moins une heure avec la personne.

Prendre le temps d’accueillir, d’écouter, d’être avec, et d’honorer l’étincelle de divin qui brille en chacun de nous. 

C’est mieux qu’avant, mais la 2ème vague de déceptions arrive.

Les temps d’échanges sont riches, des prises de conscience émergent sur le chemin de santé de la personne, des feedbacks intéressants et percutants.

Les expériences qu’elle découvre et s’autorise à faire lui permettent de ressentir son corps, ses émotions, son mental. Elle touche du doigt cette intelligence du vivant.

Mais malgré les prises de conscience (de la tête), les boucles de schémas répétitifs reprennent le dessus.

La routine, le « Métro-Boulot-Dodo », le ras-le-bol, la frustration, la sensation d’être nul…

Un retour  à la case-départ, le manque de temps, tout est contre l’installation de temps de connexion avec soi.

Il faut dire que notre société ne nous aide pas.

Entre la dissociation cognitive véhiculée par les médias, jusqu’à l’inversion psychologique, voire la schizophrénie collective que nous vivons, c’est plutôt normal…

Je suis aussi frustrée. Des limites de la consultation.

Je ne me sens pas à ma place. 

Il m’arrive même d’être irritée.

« Comment? Tu n’es pas capable de gérer ton temps? »,

« Tu es trop nulle, tu vas te refaire un burn-out!!! »

Malgré l’ouverture temporelle que je m’autorise avec une heure d’échanges,

il faut quand même que ça aille vite, faire tourner le business plan, rentabilité et la totale…

Et donc je retombe dans le modèle:

« Nathalie, c’est toi la coach, c’est toi qui sait », « Trouve la solution »

Et non… Ce n’est pas comme cela que je vois la santé intégrative.

Et j’en ai la certitude aujourd’hui, à plus de 10000 km de chez moi, de mon train-train habituel.

Tous les matins, ici, je médite, et je pose mes 4 questions habituelles à l’Univers:

1) Qui suis-je ?
2) Qu’est-ce que je veux ?
3) Quels sont mes talents uniques et mes dons précieux
que je souhaite partager avec moi-même et le monde ?
4) Envers qui, envers quoi, est-ce que j’éprouve de la gratitude.

3 ans que je me suis crée ce rituel, depuis ma formation chez Deepak Chopra.

Il y a des matins où les réponses sont floues, hésitantes, inexistantes: j’accueille.

Et il y a des matins comme aujourd’hui où ça tombe comme une pomme (ou une noix de coco) tombe dans l’eau, avec un « Floc » tout rond, tout doux, tout vivant.

Evidemment ! Où est-ce que je me sens vibrer, et utile ?

Quand j’accompagne des personnes, dans un petit groupe, et que nous créons ensembles une bulle, un espace d’expérimentations, d’échanges, de partages, sur nos chemins de santé, nos chemins de vie.

En pleine nature, pour réintégrer son intelligence qui coule en nous.

Si possible, à l’étranger. Nouveau pays, nouvelle langue, nouvelle culture.

Pour sortir de sa zone de confort, sa routine, ses schémas répétitifs.

Et revenir avec ces nouvelles connexions Tête/Coeur/Corps.

La Vie retrouvera le chemin en nous. 

Et l’Intelligence collective du groupe y est pour beaucoup.

Ce n’est pas moi qui porte le tout, je pose le cadre, les outils, et c’est l’espace, la bulle cocrée et habitée ensemble qui va nous porter dans des contrées intérieures et extérieures que nous n’aurions même pas imaginés seuls.

Toutes les théories autour des résistance aux changements de comportements sont unanimes: même si nous savons qu’un comportement n’est pas bon pour notre santé (comme fumer par exemple),  cette connaissance est du domaine de la tête.

L’acte de fumer est global (tête, coeur, corps).

Or la tête, le coeur et le corps n’ont pas la même temporalité.

La tête va très vite (et d’autant plus vite avec les progrès d’internet)

Le coeur aussi va assez vite, avec les émotions

Et le corps, la matière, prend son temps.

Et fumer est une béquille qui permet au corps de supporter un autre manque quelque part.
Il serait donc aberrant d’enlever la béquille dans retrouver l’équilibre à l’endroit du manque.

Un vague souvenir de la fac de médecine est aujourd’hui pour moi une évidence: la théorie du changement par Prochaska et Diclemente. 

La roue représente les différentes phases normales pour lâcher un comportement mal sain.

– la pré-contemplation: « je ne sais pas que c’est malsain pour moi »

– la contemplation: « ah, c’est possible que ce ne soit pas bon pour moi »

– la préparation: « je vais peut-être envisager une consultation avec un spécialiste »

– l’action: « je viens de découvrir ces outils, je les mets en pratique »

– le suivi:  » je continue à appliquer mes outils »

– la rechute: « mince, la fatigue, le stress, un évènement extérieur a fait que j’ai lâché mon nouveau comportement, mon nouvel outil et je refume de nouveau. »

C’est drôle, n’est-ce pas?

On dirait des boucles karmiques…

Qui pourraient se répéter à l’infini tant que nous résistons à prendre conscience de quelque chose que notre corps veut nous dire mais que l’on ne voit pas.

Et si le voyage était ce catalyseur qui permettait de casser la boucle karmique ?

Et si le voyage était l’espace rêvé pour synchroniser ce temps de la tête, du cœur et du corps ?

 

Pourquoi ?

Mon hypothèse, c’est que le voyage nous met dans un état particulier, où le stress flirte avec l’émerveillement.

L’impermanence est notre maitresse.

Impossible de tout contrôler comme dans notre quotidien.

Nos repères sont chamboulés: nouveaux espaces, nouvelles langues, nouvelles cultures, nouvelles nourritures…

Le cerveau se met en mode « apprentissage intensif », comme quand nous étions enfants.

Si dans ces moments de survie nous y rajoutons des pauses de récupération, de reconnexion à soi, il y a de grandes chances que nous créons de nouveaux circuits neuronaux Tête/Coeur/Corps qui pourront nous servir à notre retour…

Et qui dit cerveau d’enfant dit créativité, intuition, liberté, jeu.

L’enfant expérimente, n’a pas peur de tomber, de l’erreur, il fait, mais se laisse aussi faire par la nature autour de lui, en confiance.

C’est ça qu’il nous manque crucialement dans notre quotidien.

Nous voulons tout contrôler, même dans notre santé!

Remplir nos emplois du temps (déjà bien chargés les pauvres ;-), pour y ajouter des activités supposées nous faire du bien, mais vu la manière avec laquelle nous les faisons

(vite, car il faut être rentré à temps pour les enfants avant de ressortir pour voir ses amis), sans intention et mode « consommation », puisque c’est malheureusement cela qui fleurit en ce moment dans le business du bien-être…

Ce n’est peut-être pas la manière idéale de créer des schémas comportementaux nourriciers et durables dans le temps.

On se force, alors que si c’est ancré en nous, cela devient un réflexe, qui s’installe sans effort.

Les surfeurs connaissent bien la différence entre ces 2 énergies.

Aller contre la vague: effort Yang, qui pompe notre énergie

Déclencher un effort maîtrisé, limité dans le temps, pour se laisser porter par la vague: effort Yin, qui lui nous donne de l’énergie.

Mon rituel de méditation quotidien, par exemple, ne s’est pas installé du jour au lendemain.

Recherches, expérimentations ponctuelles, cours privés.

Plusieurs années se sont écoulées avant de faire une retraite ayurvédique pour installer cette pratique, l’ancrer dans mon corps, et le rendre réflexe à mon retour en France.

Beaucoup de personnes avec qui j’échange me partagent que c’est souvent suite à un voyage qu’elles ont commencé des rituels de santé.

Arrive ensuite la 2ème question: Comment voyager ?

En mode famille, groupe, solo ?

Je pense que tous les formats sont possibles.

Le plus important, c’est de prévoir ces précieuses bulles de pause, de régénération.

Notre quotidien est déjà speed, si le voyage est une autre invitation au speed, vous n’allez être qu’en mode stress. Rappelez-vous, la magie du voyage est possible avec la danse subtile entre stress et récupération.

Si vous avez besoin d’un cadre, gardez votre esprit organisateur,

préparez tout comme il faut, mais prévoyez-vous au moins 3 jours d’inconnu: pas de préparatifs, pas de réservations pour des activités.

L’idée, ça va être de faire à l’intuition du moment.

3ème question: Oui, je veux me créer une bulle, mais où ?

En manque d’inspiration ?

L’indienne que je suis vous conseillera bien sûr l’Inde, le pays de l’introspection.

Pour une version plus soft, l’île d’où je vous écris, Bali, est parfaite.

J’évite les hôtels classiques, sûrement mon côté CCR (créative culturelle rebelle), et surtout parce que ça fait 7 ans que je voyage avec Air bnb.

Avoir l’impression d’être à la maison, c’est essentiel pour revenir dans sa maison intérieure.

De plus en plus de lieux innovants proposent du coliving, sur le principe du coworking, avec des espaces de créativité, de ressourcement comme la piscine, une salle de yoga, un Juice Bar…

A Canggu, à Bali, je vous recommande fortement le Jungle Room d’où je vous écris 😉

Enfin, dernière question: Quelle intention pour ce voyage ?

Enfin, pour vraiment laisser la magie du voyage infuser dans vos cellules,

le plus important, selon moi, c’est de poser votre intention pour le voyage.

Cela parait tout bête, mais entre partir pour partir et partir en préparant son être à vivre une expérience intégrative, et bien, il faut le demander à l’Univers.

Ouvrir le champ des possibles.

Sinon, le risque, c’est que le cerveau embarque dans la valise la boucle karmique de Prochaska et Diclemente…

Le voyage, en Haïku

Dans ma valise, je m’offre:

L’impermanence de la vie, et son sari d’argent

De l’encens au parfum de mon âme

Et le passeport de la transformation Tête/Coeur/Corps

Ce voyage sur l’île des Dieux est encore une étape sur mon chemin de compréhension de la santé.

J’ai eu un échange un peu hors du temps et de l’espace il y a quelques jours, avec une Inner/Outter voyageuse, comme moi, My-Lan, et c’est drôle, notre échange me fait revoir mes croyances autour de la santé:

Et si finalement, il n’y avait pas de problème à résoudre, ni de solution à trouver…?

Et si nous étions là simplement pour vivre notre incarnation, et laisser briller notre lumière intérieure?

Cela fait-il écho en vous ?

Quels sont mes prochains voyages ?

Si vous l’expérience d’une Bulle Ayurvédique avec d’autres âmes connectées et en quête de sens, la prochaine Bulle Ayurvédique décolle en Toscane

C’est la TOSCANE AYURVEDIQUE

Aux couleurs de l’étranger, les bulles seront:

* Toscane en juin 2017, en cocréation avec Francesca de YalaCollective

* Indienne en octobre, en cocréation avec Carine Baudry, de la QuintEssence du Thé

Et Qui sait… Une Bulle Ayur-Bali???

Terima Kasih

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels


  Et si l’Inde nous révélait à notre féminin profond ?

Expérimentations par les 5 sens, les émotions et la beauté impermanente du vivant…

«  J’ai adoré. Je pourrais vivre là-bas. » ou « J’ai déteste. Plus jamais. »

Voilà les 2 réponses classiques que j’obtiens quand je demande à quelqu’un qui revient d’Inde si elle/il a aimé.  L’Inde est clairement le pays des extrêmes. Elle a le don de nous installer dans une bulle de douceur, confortable, parfumée au jasmin,

pour nous arracher subitement de cette oasis, comme une claque de la vie :

les odeurs trash, la réalité de la misère, de la maladie, de la mort.

J’ai été la 1ère à vouloir littéralement fuir ce pays à 18 ans, afin de vivre mon rêve de liberté de femme.

Aujourd’hui, je réalise que c’est dans ce pays que j’ai planté mes racines, paradoxalement.

Car l’Inde est un pays qui accueille tout :

la vie, la mort, toutes les facettes du féminin, le beau, le laid, le lourd, le léger…

Et si nos réactions occidentales sont si dichotomiques (j’aime ou j’aime pas), c’est peut être parce que l’Inde nous renvoie en miroir notre propre esprit dichotomique qui souffre du manque de complétude ?

L’Ayurveda nous le dit bien, notre monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur. Si l’intérieur n’est pas aligné, l’extérieur peut nous le renvoyer de manière brutale.

Si je suis dégoûtée par la misère, la saleté, l’agressivité dans les rues de Bombay, c’est peut être que j’ai à explorer ce signal « dégoût », voir ce qu’il réveille en moi, quel message il sous-tend, et comment je peux le traverser pour l’accueillir pleinement et ne plus en souffrir, physiquement et émotionnellement.

Car le corps physique et le corps émotionnel sont bien liés.

Lutter contre une émotion? Ou l’accueillir pleinement et lui donner du sens ?

Une émotion qui m’a habitée pendant toute mon adolescence, la colère, s’est manifestée pendant 10 ans sous forme d’une colère refoulée, réveillant des brûlures d’estomac chroniques. Toutes les situations touchant à l’injustice des femmes, des enfants, me faisaient remonter cette colère.  Bien que je sois passée par une prise en charge classique, à vouloir éradiquer les maux, ça n’a pas marché.

J’ai ensuite expérimenter le yoga, la respiration, l’ayurveda, et là les maux se sont calmés, espacés, mais il m’arrive parfois d’avoir des douleurs. La différence avec les anciennes douleurs, c’est que j’ai appris à accueillir cette émotion, à l’intégrer dans la symbolique que je donne à ma vie, et surtout, maintenant qu’elle est intégrée et validée, je peux transformer cette énergie « colère » en une énergie créatrice qui me permet d’avancer sur ma mission de vie. Cette énergie n’est donc pas négative, elle n’est surtout pas à refouler, ni à masquer avec d’éventuelles techniques de nettoyage. Elle existe car elle a un message. Cette fameuse émotion qui m’a pourri la vie en tant qu’adolescente, c’est elle qui aujourd’hui m’anime pour organiser des voyages en Inde, et accompagner les personnes à créer leur bulle de transformation dans ce pays transformateur.

L’Inde marque, à vie. Car elle touche tous nos corps.

Le Corps Physique, par des températures assez extrêmes, qui fait sortir notre cerveau de sa zone de régulation classique. Le Corps Emotionnel, car tout semble exacerbé avec la chaleur, les 5 sens, le ressenti. La boussole intérieure travaille en permanence, puisque toutes les nuances existent, il n’y a plus le langage dichotomique bien/mal encore très présent en occident. La routine n’existe pas.

Le fait de se contracter crée beaucoup plus de résistance,

alors que de se laisser porter facilite le chemin sur le fleuve de la vie.

En général, cette résistance se manifeste par des symptômes « Feu » :

brûlures d’estomac, diarrhées, éruptions cutanées, irritabilité…

Ou bien des symptômes « Air » : constipation, ballonnements, maux de tête, sensation d’être perdu. Le Corps Mental, qui ne fait que suivre l’agitation émotionnelle, et la traduit par des pensées qui reflètent le calme ou l’agitation, en fonction de où tu en es.

Là où ça devient intéressant, c’est que si tu arrives à passer ce cap, pas toujours facile du corps mental, tu accèdes à une ressource inestimable, qui va te permettre de sortir du monde dichotomique, linéaire, et plonger dans un espace d’intuition, de créativité, et de vérité cyclique, connectée à l’intelligence de la nature.

Le champ de ton féminin profond, qui existe en chaque homme et chaque femme.

Le Corps Expérimental, de nombreuses approches jouant sur nos états modifiés de conscience nous permettent l’accès à ce corps.

La sophrologie, la méditation, le yoga, la relaxation…

Toute pratique qui permet de calmer le mental en fait.

Dans cette dimension, nous sommes connectés à la sagesse du vivant : sa temporalité, cyclique, respectant le temps de la matière, son accessibilité sensorielle, son indépendance ouverte, son abondance. Ce que j’ai constaté avec l’Inde, c’est que l’accès à cette porte peut se faire quasi instantanément,

et qu’il est possible d’y rester beaucoup plus longtemps qu’après une séance de sophro. Autre constat intéressant : quand tu as voyagé une fois en Inde,

et que tu as touché du doigt cette expérience,

elle est ancrée en toi même quand tu es de retour dans ton quotidien.

Comment te sens-tu quand tu imagines ou que tu vois une scène classique de la rue en Inde ?

« Les voitures que se déhanchent, pour éviter les vaches

qui marchent langoureusement dans la rue.

Les décibels sont réglés au rythme des klaxons, des musiques fortes,

et les épices brutes  de la rue se marient chaleureusement

avec les parfums délicats des fleurs tropicales. »

Sens-tu ton  cœur voyager vers ta dernière destination indienne ?

C’est parce que l’ancrage de tes souvenirs a été « intégratif ». Tête-Cœur-Corps.

Pas que mental. Et nous voilà dans notre Corps d’Unité…

Ce n’est bien sûr pas l’Himalaya à graver, une destination quasi impossible à atteindre.

Nous sommes toujours dans notre corps d’unité.

Seulement, notre état de conscience standard ne nous permet pas d’être en permanence dans cette réalité cosmique, comme l’appelle Deepak Chopra.

L’Inde ne va pas forcément vous mettre en connexion permanente avec ce corps d’unité, par contre, l’accès peut être facilité, puisque chaque perception est nouvelle, chaque pas, chaque coin de rue, chaque sourire. Tout est nouveau, impermanent, et c’est cette invitation à l’impermanence, propre au féminin profond,  que l’Inde vous  fait dès que vous sortez de votre avion et que vous respirez l’air chaux du tarmac indien.

Bon voyage intérieur !

C’est cette exploration subtile

à travers nos 5 sens,

nos 5 éléments

Et nos 5 corps

que je vais avoir la chance de proposer aux participantes du prochain festival du féminin à Auroville, en février 2017. 

* Si l’aventure te tente, le programme de ce weekend au féminin

se trouve ICI 

Une belle occasion de rencontrer des Femmes du Monde !

** Et j’emmène 13 belles Âmes à expérimenter une

Bulle #AYURINDIA à cette occasion.

Cure ayurvédique, massages, méditations et yoga,

reconnexion à sa créativité…

Les prochaines dates? Septembre et Octobre 2017! 

 Bulle Ayurveda au Féminin à Fabrègues

Chez Drissia Nejma

Aout 2016


Mes souvenirs de nature étant enfant : danger, insectes, serpents, agression, fragilité, moustiques, inconfort, survie. Pourtant, 20 ans plus tard, je suis la 1ère à rechercher cette fusion avec la nature. Je ressens ce besoin physique de plonger dans la matrice du vivant, loin des villes et de la technologie, pour faire le point avec mes profondeurs.

Que ce soit le temps d’une balade en forêt, ou un weekend à camper, complètement en connexion charnelle avec cette nature.

            Alors, qu’est ce qui pourrait expliquer ce switch ? Et comment est-ce que mes séjours en Inde m’ont permis de catalyser cette perception « danger » en perception « ressource essentielle » ?

Nature hostile ou nature nourricière ?

Quand on reprend la théorie de l’évolution de Darwin, dans une nature où règne le manque, la compétition prend le dessus entre les espèces, et la loi du plus fort va légitimer un fonctionnement en mode pyramidal, avec des prédateurs, et des victimes. C’est ce que vivaient nos ancêtres dans les grottes, et cette réalité est encore forgée dans notre inconscient collectif. Pourtant, nous vivons une phase de transition bien marquée, où dans le nouveau paradigme, la nature n’est plus manque, mais abondance. Dans cette configuration,  la compétition n’est plus nécessaire, voire même nocive, et elle va laisser place à la collaboration. On la voit  entre différentes espèces animales, végétales, minérales. Et  les êtres humains font partie de la danse.

Les 5 éléments (Terre, Eau, Feu, Air et Espace) sont très présents dans la Nature en Inde.

Ils éveillent nos éléments intérieurs, ce qui peut être vécu comme une tempête,

ou une douce mélodie vibrante… Au choix.

L’environnement, notre 6ème corps ?

Nous avions vu dans la route des Indes 1/3 : L’Inde Intérieure, que notre corps était constitué en fait de 5 couches ou 5 corps selon l’Ayurveda : du physique, à l’émotionnel, en passant par le mental, l’expérimental et le spirituel. Mais bien sûr l’environnement dans lequel nous vivons fait partie intégrante de ce corps global. Même si nous vivons dans des villes, la nature reste notre matrice de vie. D’où vient l’oxygène que nous respirons ? L’alimentation que nous mangeons ?

L’Inde, un immense terrain de jeu pour explorer notre Nature Intérieure…

            Pourquoi l’Inde plus qu’un autre pays pour se confronter à ce miroir Nature extérieure/Nature Intérieure ? Je pense que n’importe où sur Terre, cette confrontation est possible. Seulement pour toucher à cette interface sensible, l’Inde est parfaite…

On peut passer d’une joie intense au détour d’une rue à tomber d’amour pour un paysage magnifique à un dégoût extrême devant une situation intolérable pour une âme occidentale, comme se retrouver devant une évacuation de déchets exposés à l’air libre, nauséabonde, et trash. Et pourtant, c’est dans ce jeu des extrêmes que notre nature intérieure va s’autoriser à jaillir. Sans fard ni voile. Toutes les notes se jouent et sont accueillies dans la nature en Inde. Du plus beau ou plus inavouable. Et plus j’apprends à accueillir plutôt qu’à résister, plus je ressens cette fluidité à l’intérieur de moi.

Et ce retour à l’essentiel.

C’est pour cela que souvent, des personnes ayant fait un voyage en Inde témoignent de l’effet post-Inde, de nettoyage intérieur et extérieur : changement de perception de la vie, changement de maison, de boulot, de relations… L’Inde, elle nous touche. Dans les tripes.Ce qui permet d’élargir son champ de conscience.  Soit on voit la nature comme un danger, alors l’Inde devient un danger. Dans la rue, dans la nature, dans les humains… Ou bien elle peut nous ouvrir la porte de cette nouvelle perception de nature nourricière, qui offre la vie comme la mort, et alors se déploie la magie de notre nature intérieure,

en résonance avec la nature extérieure.

Les lieux où je le ressens cette communion

entre Nature Intérieure et Nature Extérieure ?

            Notre itinéraire de la Bulle #AYURINDIA va suivre ce parcours

pour nous révéler à nous-mêmes…

L’état du Kerala est une bonne entrée en matière. C’est l’état le plus doux et tempéré pour commencer son expérience indienne. Le mois de février, l’hiver là-bas, caresse les 25° en journée. La nature y est luxuriante, maternelle, au parfum de coco, des cheveux des femmes à la cuisine exquise. L’eau est aussi un élément très présent et très maternel, qui nous invite à explorer notre capacité de connexion à la nature, aux autres, à notre sensualité, à nos courbes charnelles (physiques et intérieures). L’autre élément très présent est l’Air. Les hauts palmiers et cocotiers élancés nous ouvrent à notre légèreté, notre créativité, notre recherche de liberté et d’espace pour respirer et s’inspirer pour l’année à venir. C’est le lieu idéal pour entreprendre notre cure intérieure, la cure ayurvédique, sur une petite île entourée des 2 bras langoureux de la rivière Peryar.

Le centre Banana Island est un lieu familial à taille humaine

qui n’attend que notre groupe de 12 personnes.

Avant de passer à l’énergie plus masculine du Tamil Nadu, nous ferons une escale par Coimbatore, une ville au pied des montagnes du Kailash du sud, comme le décrivent certains traités de l’Inde antique.  Shiva, aurait habité ces hauteurs sacrées. Pour laisser infuser l’énergie du féminin réveillée lors de notre cure au Kerala, nous profiterons

de 3 jours à l’ashram d’Isha, beau lieu de recueillement où nous pourrons à notre rythme explorer yoga, méditation et rituels de célébration de la Lune.

Une journée sera aussi consacrée à la visite d’un des plus anciens hôpitaux ayurvédiques du Tamil Nadu, où le Dr Indulal (du documentaire Mon Docteur Indien) nous introduira à la pooja du matin, un rituel pour inviter le sacré tous les matins dans ce lieu de soins.

Il nous partagera aussi son parcours dans le monde de l’Ayurveda.

Puis, une autre manière de communier avec la nature en Inde : prendre le train.

Vous pouvez dire au revoir aux 400 km/h du TGV ! Au rythme du train indien, la transition Kerala/Tamil Nadu va se faire en douceur. Pour nous amener au petit matin à Auroville, autre lieu de prédilection d’une nature généreuse. Là où il y a moins d’un demi-siècle, le désert était roi, une alchimie particulière a fait de ce lieu une nature où l’abondance est présente, dans les éléments physiques, mais aussi dans l’invisible. Aurobindo, ce philosophe indien du début du 20ème siècle, puis Mère, cette française ayant tout quitté pour cocréer cette cité au-delà des frontières avec Aurobindo, ont pu amener dans la matière cette vision du sacré de la Nature. C’est ici que nous passerons la dernière semaine de notre Bulle, en immersion dans une petite maison tamoule tenue par Rekha Tandon, danseuse et exploratrice du vivant. C’est ici aussi que nous explorerons le féminin au festival du féminin (des pépites à venir dans la dernière rubrique La route des Indes 3/3 : L’Inde au féminin).

Pondicherry la française, la ville où j’ai grandi, recèle de nombreux trésors du Tamil Nadu, état plus Yang que le Kerala. Mais la touche de douceur féminine se retrouve dans les rondeurs de l’écriture tamoule, et le dodelinement dansé de la tête des enfants, comme des adultes, quand vous leur posez une question. Où allons-nous expérimenter cette connexion « Natures Intérieure et extérieure »  dans une ville de 600000 habitants ? Au nord de la ville, dans les villages de pêcheurs, en bord de la côte du Coromandel (où le Tsunami a grondé), comme en pleine ville, à l’ashram d’Aurobindo, en fin de journée, pendant la méditation ouverte à tous une oasis dans un tourbillon frénétique.

Plus paradoxalement, ce peut être en plein cœur du très chaotique marché aux poissons. Chaos des odeurs, des couleurs, des passages incessants et accélérés des vendeurs, acheteurs, touristes, la chaleur qui s’accumule au fil des heures. Ce qui peut être vécu comme une agression, peut se transformer en moment suspendu dans le temps et l’espace, comme un cadeau de grâce.

Impossible à expliquer le « comment » avec mon cerveau rationnel.

Il faut le vivre pour le croire…

Dernière journée avant le décollage pour l’Europe, j’ai choisi un SAS de décompression original et intégratif… L’Ecoresort Dune.

Cette oasis tenue par Dimitri et Laura, 2 français venus découvrir Auroville,

respire un écosystème intégratif alliant nature, culture, art, et bien-être.

Parfait pour nous poser pour la dernière journée, au bord de la piscine,

à goûter à des plats métissés faisant le pont entre l’Inde et la France, ou encore à  bouquiner sur le lit à baldaquin au son des vagues de l’océan indien.

Pour les plus motivés, balade en vélo à découvrir les différentes architectures des maisons aux multiples visages de l’Inde dans l’Ecoresort.

Le Spa aussi est très connu en Inde, il héberge d’ailleurs depuis juillet de cette année le Chopra Healing Center, et Deepak en personne est venu inauguré son premier centre

en Inde. Voici une petite vidéo pour capturer quelques clins d’oeil de ce lieu magique.

L’Inde nous offre ce miroir intéressant de savoir où nous en sommes de notre nature intérieure…

Si l’aventure de la Bulle #AYURINDIA t’ appelle, rendez-vous ICI !

A suivre… La route des Indes  3/3 : L’Inde au Féminin


Bonjour, je suis Nathalie Geetha.

J’ai 36 ans, et depuis toute petite, l’une de mes passions, c’est les voyages.

Je me rappelle encore des frissons qui me parcouraient le dos devant l’écriteau de l’aéroport avec  ses destinations aux contrées lointaines.

Dans quel port ai-je envie d’atterrir ?

Cette passion aurait pu devenir un métier : pilote, voire même astronaute, mais la vie en a décidé autrement. Et tant mieux !

Les voyages restent une source d’inspiration profonde, tant personnellement que professionnellement, et plus que jamais, car dans ma démarche de comprendre et d’honorer le vivant, j’ai réalisé que ce qui m’attirait dans les voyages, c’était bien sûr les rencontres humaines, culturelles, tout ce qui nous reliait,

comme ce qui nous différenciait.

Mais c’est aussi le voyage intérieur associé à l’exploration extérieure.

Sortir de sa zone de confort, flirter avec l’inconnu, le doute, les révélations, pour finalement découvrir une nouvelle contrée : « le Moi Profond », ou encore « l’Âme »…

En résonance avec l’Âme du Monde.

Embraser l’ overview effect…

A 36 ans, difficile de t’expliquer mon métier. Ce serait plutôt mon art.

Médecin, danseuse, yogathérapeute, consultante en Ayurveda, cuisinière gourmande, auteure, conférencière, masseuse, exploratrice du féminin sacré, éternelle novice …

Finalement, j’aime  construire des ponts qui nous unissent dans nos différences.

Tenir l’espace des possibles pour que chacun, chacune, trouve ce qui est juste en soi afin d’avancer sur son chemin de vie.

Poser le cadre pour laisser faire la nature. Extérieure, et Intérieure.

Artiste de la permaculture humaine ?

Alors je t’invite à notre première destination :

La route des Indes.

Et oui, c’est mon pays de prédilection, puisque c’est la terre de mes ancêtres, et que j’y ai vécu mes années d’initiation, de 10 ans à 18 ans…

Prêt(e) pour l’aventure ?

Cette chronique en 3 temps s’inspire de la prochaine aventure ayurvédique concoctée par l’iSi : la #Bulle AyurIndia , qui décolle du 31 janvier au 21 février 2017.

Tu veux un avant-gout de ton profil ayurvédique ?

Rendez-vous à la fin de l’Article 1/3 !

La route des Indes 1/3 : L’Inde Intérieure

La route des Indes  2/3 : L’Inde Nature

La route des Indes  3/3 : L’Inde au Féminin

La route des Indes  1/3 : L’Inde Intérieure

            « Le parfum envoutant de l’huile de coco sur ma peau me ramène à l’instant présent. A l’ombre d’un bananier qui danse l’air frais de la petite île où je vis ma 1ère cure ayurvédique au Kerala, en Inde, le soleil est bientôt au zénith, heure où mon soleil intérieur rayonne à son apogée. Capacités de digestion et de transformation de la matière, mais aussi des expériences et des émotions, sont optimales, à l’extérieur de moi, comme à l’intérieur de moi. Je me prélasse dans mon hamac, l’âme contemplative de ces derniers mois passés en accéléré.  C’est bientôt l’heure de mon soin ayurvédique de la journée : un massage d’une heure, à l’huile de coco avec une préparation d’herbes spécifiques pour hydrater mon corps en profondeur, et mobiliser les « toxines » de mon corps énergétique* . Au bout de 7 jours de ce même rituel, avec une alimentation adaptée, et des plantes prises en décoction, je vais pouvoir faire un « reset » de mon corps énergétique, et goûter à  une santé vibrante, car mon corps va retrouver sa zone d’auto-régulation optimale, la fameuse homéostasie** de tout organisme vivant. Pour approfondir cette cure, de petites astuces précieuses et simples m’accompagnent afin de me reconnecter à la nature qui vibre en moi : réveil matinal avec le soleil, rituel détox à l’huile du matin, infusion citronnée pour lancer mon tube digestif, mobilisation de mon corps et de mon esprit avec du yoga, connexion à mon âme avec une méditation, détente pour accueillir le non-faire… Et dégustation de mets délicieux et respectueux de l’intelligence de ma physiologie, de mes besoins, de mon Être. »

C’est peut-être toi, qui vis cette 1ère fois…

            Je me suis toujours posée la question de cette fascination occidentale pour l’Inde. Le nombre d’amis, de connaissances, de collègues qui m’ont demandé, intrigués par ce pays, des informations pour entreprendre un voyage, une initiation. L’Inde, c’est le pays initiatique des 5 sens. Si tu y es déjà allé, je suis sûre que quand tu vois un film où une scène se déroule là-bas, dans une rue de Bombay, avec des autorickshaws qui conduisent à tue-tête, la foule qui circule en ondulant autour des vaches dans la rue, colorée de saris, de paniers remplis de nourriture, tes sens se mettent en éveil. Odeurs de curry, souvenirs de dégustations divines ou surprenantes, moiteur tropicale qui oscille entre l’agréable et le désagréable, brouhaha des villes et calme serein de la nature… Oui, l’Inde, c’est la sensorialité incarnée. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Elle nous révèle à nous, nous apprend à explorer les limites de notre zone de confort.

Et l’appel du grand saut vers l’inconnu est inéluctable. Si tu nages contre le courant d’une rivière, tu t’essouffles. Si tu vas dans le sens du flow, tu te laisses porter. L’Inde c’est cela.

Aujourd’hui, en occident, l’Ayurveda, cette sagesse indienne plusieurs fois millénaire, vient titiller la curiosité de la femme et de l’homme modernes qui réalisent qu’un temps pour prendre soin de soi et ralentir devient primordial, à l’heure où l’hyperconnectivité digitale pulse en nous presque 24h sur 24. Mais au delà de ce que nous pouvons trouver dans les médias classiques, l’Ayurveda, et la cure ayurvédique, ne sont pas qu’une escapade de une à trois semaines où tu te fais masser tous les jours, en sirotant des potions de plantes un peu amères, après un bilan ayurvédique minutieux avec un médecin qui te présente ton diagnostic ayurvédique :

« Tu es Kapha*** de nature, mais ton mode de vie accéléré explique tes signes associés à une augmentation de Vata*** ». Même si tu n’as pas tout compris, tu acquiesces et tu suis le programme prescrit sans trop te poser de questions. Pour moi, ça va beaucoup plus loin que cela. Ce temps que tu t’autorises à prendre pour te reconnecter à ton intelligence du vivant, ce peut aussi être un moment de faire le point sur ta vie, faire un tri : honorer où tu en es, lâcher ce qui ne te sert plus dans ton quotidien, certains schémas répétitifs par exemple, faire de l’espace, pour accueillir le nouveau. D’un point de vue physique (des habitudes alimentaires inadaptées à tes besoins, des kilos en trop…), mais aussi au niveau du corps énergétique, pour retrouver ta vitalité, régénérer tes émotions, retrouver ton souffle pour une nouvelle saison, t’investir dans des relations qui te nourrissent, tant professionnelles que personnelles, redonner du sens à ta vie, te reconnecter à la magie du vivant qui nous orchestre sur cette planète bleue.

Oui, une cure ayurvédique peut être un véritable voyage intérieur pour revenir régénéré, tant dans la Tête, que le Cœur et le Corps, avec une  rééducation profonde à notre intelligence intérieure, sensorielle, physiologique et auto-régulatrice.

C’est en ça que l’Ayurveda est une belle palette des possibles de la santé intégrative****.

Faire de la place. Dans la Tête, le Cœur, le Corps. Toute une aventure. Et aussi prendre le temps de redécouvrir les mystères et le sacré cachés dans ce « temple » qui nous porte de notre premier souffle jusqu’à notre dernier. Nous sommes clairement sortis de la période où le corps était considéré comme une machine à réparer.

Les progrès en neurosciences nous permettent de confirmer cette capacité

d’auto-régulation, cette homéostasie, cette intelligence du vivant en nous, qui est faite pour vivre de manière harmonieuse avec soi, avec les autres, et avec la nature.

            Et comment puiser dans ces ressources abondantes ? Là encore, la nature est très bien faite, ce fameux bon sens dont parlent les anciens. Nous sommes « câblés » pour vivre dans cette zone d’auto-régulation. Notre système nerveux, nos 5 sens, nos sensations, nos émotions, nos signaux internes nous parlent sans cesse. Avec les progrès technologiques, sans le savoir, nous nous sommes éloignés de cette intelligence. L’idée n’est pas de revenir en arrière, et de s’opposer au progrès, mais de remettre le vivant au centre tout en gardant cette ascension de la technologie. Une bonne cure ayurvédique doit te proposer ce partage de connaissances du vivant issues de l’Ayurveda, ainsi que des activités concrètes et des outils simples et adaptés pour que tu puisses emporter cette expérience limitée dans le temps dans ton quotidien occidental à travers des rituels que tu te seras appropriés.

            C’est ce que nous expérimenterons pendant 9 jours à la Banana Island retreat, une petit centre ayurvédique familial réservé uniquement pour notre groupe de 12 aventurières ayurvédiques, dans le cadre de la #Bulle AyurIndia.

A suivre… La route des Indes 2/3 : L’Inde Nature

Une expérience de cure ayurvédique intégrative te tente ?

Bienvenue à la prochaine #Bulle AyurIndia qui décolle du 31 janvier au 21 février 2017…

* Les 5 corps de l’Ayurveda

En Yoga, comme en Ayurveda, le vivant est décrit comme ayant 6 corps ou 6 enveloppes.

– L’environnement dans lequel nous évoluons

– Notre corps physique, fait de matière, provenant de notre alimentation

– Notre corps énergétique, tout ce qui vibre en nous, le Prana, ou le Qi

– Notre corps mental, nos pensées

– Notre corps expérimental, corps de sens, pouvoir d’imagination, de création

– Notre corps d’Unité, ou notre Âme

Pour que nous nous sentions vivants, il faut que notre élan de vie circule dans toutes ces enveloppes. Une cure ayurvédique permet cela.

** Homéostasie

Terme utilisé en physiologie pour décrire les capacités d’auto-organisation et d’auto-régulation d’un organisme vivant. Vous vous coupez le doigt, votre corps envoie des signaux pour réparer l’effraction cutanée, et au bout de quelques jours, vous aurez complètement cicatrisé. Notre lecture médicale du 21ème siècle s’est tellement focalisée sur la pathologie, la maladie, la pathogénèse, que nous avons un peu oublié l’autre pendant du vivant qui est la salutogénèse, c’est à dire les moyens mis en place par un être vivant pour s’épanouir. Si aujourd’hui nous parlons d’une augmentation des maladies psychosomatiques, liées au stress, c’est justement parce que nos modes de vie accélérés et s’éloignant du vivant font que nous nous éloignons aussi de cette homéostasie. Le corps ne sait plus se guérir.

Un autre mot qui m’a beaucoup parlé lors de ma formation chez Deepak Chopra, et que j’ai retrouvé chez des chercheurs en psychoneuroimmunologie :

la pharmacie intérieure. Et oui ! A force d’être baignés dans un monde où l’on consomme énormément de médicaments (la France, championne du monde de prescription d’anti-dépresseurs…), nous avons oubliez que notre corps est capables de fabriquer toutes les molécules dont il a besoin ! Endorphines pour calmer la douleur, sérotonine pour améliorer son humeur, dopamine pour se booster… Nous avons un super labo en nous !!! Il suffit d’apprendre à s’écouter, et à s’abreuver à cette facette de l’intelligence du corps.

*** Kapha, Vata, Pitta… Quel est ton profil ???

Les 3 doshas, ou les 3 couleurs de ta nature…

C’est une grille de lecture qu’utilise un thérapeute ayurvédique pour comprendre ton métabolisme unique. Nous naissons tous avec ces 3 forces, l’Eau (Kapha), l’Air (Vata) et le Feu (Pitta). Notre éducation, nos modes de vie, nos adaptations pour coller dans les cases de la société va faire que nous sortons de notre palette de couleurs initiales. Donc le corps va sortir de sa zone d’auto-régulation, et va se fragiliser. Avec le temps, l’écart va se creuser, et le terrain pour l’apparition d’une maladie va se constituer. L’Art de l’Ayurveda consiste à se reconnecter à ces 3 forces originelles

pour se ressourcer et renforcer notre corps.

Tu veux une idée de ton profil ?

Si tu as lu cet article en diagonal, en captant les mots en gras, il y a des chances que tu sois Pitta. Si tu as surfé sur l’article en 2 minutes, un peu au feeling, au grès du vent, il est possible que tu sois Vata. Enfin, si tu as pris le temps de lire chaque ligne, voire même de revenir sur des idées qui t’ont demandé de la compréhension, bienvenue Âme Kapha !

Nous explorerons en détail ton profil lors de la cure #La Bulle AyurIndia, et nous mettrons en place des rituels simples pour te reconnecter à ces forces de la Nature qui te nourrissent tous les jours.

**** Santé intégrative

Terme utilisé depuis les années 2010 par les nord-américains pour désigner une structure de la santé qui s’ouvre à la fois au meilleur des progrès technologies, mais aussi au meilleur des sagesses anciennes. Cette terminologie dépasse la notion de thérapies complémentaires et alternatives qui restent « à côté de » la médecine conventionnelle.

Dans la notion d’intégratif,

– on retrouve le lien Tête-Coeur-Corps dans la santé de la personne

– On fait appel à des outils d’intelligence collective pour proposer un chemin de santé cohérent où c’est la personne qui va choisir en fonction de ses besoins et ses croyances

– La mise en place d’outils pour favoriser l’homéostasie est de 1ère intention

– La santé du soignant joue un rôle primordial pour mieux accompagner la personne

Pour moi, cette approche de santé globale est un aperçu de la santé de demain, à la fois hyperconnectée mais aussi plus humaine. J’en ai fait un sujet de recherche ces 5 dernières années qui m’a permis de beaucoup voyager et de visité des centres de santé intégrative dans le monde. Dans mes projets à venir, la réalisation d’un documentaire germe tranquillement dans un coin de ma tête.

Tu trouveras des prémices de feedbacks ainsi que des interviews sur mon blog :

Le Tour du Monde de la Santé Intégrative.

J’ai eu la chance de rencontrer de belles personnes :

Sheila Patel, directrice médicale du centre Chopra, Tracy Gaudet, directrice médicale des du service de santé intégrative des vétérans américains, Thierry Janssen pionnier en santé intégrative en Europe.

#La Bulle AyurIndia est un voyage créé par Nathalie Geetha dans le cadre de l’iSi, qui dure 3 semaines. Cure ayurvédique de 9 jours suivie d’une pause méditative dans l’ashram d’isha, visite d’un hôpital Ayurvédique (Documentaire Mon Docteur Indien). Train by night jusqu’à Pondicherry, puis festival du féminin à Auroville

La prochaine Bulle décolle du 31 janvier au 21 février 2017…

Ready ?


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