La maladie du siècle… C’est grave Doc LaLuna ?
OU COMMENT PASSER DU SMART JUNKIE AU SMART HUMAN

Une nouvelle épidémie fait surface dans le monde. Et personne n’en parle. Ne rigolez pas. Oui, je l’avoue, j’ai découvert que j’étais une smart junkie il y a quelques mois. Pourtant, j’étais fière de dire il y a quelques années, que je ne payais pas ma redevance TV car je n’avais pas de TV. Je me croyais libre, rebelle et indépendante des chaines TV.

Et non… Je réalise mon degré d’addiction au smart. Ou plus précisément à l’information.

Et je me questionne sur cette maladie. Si vous êtes tombés sur cet article, il y a des chances que vous soyez aussi un ou une smart junkie.

Si l’une des 3 affirmations suivantes, vous parlent, alors bienvenue au club des Smart Anonymes !

  • La 1ère chose que je fais le matin en me réveillant ? Eteindre mon réveil sur mon telephone… Et hop ! Un petit coup sur mes likes facebook, instagram…
  • Je vais prendre l’avion. Combien de temps vais-je être déconnecté de la wifi ??? Et dans ma tête c’est déjà en train de mouliner… Pour se dépêcher d’envoyer des mails.
  • Tiens je vais me faire une pause : pause clope ou pause smart… ? ça va me détendre…

 

Alors ? SMART junkie aussi? Pas de panique, décryptons ensemble cette épidémie mondiale dont on ne parle pas trop, pourtant quasi toute la planète est SMART.

 

Alors qu’allons nous explorer dans cet article ?

Pour les plus pressés, rendez-vous en vidéo sur DocLaLunaTV, ici, en cliquant sur l’image…

 

  • Un rappel sur le phénomène SMART
  • La notion d’addiction selon la médecine
  • Le big paradoxe avec l’ère de la esanté et autres objects connectés
  • Et enfin les solutions pour passer du smart junkie qui s’ignore au smart human : les trucs qui ne marchent pas et les graines à semer pour une meilleure connexion à … Sa boussole intérieure

 

Petit rappel du Smart…

 

Euh, ça a commencé quand cette obsession du smart ?

Smart phone

Smart car

Smart city

Smart data

Smart life

Smart smart

 

Avant, il y avait le cyberspace. La cybernétique. Ambiance science fiction. Un espace virtuel d’informations, l’infosphère. Terminator land…

Puis est arrivé la révolution numérique. On commence à convertir les informations en données chiffrables, qui pourront être traitées par les ordinateurs. Matrix.

Ensuite, avec la génération Y, arrive le digital. Digit, numéro en anglais,   Ca y est, on n’est plus dans le cyberespace virtuel, un peu lointain, fumeux. On est arrivé au bout des doigts (digital) Et puis des doigts, on entre dans notre intime système, avec les objets connectés, qui entrent dans votre intimité pour mesurer vos infos perso comme les battements de votre cœur. Et qui sait d’autres choses peut-être… ? Ces objets traitent, et envoient des données à des serveurs extérieurs pour exploitation ultérieure. Par qui ? Et qu’est-ce qu’on va en faire? Mmm… Suspense !

Et si le Smart object devenait plus intelligent que l’humain… ?

Zoom sur la Smart attitude…

Quelle est la traduction anglaise du mot smart ? Quand j’étais ado en Inde, on disait d’un jeune qu’il était smart quand on le sentait intelligent/malin, par intello chiant quoi.

On définit par « smart » des objets intelligents et autonomes. Selon Michel Puech, philosophe, l’objet « smart », quelque qu’il soit, peut se connecter à tout moment au réseau des réseaux, à savoir internet. Réseaux de communication, de gestion d’énergie, de mobilité. En reprenant l’étymologie anglo-saxonne, le smart annonce une intelligence plus grande que prévue. On nous vend dans les médias cette « smart-attitude » comme un moyen de faciliter nos quotidiens, en optimisant nos ressources de la planète, argument de DD

Arrêt sur image : drôle d’équation… Plus les objets deviennent autonomes, en se nourrissant de nos propres données, plus nous perdons notre autonomie. Seriez-vous capables aujourd’hui de vous déplacer dans une nouvelle grande ville sans votre GPS ?

En d’autres termes, nous refourgons notre intelligence humaine aux objets « smart », qui vont devenir encore plus smart, pendant que nous nous « dé-smartons », nous perdons nos capacités innées à agir et interagir, à créer notre monde en étant autonome. Quelle générosité !

 

Allons plus loin dans l’addiction au smart…

Un petit focus médical…
Définition du mot Addiction by Doctissimo

L’addiction est un asservissement d’un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l’habitude par un usage plus ou moins répété. La toxicomanie désigne l’usage habituel et excessif, nuisible pour l’individu ou pour la société, de substances toxiques, ce qui engendre un état de dépendance psychique et/ou physique. Les addictions les plus courantes concernent des substances peu toxiques (caféine), toxiques (nicotine) ou des drogues dures (héroïne). L’addiction à une activité est probablement liée à une libération d’endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré par cette activité, et on peut généralement la différencier du comportement obsessionnel compulsif.

 

Tu nous fais chier Doc La Luna. Est-ce que c’est vraiment grave d’être SMART junkie?

Oui, d’autant plus quand :

1- On n’en est pas conscient

2- Cela crée une bulle d’isolement sociale par dépendance au virtuel avec des épisodes de dépersonnalisation comme diraient nos amis psy.

3- On commence jeune et que c’est considéré comme normal. Les enfants sont plus facilement addicts aux écrans. On ne donne pas une cigarette à un petit de 5 ans, mais on lui donne facilement sa tablette… Et on va en fournir de plus en plus des tablettes à l’école avec l’éducation nationale…

Leur physiologie d’apprentissages est complètement modifiée.

Je vous laisse imaginer l’impact d’une addiction aux écrans sur les troubles de l’attention de plus en plus nombreux ? Les troubles de l’apprentissage ? Et sur le burn-out des enfants ?

 

Les risques pour la santé du Smart Junkie ?

Comme toute addiction, on ne se rend compte des symptômes que quand l’addiction est bien installée et qu’il est difficile de s’arrêter.

Symptômes bénins que l’on va mettre sur le compte de la surcharge de travail…

Plutôt que de remettre en question notre ami Smart. Déjà trop smart.

– Fatigue oculaire, manuelles (baisse de la sensibilité de la pulpe des doigts, canal carpien du poignet)

– Douleurs cervicales, dorsales, lombaires à cause de la station assise ou debout prolongée, le regard fixé sur un même point. La fixation prolongée du regard, quand nous sommes absorbés par quelque chose peut nous anesthésier de nos réflexes proprioceptifs qui pourraient protéger nos articulations.

– Stress, insomnies, maux de tête, troubles digestifs, impact sur l’immunité (tout ça ??? Et oui, qui dit stress dit déstabilisation de nos systèmes de régulation et dérapage de toutes les grandes fonctions y compris sexuelles…)

– Irritablité, frustration, démotivation, dépression

– Dépendance, et perte de son autonomie

– Sensation d’être manipulé, voire paranoïa : la tech en soi n’est pas mauvaise, mais qui nourrit la tech ? La big data, les grands comptes, big brother… On est surveillé, manipulé…

– Isolement paradoxal : on peut avoir la sensation d’être connecté avec le monde entier mais se sentir très isolé car les émotions ne se vivent pas de la même manière avec un écran interposé.

 

 

Le big paradoxe !!!

Pourquoi le SMART va se déployer encore plus vite ?

Par la e-santé, les applis liées au bien-être

Car là, on va se dire qu’on se fait du bien, donc oui, je prends cet objet SMART.

Alors Doc LaLuna, tu nous dis que les Smart objects c’est pas top, et la e-santé alors ?

Tous ces objets connectés vendus pour le bien-être ? Une smart Watch pour connaître le nombre de pas effectués par jour ? Ou l’objet qui enregistre les cycles de ton sommeil ? On sait que les ondes wifi peuvent perturber ton sommeil, et on te propose pour traiter ton insomnie de porter un objet connecté qui va soit disant t’aider à mieux dormir… Cherchez l’erreur.

Et si ton insomnie était due à un usage massif de l’écran et de tous ces objets connectés? Ah la la… L’humain.

Et tous ces objets connectés (qui, au passage, mobilisent bien des budgets à plusieurs 0, l’industrie du médicament peut aller se recoucher) ont leurs cibles qui font très « in » : les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes isolées. Bref, passons. Après le green washing, le smart washing… Le smart va sauver la veuve, les vieux et les orphelins…

Vous me trouvez peut-être un peu septique? Pourtant j’ai une tendance geek. Je ne suis pas contre les objets connectés. Mais je trouve qu’il manque une étape cruciale avant de d’augmenter l’humain avec des objets. Déjà reconnaître et être capable de stimuler ses propres ressources avant d’aller en chercher à l’extérieur. Pour garder son autonomie, son empowerment d’être humain. On peut voir un symptôme comme un messager pour nous dire que nous n’écoutons pas notre corps, nos émotions, ou notre mental. Si le Smart, au lieu de nous aider à creuser dans le pourquoi du symptôme, nous le supprime tout simplement, il y a de fortes chances que le symptôme va se déplacer ailleurs, et qu’on va inventer un autre smart object pour supprimer ce nouveau symptôme… Je vous laisse continuer la boucle Smart-karmique…

Bon, revenons à nos moutons.

Avant de commencer à se dire « c’est mal », voyons comment l’addiction peut s’installer.

Si le cerveau entre progressivement dans cette posture de dépendance, c’est parce que le Smart répond à des besoins profonds. En voici 3 principaux, partagés par tous les humains.

  • Le besoin de connexion :

LE MOT du 21ème siècle. Objet connecté, humain connecté. A quoi voulons-nous être connectés ? Aux machines ? A l’univers sur mon tapis de yoga ? Aux 2 ?

 

  • Le besoin de nouveauté :

Pour créer de nouveaux schémas neurologiques d’apprentissage : le cerveau a besoin de nouveauté. A chaque stimulation nouvelle, une sensation de plaisir émerge, par libération d’endorphines. Chaque click, chaque mouvement du doigt sur un écran créé une nouvelle décharge de plaisir, ou de survie (impulsion émotionnelle face à un post facebook contrariant ). C’est pour cela que regarder son portable au réveil peut nous donner la sensation de nous stimuler pour sortir du lit. Et oui, c’est l’excuse que je me suis trouvée pour me réveiller stimulée le matin, j’avoue. Ma to-do list de la journée se dessine quand j’ai lu mes 1ers mails, j’ai mon plan d’action, je sens l’adrénaline monter. Ou pas…

 

  • Le besoin de variété :

Pour maintenir un degré de vigilance optimale, notre cerveau adore être stimulé par des informations d’origines diverses , de qualités diverses (par les différents sens), et surtout les informations qui demandent des résolutions de problème. Chaque solution trouvée va engendrer une décharge de plaisir. C’est ce que l’on retrouve dans le multitasking, ou l’art de faire plusieurs tâches à la fois, qui aujourd’hui nous montre bien ses limites en terme de concentration et d’efficacité sur le moyen terme. Pourtant, dans une lecture ayurvédique, c’est normal d’avoir besoin de stimulations informationnelles d’origine variée. Nous ne sommes pas qu’un cerveau qui reçoit de l’information et qui créé de la pensée. Nous sommes aussi un corps physique, sensoriel, émotionnel, énergétique, mental, expérimental, et spirituel. Toutes ces couches ont besoin d’être stimulées.

 

Questions qui me brûlent les lèvres face à ces 3 besoins.

A quoi ça sert d’être hyperconnecté à l’extérieur si je ne peux pas me connecter à l’intérieur ? Pour moi, un vrai objet connecté, ce serait un objet capable de me ramener à mes sensations intérieures, à mes connexions intérieures, pour mieux choisir mes connexions extérieures. La fameuse boussole intérieure. Ou le GPS intérieur. Cette sensation qui nous vient des tripes, qui nous fait ressentir quelque chose et qui ne passe pas par le canal du cerveau analytique. C’est un autre type d’information, que l’on sent, que l’on ne comprend pas forcément au moment du choix, mais qui a la saveur de cette autonomie, de cette puissance intérieure. Cette jouissance de la liberté. Notre capacité à choisir ce qui est bon pour nous, qui nous fait du bien, et qui fait sens dans notre histoire. Avec un grand H. En partant de nos besoins profonds. Et pas ceux dictés par la société de consommation.

Est-ce que la solution, c’est de tout couper avec l’extérieur ? Allez dans une grotte dans l’Himalaya. Et encore, vous risquez d’être poursuivis par les Smartphones des sâdhus qui méditent tranquillement connectés à notre monde moderne 😉

Et si nous utilisions cette hyperconnectivité externe pour mieux nous reconnecter à nos ressources internes ? Là c’est l’énergie de Ganesh qui m’inspire : et si nous voyons nos obstacles comme des opportunités pour grandir ? Ah, ce Ganesh intégratif…

Comment trouver d’autres manières de nourrir ce besoin de nouveauté ?

Et ce besoin de variété ?

 

Alors Doc LaLuna, quelles sont les solutions du Smart Junkie ?

J’ai tout essayé.

L’auto-interdiction. Pas de portable pendant une journée. Pas de portable au réveil…

La détox digitale. Très à la mode aussi. La peur pour les workoholics : le nombre de mails à traiter le lundi matin après la semaine de détox digitale. Crise cardiaque.

Les applis de respiration en conscience qui t’invitent à lever les yeux de ton écran toutes les 30 minutes et respirer dans ton ventre… Quand tu es en plein dans un délire créatif devant ton écran, ton petit doigt a envie de mettre en off l’appli respiration zen.

Au final, face à mes échecs, j’essaie plutôt de nourrir mes besoins de connexion, de nouveauté et de variété par d’autres moyens humains: des pratiques qui me ramènent à d’autres formes d’intelligences : corporelle, sensorielle, émotionnelle. D’autres temporalités que le digital. Plus organique, plus connecté à la nature, aux cycles, aux saisons. Et bingo ! Je suis une femme… Mon corps est calé sur des cycles. Et si ma boussole intérieure se trouvait dans mes cycles ? Ces cycles que j’ai tant rejetés quand j’étais ado… Et s’ils étaient le graal de mes super-pouvoirs?

Il y a quelques années, quand j’ai réalisé cela, tout a pris sens en moi. Comme si toutes les parties de moi avaient enfin trouver l’espace pour exister. Et faire la paix entre elles.

Si l’intelligence des cycles te parle, la rubrique et le programme en ligne #SMARTLADIES sont faits pour toi.

Autre point essentiel pour les Smart junkies que nous sommes : arrêter de juger. Et de se juger.

Surtout, sortir du binaire « c’est bien, c’est mal. ». On se culpabilise.

Du style : « C’est mal, tu as passé toute ton après-midi devant ton ordi. » A la place, je m’offre une heure de break dans la nature pour respirer un magnifique coucher de soleil par exemple. Car c’est normal d’être entrainé dans cette vague du numérique addictif.

Et à la maison, il est bon de se poser quelques petites règles de base : sécurité (éviter le smart phone en conduisant), à table (privilégier l’éveil sensoriel), au lit (que des humains dans le lit), aux toilettes (que des humains ici aussi)…

 

 

Et, innovons !

Inspirons nous de nos amis marketeurs de la tech pour nous reconnecter aux

mots « in » : une appli intuitive, interactive, innovante.

Et si nous cultivions nos 3 i ? Nos capacités intuitive, interactive, innovante ? Pour vraiment utiliser la techno au service du vivant ? Et pas l’inverse ?

Vers le smart human, ou l’humain (re)connecté à toutes ses ressources.

Pour moi, c’est cela la vraie définition de l’empowerment.

Mode d’emploi ? Good news, c’est le chemin que nous proposent toutes les sagesses anciennes ! Allons donc en prendre de la graine.

 

Développer ses capacités d’interaction :

Apprendre à identifier nos besoins profonds, les accueillir, les nourrir soi-même, pour ne pas dépendre d’autrui voire d’autre chose. Ce n’est pas un rejet de l’autre ou de l’objet, c’est lui donner sa juste place, à savoir un service qu’il va t’apporter quand tu as fait le point sur tes propres ressources.

Et c’est là que ça se pimente. C’est quoi un besoin profond ? Je me suis posée cette question la 1ère fois à 32 ans, dans un désert. Cela faisait 3 jours que nous marchions, quand un des accompagnateurs nous propose de répondre à cette question. En bon cerveau de médecin, je réponds dans ma tête la pyramide de Maslow (qui au passage, je n’ai même pas appris en fac de médecine, mais dans un séminaire de développement personnel quand j’étais déjà médecin). Réponse : besoins primaires. Et en médecine, et en santé de manière générale, on se focalise sur ces besoins primaires. Les besoins plus spirituels sont du ressort de… Pas de la médecine en tout cas. Une piste si tu veux aller plus loin : communication consciente, ou communication non violente. En apprenant à accueillir ses besoins profonds, les émotions sont comme des messagers qui nous indiquent qu’un besoin n’est pas nourri, et donc que nous avons la possibilité de mettre en place une stratégie pour nourrir nous même ce besoin. En reconnaissant ce besoin, nous allons entrer dans un monde d’interaction plus aligné, sans attente de l’autre qui va nourrir un besoin profond non conscient, et avoir un langage plus approprié pour formuler des demandes justes.

Cultiver son intuition :

Intuition… 6ème sens ? Ressenti qui ne passe pas par le canal analytique classique.

Je n’ai jamais compris comment un objet pouvait être intuitif … C’est magique !

Cerveaux humains, il est important de comprendre les différents niveaux de conscience pour comprendre ce qu’est une intuition. Quand le cerveau est en mode survie, ou reptilien, il n’a pas le luxe de se poser, d’être en observation, en contemplation et donc ouvert aux flashs intuitifs. Or nous serions plus de 80 % à être quasi non-stop en mode survie, ou survie améliorée avec le mental qui se raconte en boucle les mêmes histoires, les mêmes schémas de victime ou de sauveur, ou de bourreau. Et la vie Smart ne nous aide pas trop car elle nous bloque dans ces 2 fonctionnements de survie, de par son instantanéité. La rapidité de l’information qui circule dans un système smart, avec les imputs multiples (une info ouvre le champ à des milliers d’infos) fait nous restons dans nos conditionnements, et nous gardons une vision tunnelisée des différentes contraintes de la vie.

Or nous avons d’autres capacités cérébrales. Encore faut-il apprendre à calmer le cerveau reptilien. Et là, nous entrons dans l’écoute de cette petite voix intérieure, différente de la peur, qui est l’intuition. Elle ne vient pas d’une zone de survie, mais d’un endroit posé, calme, vigilant. D’un endroit qui nous inclut dans un grand tout, quelque chose qui nous dépasse, quelque chose d’immense. Des pratiques comme la méditation, ou une activité où l’attention est posée sur notre ressenti, sur nos 5 sens, comme de la danse, ou une marche en forêt, sont des moyens de développer notre intuition, notre créativité, et notre capacité à choisir l’action alignée, plutôt que la réaction, qui elle est plutôt binaire (j’attaque ou je fuis) et donc limitée.

 

Laisser émerger l’innovation :

Un mot qui passe bien à toutes les sauces en ce moment… Pour moi, un objet qui crée un nouveau besoin et qui n’aide pas l’humain à se reconnecter à ses propres besoin n’est pas innovant. Il te pompe des infos, te dit ce que tu dois faire, mais ne te rend pas intelligent. Par contre tu le rends intelligent. Alors, comment devenir innovant ? Quelques équipes dédiées à l’innovation de grands groupes expérimentent des espaces d’innovation, et le constat est toujours le même. On ne peut pas forcer l’innovation. Pour trouver des solutions nouvelles, il faut sortir du niveau de conscience qui a engendré le problème, comme dirait Einstein. Et pour cela, on revient à débrancher du temps digital, pour ralentir, sortir de la vision tunnellisée de nos quotidiens hypersmart, se reconnecter à la nature, à ses capacités sensorielles, relationnelles… Les approches d’intelligence collective sont des exemples concrets de nouveaux modes de fonctionnement innovants car ils posent des cadres différents de nos cadres linéaires classiques type réunion de brainstorming/Feuille de route/ Compte-rendu/To do-list, dans nos espaces de travail classiques (murs gris, tours de la défense…)

Pour innover, vous devez accepter de sortir de votre zone de confort linéaire pour découvrir des territoires aux contours inconnus. Et cela demande d’être bien ancré à l’intérieur de soi, tout en restant curieux et ouvert. Une véritable gymnastique Tête/Cœur/Corps. Entre monde extérieur et monde intérieur.

 

Résumé :

Avant, le Cyber-espace, virtuel, science-fiction. Puis le numérique, le digital, le connecté, ça y est, nous avons ouvert notre milieu intérieur à cette nébuleuse du Smart.

What’s next ? Et le vivant dans tout ça bordel ???

La course aux infos extérieures, mais quid des infos intérieures ???

 

Nathalie Geetha #DocLaLuna

A votre service ♥

 

 

 

 

 

 


 Vous aussi vous avez été piqué(e) par la mouche du féminin ? Vous avez envie de vous lancer, mais avez besoin d’un guide, d’un manuel ?

         J’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Il n’y a pas qu’un guide, mais une infinité de ressources!!! Nous vivons une période très riche en exploration de nos ressources au féminin. Une période où nous pouvons faire des ponts. Et intégrer. La tête, le coeur, le corps. L’action et la contemplation. Le féminin et le masculin. La matière et l’invisible. Encore faut-il explorer ses opposés en soi, déjà pour commencer cette oeuvre d’art. Posons ce constat de départ avant de continuer à suivre la mouche (du féminin).

Le féminin, c’est les femmes, et le masculin, les hommes?

No no no… Les mots « féminin » et « masculin » sont des termes employés pour donner une coloration à des faits. Nous nous inspirons des sagesses anciennes, comme les polarités Yin et Yang, ou le soleil et la lune. Tout phénomène vivant est nourri de ces 2 polarités. C’est ce qui créé la tension, l’étincelle de vie.

Les qualités du féminin sont:

  • La lenteur
  • La douceur
  • La contemplation
  • La récupération
  • Le froid
  • Le système nerveux sensoriel et sensitif
  • L’écoute de l’invisible

 

Les qualités du masculin sont:

  • La rapidité
  • La force
  • L’action
  • L’effort
  • Le chaud
  • Le système nerveux moteur et analytique
  • L’observation de la matière

Donc que l’on soit homme ou femme, nous avons besoin de ces 2 polarités.

Mais dans la société dans laquelle nous vivons, nous privilégions l’aspect yang, masculin, par une immersion dans un espace perpétuel de bataille, de lutte, de concurrence, de course contre la montre. Vivant dans cet écosystème, nous sommes entrainés inconsciemment dans cette hyperpolarité, ce qui fait que l’homéostasie n’est plus respectée, et que nous incarnons un masculin en survie, non aligné, et non soutenu par un féminin.

Alors que faire? Retourner à la préhistoire? Non… Nous pouvons tout à fait réinvestir notre féminin et notre masculin au 21ème siècle, connectés à nos portables et autres gadgets numériques. En revenant  à notre corps. Nous reconnecter aux cycles de la nature, investir nos facultés sensorielles souvent négligées dans nos vies speed et hyperconnectées. Et là où nous les femmes avons un bonus, c’est que nous avons un utérus, et des ovaires qui sont le siège de ce féminin. Des organes qui nous rythment à la lune. Comme une mélodie invisible.Une mélodie qui nous connecte non seulement aux éléments de la nature, mais aussi à nos lignées de femmes, et au sacré. Je vous laisse avec la merveilleuse Christiane Singer qui résume bien ce que nous traversons en tant qu’humains, et comment c’est peut-être la beauté, et l’amour, qui nous permettront de traverser toutes ces crises, et pas les technologies…

 

Qu’est-ce que les cercles de femmes ?

Vous en avez sûrement entendu parler… Un moyen de se reconnecter  à son féminin, c’est à travers un cercle de femmes. Pour avoir vécu ma 1ère vie professionnelle avec une majorité de femmes (à l’hôpital) puis ma 2ème vie professionnelle qu’avec des hommes (pompiers de Paris), on peut dire que j’ai fait tous les extrêmes. Mais pas encore ce qu’allait m’offrir un cercle de femmes. Cette connexion, cette évidence, cette chose qui nous relie toutes, au delà des égos, des batailles de pouvoirs, de séduction. Une connexion qui se sent dans le ventre. C’est dans un cercle que j’ai appris, ou plutôt senti le mot « sororité ». Et oui, la fraternité fait partie de notre patrimoine culturel, mais pas encore la sororité. Si l’expérience vous tente, cherchez dans votre région un cercle de femmes. Je pense que vous serez agréablement surprise de ce rendez-vous avec vous-même, à travers un cercle.

A Paris, les cercles que j’ai vécus…

  • Les tentes rouges, animées par  Camille Sfez
  • Moon Sisters Paris, par Alexandra Fryda
  • Les moon lodges, par Claire Lunafemina

 

Être qui je suis, qui tu es, qui nous sommes. Simplement. ♥

 

Voir la Biblio #SexySmartSpirituelles de DocLaLuna: JE RENTRE !

 

Découvrir les masterclasses gratuites: J’ARRIVE !

 

Vibrez avec Christiane: OUI !!!

 

 

 

 


 #DOCLALUNA EXPLORE LES DESSOUS DE L’UTERUS. 

Qu’y a-t-il derrière cet organe mystérieux?

Au delà de la définition médicale, voici un partage sur le ton de l’humour pour nous faire réfléchir à la vie, à nos ressources de femmes, aux cycles de la nature…

Vos commentaires sont les bienvenus!!!

EN VIDEO, C’EST PLUS VIVANT !

 

 

Image: By The Art of Miss Amanda Ruiz

#DocLaLuna @NathalieGeethaBabouraj, créatrice de l’iSi

 


WHO IS #DOCLALUNA ???

Voilà! Pour ce nouveau cycle, après une méditation de la nouvelle lune, et quelques mois de pèlerinage intérieur, j’ai senti comme une couche, une interface fondre. C’est à la fois un peu douloureux de laisser partir quelque chose, et aussi délicieux. De l’espace pour laisser la vie circuler dans les interstices, avec une ré-actualisation de mes besoins, de mes envies, de mes projets.

Et cette fonte de l’interface se manifeste par l’envie urgente d’écrire, de partager, de manière encore plus juste, encore plus près de qui je suis. Ma peur d’être rejetée est remplacée par la joie d’être accueillie dans ma singularité. Et cette re-naissance se traduit par l’envie d’ouvrir une nouvelle rubrique de ce blog. Les chroniques d’une voyageuse des mondes vont se poser, se matérialiser, s’incarner pour une durée indéterminée par #DocLuna, une médecine plus à l’écoute du vivant. 

Pourquoi un pseudo ?

J’ai été danseuse semi-professionnelle pendant 10 ans, à côte de mon métier de médecin.  En troupe, puis en solo, sur les planches bollywood, orientales, puis burlesques parisiennes, et mon nom de scène de l’époque, Emma La Luna, m’était apparu, comme une évidence murmurée à mon oreille, un soir à la station de métro Madeleine avec mon amoureux du moment.  J’étais fascinée par la lune, sans comprendre vraiment pourquoi, mais cette attraction pour cet astre m’a permis de découvrir une facette de ma féminité que j’avais pas laissée s’exprimer jusque là. Les mystères  de la lune m’habitaient sur scène, et me permettaient de braver mes propres interdits.  Plus tard, je découvrirai l’impact de la lune sur nos cycles de femmes, sur l’équilibre entre le féminin et le masculin, et elle deviendra ma muse. L’artiste rencontre la chercheuse.

Encore un masque ? Ou une mise à nu ?

Je le vois plutôt comme une ouverture vers l’intime. Dans l’énergie de #DocLaLuna, je m’autorise à être qui je suis, et ne pas répondre à une demande extérieure qui a déjà une attente particulière, qui veut plus ou moins consciemment recevoir une validation scientifique, médicale, technique, de par ma casquette de médecin. Oui, je suis médecin, oui j’ai prêté serment, et oui je suis persuadée que la médecine conventionnelle permet de sauver de vies, alors pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté dans une situation de maladie ? Mais je ne suis pas que cela. Ce chemin de la santé intégrative que je parcours depuis presque 15 ans m’a permis d’explorer comment allier progrès technologiques et sagesses anciennes. Mes conditionnements de médecin m’ont amenée à créer un institut pour former et promouvoir cette approche innovante, à rencontrer des personnes  inspirantes, que ce soit de la médecine conventionnelle ou des médecines alternatives et complémentaires. L’intention de l’iSi est de créer des ponts. Aujourd’hui, je réalise que cette exploration intégrative « extérieure » m’a aussi ouverte à l’accueil de mes facettes intérieures. Un élan viscéral à faire des ponts entre toutes les parties de moi. Encore une fois, l’expérience de mon macrocosme  rempli d’énergies opposées  m’a emmenée à explorer les opposés de mon propre microcosme. La femme perfectionniste a rencontré la femme empathique, la femme intuitive, la femme sauvage, la femme sorcière, et bien d’autres encore. Pas facile au début de les faire dialoguer ensemble. Une sensation d’éparpillement, de complexité, de chaos. L’une qui a envie de prendre le pouvoir sur les autres.  Des manifestations émotionnelles variables, imprévisibles… Et ce n’est pas toujours facile même aujourd’hui. Mais je me sens  apaisée, et ok avec ce qui est.  Cette introspection interactive, dynamique et confrontée à l’extérieur m’a permis d’apprendre à m’accueillir complètement, avec amour, sans jugement, dans une temporalité cyclique, comme un parent le fait naturellement avec son bébé. En écrivant ces lignes, je réalise que toutes ces forces intérieures sont à notre disposition et que, pris dans nos guerres intérieures, et extérieures, le besoin de se faire accepter, (y compris dans les milieux des médecines alternatives et complémentaires, et du développement personnel) nous oublions de les accueillir. Oui, je suis tombée dans les jeux de l’égo à répondre à cette demande de rentrer dans une case technique, pour justifier un article, un propos en lien avec la santé intégrative, une intervention… Je trouvais le moyen de me dire que c’était pour la bonne cause. Mais aujourd’hui, cela ne sonne plus juste pour moi.

L’autre intention que je pose derrière Doc Luna, c’est de créer un personnage, un archétype, une énergie accessible à tous ceux qui sentent le besoin de se reconnecter à leur guérisseur intérieur, la partie de nous qui sait ce qui est bon pour nous. Le soleil pourrait être la force qui nous amène vers l’extérieur, à poser nos actions, nos analyses. Et la lune, cette force qui nous ramène à l’intérieur, pour écouter ce qui vibre dans l’intimité de notre univers intérieur, singulier et unique.

De quoi ai-je envie aujourd’hui?

En tant que professionnelle de la santé, ce qui vibre pour moi c’est de transmettre cette capacité à sentir le vivant en nous, d’oser explorer de nouveaux sentiers, de sortir des dogmes, de sortir des classifications, des raisonnements linéaires, que l’on parle de médecine conventionnelle ou de médecine complémentaire. Et oui, nos cerveaux du 21ème siècle sont si conditionnés en mode « linéaire » que l’on a transformé un art de vivre pluri-millénaire, comme l’ayurveda en diagnostic de profil, suivi d’une fiche de To-do list et de Don’t do list. Il suffit de surfer sur internet, ou de lire un article dans les médias pour tomber dans le piège de la linéarité. J’ai la sensation de replonger dans mon cabinet médical en mode pyramidal avec le soignant qui devient le sachant et qui transmet de manière verticale son savoir à une personne qui devient un patient passif. Patient qui va appliquer à la lettre les consignes dictées par le thérapeute. Ce n’est plus une prescription de médicaments, mais une prescription de plantes, de postures de yoga, de fiches recettes… Oui, c’est mieux, mais où est l’empowerment dedans? Pour moi, ce peut être une étape intermédiaire intéressante, un cadre, une transition. Et après? On a repris des modes de pensées et de fonctionnements restrictifs, comme en médecine conventionnelle. On remet notre capacité à faire des choix, à répondre (response-ability) à l’autre. Dommage de ne pas profiter de toute la partie de l’ayurveda qui nous reconnecte à notre boussole intérieure. Et oui, l’essor occidental de cette sagesse ces 10 dernières années notamment grâce aux médias fait qu’on ne s’intéresse qu’à une goutte de tout l’océan de l’ayurveda, avec notre prisme de perception très limité au raisonnement linéaire. Dommage d’oublier l’océan derrière la goutte ! Pour moi, l’ayurveda est évolutif, il s’adapte, à nos comportements d’êtres humains du 21ème siècle, et créé notre inconscient collectif de demain. C’est ce qui fait toute sa magie. Je ne remets pas en cause mes confrères ayurvédiques et leur art. Je pense que nous ouvrons de nouvelles portes qui permettent d’ouvrir le champ des possibles. Mais il est important d’avoir conscience des vieux bagages de notre société que nous trimballons dans ce nouveau monde qui vient. Et surtout de ne pas se limiter à ce qui s’apprend dans le banc des écoles. Oser cultiver son discernement, vis-à-vis de sa discipline, et du reste, et offrir cet espace de discernement et de créativité à la personne que l’on accompagne fait partie des missions du thérapeute.  Les deux cas cliniques qui suivent sont écrits avec humour, et amour. Je me permets de les partager car j’ai été la première à répliquer mes schémas conditionnés avant de réaliser qu’il était temps de casser des boucles karmiques.

Vata, Pitta, Kapha… Sortez des cases !

Vous avez sûrement entendu parler des dohas. Les 3 tempéraments principaux en ayurveda. Depuis toute petite, on m’a dit que j’avais un tempérament de feu, Pitta, avec un peu d’air, Vata.  Et j’en étais fière, je me voyais comme une battante, une élève excellente, promise à une carrière de femme libre et indépendante. C’est drôle, mon corps portait ce feu dans mon estomac, avec des brûlures bien invalidantes. Donc lors de mes premiers bilans ayurvédiques, on m’a prescrit des traitements pour calmer cet excès de feu, on m’a conseillé des épices et autres ajustements nécessaires, ce que j’ai fait. Et mes symptômes ont bien diminué. D’ailleurs, j’ai commencé à explorer l’ayurveda de manière professionnelle suite à cette amélioration personnelle. Pourtant, au fur et à mesure des années, je sentais qu’il me manquait quelque chose. Comme une partie de moi que je ne voyais pas. La femme douce, maternante, aimante. C’était symbole de fragilité pour moi, et de danger, ayant grandi dans un pays où la condition de le femme était rudimentaire. En explorant différentes approches intégratives, j’ai réalisé que j’avais délaissé mon eau, Kapha, mon féminin, qui accueille, qui nourrit, qui se régénère. En transformant mes croyances vis-à-vis de cette eau, j’ai accueilli cette  force qui allait m’aider quelques mois plus tard pour lâcher mon ancienne vie de médecin militaire et me lancer dans l’intégratif, en osant exprimer toutes mes forces, tous mes doshas. Du coup aujourd’hui quand on me demande de faire un diagnostic ayurvédique à une personne, je n’ai pas envie de l’enfermer dans une case.

La technique c’est bien, l’humain, c’est mieux !

Le syndrome de la carte d’étudiant chronique, vous connaissez? Bienvenue au club! Formation à tel massage, puis encore un autre type de massage, et et autre… Nous accumulons des diplômes – parfois de simples bouts de papier – qui viennent nourrir notre besoin de reconnaissance, de légitimité. Avec un peu de chance et de popularité, on participe à la rédaction d’un article sur les bienfaits du massage. Et dans le panneau! Pour répondre à la demande journalistique, on entre dans des cas cliniques, des astuces à donner aux lecteurs, des simplifications parfois trop rapides (mais vous comprenez, on n’a qu’une page), et on se retrouve avec des messages tronqués, parfois réducteurs et trop schématiques. Ce qui me plait moi, quand je vais me faire masser, ce n’est pas la technique du masseur. C’est sa présence. Son ancrage qui m’inspire confiance. L’amour qu’il met dans ses mains et qui fait circuler mon énergie. Et cela, ça ne s’apprend pas toujours dans les écoles de massage.

Médias… Mon amour!

Ma relation  avec les médias a évolué en 10 ans.. Quand j’étais médecin militaire on m’a beaucoup sollicitée pour des articles sur la santé et les approches intégratives. Bref, je rentrais bien dans la case, et tout le monde était content. Puis quand j’ai créé l’iSi, les médias ont continué à me solliciter pour donner du crédit scientifique  à leur contenu. Et parfois je me sentais censurée. De mon propre chef parfois. « On attend de moi des réponses carrées, scientifiques,  techniques », donc je donnais ce que je pensais que l’on attendait de moi. J’avais  l’impression que le travail était déjà pré-mâché, il ne me restait plus qu’à valider. Donc impossible de remettre en question les choses, questionner, sortir de sa zone de confort… Depuis un an, avec la sortie de mon livre « Ma détox ayurvédique colorée », je me lasse un peu  d’avoir toujours les mêmes questions sur la détox, sur les doshas de l’ayurveda, sur les postures à faire en cas de tel ou tel symptôme… Je n’arrive plus à répondre de manière générique et symptomatique, ça me limite, ça m’étouffe presque. Pourtant, les journalistes sont persuadés que c’est ce que leurs lecteurs recherchent. Chaque histoire est tellement différente, unique, sensible. C’est cette sensibilité que j’ai envie de partager. En découvrant l’article d’une amie yogi sur la maternité, j’ai réalisé à quel point c’est de cela dont j’avais besoin comme lectrice. Un partage sensible, qui vient de l’intérieur, et pas des techniques pour optimiser l’accouchement, que je peux trouver facilement sur internet. Et une petite voix intérieure m’a dit il y a quelques jours « Et pourquoi tu attends des médias? Tu as des personnes qui te suivent sur les réseaux sociaux, sur ta mailing list,ton blog,  tu as internet, tu t’es extraite de la vie parisienne  et tu t’offres du temps pour toi, alors pourquoi ne pas lancer ton propre média? » Moins d’intermédiaires, plus d’authenticité, d’alignement et de vrais partages! Et voilà, #DocLuna est née!

Alors voici  les objectifs du blog #DocLuna:

  • Créer un espace de partages sur des sujets de santé intégrative , avec les directs #DocLaLunaLive pour interagir avec vous et aborder sous forme de petites vidéos de 5 minutes max des thématiques telles que l’empowerment, les pédagogies nouvelles, les infos autour de la santé pour apprendre à décoloniser nos imaginaires dans cette jungle de l’info…Les prochaines thématiques, inspirées des questions fréquentes que je reçois des personnes qui me suivent:  Les dessous du jeûn, Quel yoga pour moi? Je veux faire une cure ayurvédique! C’est quoi l’empowerment selon l’ayurveda? Des sujets sur la santé de demain, Smart junkie et Le karma 4.0… Et d’autres thèmes que vous pourrez me proposer.
  • Mettre en avant ma pédagogie intégrative par l’expérience, que je propose déjà en présentiel dans #LABULLE, mais aussi dans les #DocLunaLive. Quand on se penche sur la question des apprentissages, que ce soit à la lumière des textes anciens, ou des neuro-sciences, nous sommes un être intégratif, et un apprentissage profond et transformateur passe par le  » THINKING  FEELING  ALLOWING DOING » soit « J’enregistre l’info, je ressens, je laisse décanter, et je fais ». Dans notre monde hyperconnecté où tout va très vite, on court du THINKING au DOING, en zappant le FEELING ET ALLOWING. Bilan des courses: surmenage, fatigue, stress et effet inverse de celui attendu ! Notre corps n’a pas eu le temps d’intégrer l’information dans la chair. Alors comment faire pour créer une pédagogie intégrative ? Les 3i… Imiter/Infuser/Innover, que l’on expérimente aussi dans mes ateliers et mes formations
  • Sensibiliser les femmes, et les hommes aux cycles de la nature, et aux cycles en nous. Quand j’ai découvert l’univers symbolique du féminin et du masculin, et l’impact de nos hormones sur notre quotidien, et comment nous avons en nous des repères singuliers, j’ai été scotchée. Comme si toutes les parties de moi avaient enfin trouvé un langage commun pour communiquer et s’allier entre elles, sans devoir se caler sur les fluctuations extérieures. Enfin mon fonctionnement cyclique et non linéaire était reconnu et même expliqué physiologiquement, et partagé par d’autres femmes, depuis des siècles!
  • Et tous ces évènements gratuits donneront naissance, pour celles qui souhaitent aller plus loin, à une formation  en ligne sur 9 mois qui commencera à la rentrée 2018, une joyeuse synthèse de mes  expérimentations depuis ces 15 dernières années auprès de mes patients, puis de mes stagiaires, et bien sûr que j’ai expérimenté sur moi. Les grands axes sont déjà posés, mais j’ai aussi envie de co-créer avec les futures participantes. Je proposerai régulièrement des mini-sondages pour faire évoluer le contenu, mais aussi la logistique (comme les titres, les formats, les coûts…) aux personnes intéressées sur ma page facebook

Cet article est assez long pour un article de blog, je vous remercie de m’avoir lu jusque là, c’est un exploit quand on sait que notre attention diminue sur internet au bout de la 1ère minute de lecture! Mais il me semblait essentiel de poser les bases de ce nouvel élan de blog, afin de le laisser s’épanouir joyeusement. Les prochains articles auront une version écrite, beaucoup plus courte, et sa version vidéo ou audio, pour varier les canaux sensoriels.

Nous vivons une période riche en possibles. Et si ce monde chaotique, avec la perte des repères classiques était un cadeau, pour  créer son présent, aligné avec ses valeurs profondes, et vibrant dans chacune de nos cellules? Encore faut-il être prêt à sortir de sa zone de confort, prendre conscience des limites de nos schémas conditionnés, et cultiver son sage intérieur. SI vous vous sentez appelé(e), je vous dis à très bientôt sur facebook et la chaîne Youtube de l’iSi. Abonnez-vous pour recevoir les webconférences et les #DocLaLunaTV gratuits! 

 

Le WHY de DocLaLunaTV en minibulle: une vidéo de 5 minutes ici!

 

 

#DocLaLuna @NathalieGeethaBabouraj, créatrice de l’iSi

 


Photo By Nathalie Geetha

Printemps = Régénération = Nouveau Rituel !

Durée de la lecture de l’article: 4 minutes max

Durée d’une sieste méditative: 12 minutes 

J’aime le printemps. Les sens se réveillent après une phase d’hibernation, la sève monte, la luminosité fleurit et les sourires dansent sur les visages. Vous sentez les parfums de la nature qui vous chatouillent? C’est normal, votre nature intérieure se réveille aussi! Mais notre organisme est encore entre deux eaux. Entre l’énergie de repos de l’hiver et la pétillance de l’été. Dans cette transition, si nous avons accumulé de la fatigue, le corps (et la tête)  peut être surchargé. D’où les classiques exacerbations d’allergie au printemps, rhumes, conjonctivites… Nous entrons dans la phase de l’eau de la nature qui se réveille, et nous aussi sommes soumis à cet excès d’eau. D’où les techniques de détoxification de l’ayurveda ou de la médecine chinoise pour nous alléger. Un autre point essentiel de notre équilibre dans cette transition est la qualité de notre sommeil. Qui va avoir un impact sur notre la qualité de notre veille. Et pas toujours facile de pénétrer dans le royaume de Morphée. A l’inverse, difficile de résister à l’appel de la sieste après le déjeuner. Il faut parfois lutter pour franchir le cap des 16h, après avoir enchainé café sur café. Qui perturbe notre prochain cycle de sommeil.

Voici un petit rituel très simple à mettre en place, pour continuer à créer cet espace de régénération de votre cerveau et de votre corps:

La Sieste éclair, ou encore la sieste éclaire, la powernap, ou la sieste méditative.

Cap? Pas cap? Vous pensez que ce n’est pas fait pour vous ? Si vous vous endormez, c’est pour plusieurs heures ? Impossible de vous détendre au travail? Et bien, la beauté de ce rituel, c’est qu’il peut se faire de partout, même dans votre voiture, puisqu’il se fait assis. Comme le faisait Dali, avec une cuillère. Il disait que ce rituel lui permettait de stimuler sa créativité l’après-midi. Les astronautes de la NASA, les militaires, et même les employés de grosses entreprises au Japon s’y mettent.

 

Les 5 bénéfices de la sieste méditative: 

Stimuler sa créativité et sa mémoire: comme Dali, en fin de matinée, on commence à tourner en rond dans la tête. Et pour sortir de la roue du hamster, rien de tel qu’une pause sensorielle.

Être plus focus: après avoir laissé le mental vadrouiller en toute liberté, il sera plus disponible pour se focaliser sur une nouvelle tâche de l’après-midi.

Améliorer la digestion: en effet, si vous êtes en mode activité cérébrale juste après le déjeuner, la digestion va se faire en mode « rapide », peu efficace, voire même en mode stress. Votre tube digestif va faire au plus urgent: récupération des glucides, et mauvaise métabolisation des autres nutriments. Cette digestion d’urgence peut causer des ballonnements, voire des indigestions.

Récupérer d’une dette de sommeil: si vous souffrez d’insomnies depuis longtemps, il y a de grandes chances que votre cerveau et votre corps fonctionnent en mode « Survie » car n’ayant pas le temps de se régénérer. La sieste méditative peut aider à reconstruire un pattern de sommeil plus optimal

Meilleure immunité: en ré-équilibrant les axes sympathique et parasympathique du système nerveuxnous baissons notre stress et favorisons notre immunité.

 

Mode d’emploi, plus efficace après le déjeuner (baisse naturelle de la vigilance car notre énergie se concentre dans le tube digestif)

• Choisissez un lieu où vous ne serez pas dérangé pendant 15 minutes, et munissez vous d’un trousseau de clés

• Installez vous sur une chaise confortable, en posture de l’adolescent (Quoi ? Ne réfléchissez pas trop, demandez à votre adolescent intérieur 😉

• Si cela vous fait du bien, enlevez vos chaussures

• Mettez l’anneau du trousseau dans votre index et vous allez laisser pendre sur les côtés vos 2 bras

• Prenez le temps de sentir les points de contact des pieds avec le sol, du corps avec la chaise

• La respiration s’installe dans tout votre espace intérieur

• Et lassiez-vous guider par ma voix… Laissez vos clés suivre leur chemin, pas besoin de résistance. La détente psychique nait de la détente musculaire

Alors, comment vous sentez-vous ?Prêt pour continuer votre journée ? Prenez le temps d’observer votre ressenti durant la journée, et observez aussi la qualité de votre sommeil. En une semaine, si vous faites une sieste méditative tous les jours, votre cerveau va enregistrer comme un réflexe cette habitude, ce qui fait que vous n’aurez plus besoin de vos clés ni de ma voix.

 

ENVIE DE VOUS Y METTRE ? ABONNEZ-VOUS A LA CHAINE YOUTUBE DE L’iSi ET RECEVEZ LE PROGRAMME DES 7 SIESTES MEDITATIVES (UNE POUR CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE) INSPIREES DES 7 LOIS SPIRITUELLES DU YOGA DE DEEPAK CHOPRA → JE M’ABONNE !  ON COMMENCE LE LUNDI 9 AVRIL !

♥ A LA RECHERCHE D’AUTRES RITUELS SENSORIELS ? #MADETOXAYURVEDIQUECOLOREE ET SON CD DE 7 MEDITATIONS COLOREES VOUS ATTENDENT EN LIBRAIRIE ET SUR INTERNET →MA DETOX AYURVEDIQUE COLOREE

♥ COMME CE RITUEL PERMET DE BOOSTER SA CREATIVITE ET SA MEMOIRE, NOUS PRATIQUONS LA SIESTE MEDITATIVE DANS #LABULLE, LA FORMATION SUR LA SANTE DE DEMAIN DE l’iSi. VOUS VOULEZ EN SAVOIR PLUS ? C’EST ICI →#LABULLE


Photo By Pascal Proust, Guadeloupe

Bonjour chers explorateurs et exploratrices du monde intégratif!

 

Vous avez remarqué? Pour ce printemps, l’iSi fait peau neuve.

Avec un nouveau site. Un nouveau logo. Une nouvelle formation, #LABULLE, un nouveau livre et un tout nouveau programme en ligne. Sans compter mon nouveau chez moi 8 mois dans l’année: la Guadeloupe!

Bref, je ressens de nouvelles pousses émerger après cet hiver, et des choses qui étaient en hibernation depuis plusieurs années sortent du cocon. C’est le principe des cycles. Parfois, on peut avoir l’impression de tourner en rond, ne pas arriver à bout de ses projets, mais c’est une évolution en spirale, et pas en mode linéaire. Cela fait partie d’un monde et d’un cerveau plus intégratif, qui apprend par l’expérience, l’imitation, l’infusion. Et de là émerge l’innovation. Et l’intuition (Vive les « i »)

J’ai  envie de vous partager cette expérience que j’ai faite pour résumer les activités de l’iSi depuis 5 ans en une image et me nourrir de ce nouvel élan créatif et épuré du printemps. L’avantage principal de ce rituel, c’est d’observer comment la nature est bien faite. En posant ses intentions, en cultivant l’attention et la patience, et sans tension. Un jour, la petite pousse émerge, presque sans effort. Elle n’était pas forcément celle que l’on espérait, mais c’est encore mieux!

Je me suis reconnectée aux souvenirs, aux sensations de mes 5 derniers printemps. Et comme ma mémoire s’est prise au jeu, je suis remontée bien plus loin. Après ce jeu, je me suis sentie revigorée, comme si tout était à sa juste place. Comme une maman qui accueille son bébé inconditionnellement. Magique!

On commence? Si vous avez 1h ce weekend, je vous conseille vivement ce rituel de printemps !

Après une balade sensorielle dans un parc, ou dans la nature, et un petit exercice de respiration ou de méditation, prenez le temps de remonter à votre dernier printemps. Où étiez-vous? Avec qui? Qu’est-ce qui vous portait à l’époque? Professionnellement? Relationellement? En accueillant avec bienveillance, voyez si vous pouvez remonter un printemps avant. Puis encore un autre. Même si cela commence à devenir flou, continuer ce voyage temporel, dans les sensations plus que les idées et contenu de la mémoire. Amusez vous à accueillir le contenant. Les interstices. Qu’y a-t-il dans ces espaces suspendus ? Et si nous renaissions à nous-même à chaque printemps ?

Si vous avez envie de poser l’expérience sur un papier, ou tout autre média, allez-y! Belles explorations à vous!

Et pour les chercheurs d’inspiration, voici mon partage…

Printemps 2017. J’étais en train d’accueillir le soleil de région parisienne dans un gîte magnifique. Je me lançais dans mon entreprise viable depuis 3 mois, en train d’affiner mes offres. Je cherchais un chez moi à la campagne, à quelques heures de Paris, pensant être dépendante de cette ville. L’avenir me prouvera le contraire. Mon 1er livre va bientôt sortir…

Printemps 2016. Plus difficile de me souvenir. Période plus floue. Sensation de ne pas avancer, malgré une multitude de projets inspirants

Printemps 2015. Eclosion dans une énergie du féminin. Je découvre des pratiques de sororités, de cercles de femmes, de reconnexion à l’énergie de la lune. J’intègre une temporalité plus douce, plus à l’écoute de mes cycles. Je termine un cycle professionnel avec l’iSi et un centre parisien.

Printemps 2014. Fin du cycle conventionnel chez les pompiers de Paris. Je me sens portée par une force, qui m’amène à partir aux Etats-Unis, sans date de retour, pour aller explorer des pionniers en santé intégrative, et suivre la formation de Deepak Chopra. Envie d’en faire un documentaire.

Printemps 2013. Je sens que ce sera ma dernière année de médecin « classique » chez les pompiers. Mais je ne sais pas ce qui m’attend. J’apprends donc à cultiver l’incertitude, et à explorer la notion de sécurité intérieure, pour dire au revoir à ma sécurité extérieure.

Printemps 1998. Lycéenne à Pondichéry. Diana et Mère Thérésa viennent de mourir. On passe en boucle leurs oeuvres humanitaires. Jusqu’à ce moment, quand on me demandait quel métier je voulais faire, j’allais chercher dans mes passions: voyager, étudier le vivant, et dans mes conditionnements familiaux: docteur ou ingénieur. Cette année-là, j’ai senti que je pouvais avoir un impact dans le monde, et combiner mes passions et choisir un métier qui me permette de vivre financièrement.  Ma fibre intégrative, avec le ET plutôt que le OU était née…

 

 

 

CET ARTICLE VOUS A PLU? SERIEZ-VOUS INTERESSE PAR DES ARTICLES EN VERSION ECRITE ET AUDIO? CELA FAIT PARTIE DES NOUVEAUTES QUE JE SOUHAITE DEVELOPPER. FAITES LE MOI SAVOIR EN LAISSANT UN COMMENTAIRE !

 


Ma lettre de gratitude à l’année 2017…

          MERCI.

5 petites lettres qui paraissent anodines.

Pourtant elles nous ouvrent un espace.

Où la tête, le cœur et le corps se connectent.

          La gratitude est un sentiment puissant décrit dans différentes sagesses anciennes, mais aussi dans les neuro-sciences modernes. Stimulation de notre sérotonine (neurotransmetteur de la bonne humeur), de nos endorphines (pour calmer les douleurs), de notre immunité et de nos hormones. Bref, s’il y a une chose à retenir, c’est de ne pas s’en priver !

         En cette fin d’année intense, j’ai envie d’exprimer cette gratitude à des personnes, mais aussi à la nature, et de manière plus générale à la vie. Terminer un cycle dans cette énergie nous permet de faire de la place, afin d’accueillir en ouverture la nouvelle année.

         A la fin de cet article je vous proposerai donc des travaux pratiques pour vous accompagner dans votre passage…

        Chère année 2017. Quelle farceuse !

Si l’année dernière à cette heure-ci j’avais su ce que tu me réservais, je ne t’aurais pas cru.

Mon métier de formatrice/consultante à l’iSi se lançait dans le concret, et commençait à se stabiliser, avec des fiches de paie (ça faisait 3 ans que j’étais une « suspendue économique »), un livre qui allait bientôt naître, une histoire d’amour de 3 ans pour laquelle nous étions passés à l’envie de trouver un petit chez nous à la campagne, avec un autre couple d’amis chers. Aujourd’hui, je suis entre 2 escales, entre 2 mondes, avec pour maison ma valise,

depuis 7 mois, et mon cœur qui palpite entre Pondicherry, Paris et Pointe-à-Pitre …

        2017 : je te remercie pour…

J’ai tout d’abord envie de remercier mon corps, ma maison, qui me porte malgré cette instabilité de surface. Sa résilience, son ouverture, sa curiosité. Je ne serai pas là sans toi.

Puis j’ai envie de remercier mes émotions. Toutes mes émotions.

Qui m’ont permis d’accueillir ces grands chamboulements, sans m’y accrocher, ni m’enfuir.

Dans notre société baignée dans le développement personnel, souvent on parle d’émotion positive à cultiver, comme la joie, et d’émotions négatives à « anesthésier », comme la peur, la tristesse, la colère, le dégoût. La vie m’a montré que je pouvais aussi me laisser traverser par ces émotions, en conscience, en valeur absolue, pour transformer leurs énergies en création. Afin de toucher du cœur la vraie sensation de plénitude.

        Merci mon dégoût. En fin d’année dernière, j’ai choisi de terminer l’écriture de mon livre dans une retraite de méditation au village des pruniers, dans le sud de la France. Dans un article sur le sujet, j’explique comme l’émotion « dégoût » m’a permis de me reconnecter à l’énergie primitive de mes tripes, et à donner de la profondeur à mon livre sur ce qui me révoltait depuis mon adolescence, et comment j’en suis venue à ce que je fais aujourd’hui.

        Merci ma colère. Dans la foulée, tu as suivi ton amie « dégoût », car je n’ai pas pu publier cette partie chère dans mon livre qui m’était venue comme une inspiration quasi automatique durant ma retraite méditative. Je t’ai transformée en énergie plus douce, et plus durable dans le temps. Je savais que tu ressurgirais plus tard, comme essence de mon 2ème livre à venir. En t’acceptant pour ta puissance et ta justesse, j’ai pu sortir de mon schéma classique, face à un conflit, de m’en vouloir, et de faire exploser la cocotte minute à l’intérieur de moi (merci mes brûlures d’estomac !). J’ai appris grâce à toi que je ne peux pas plaire à tout le monde, que je n’ai pas besoin de convaincre, ni d’être convaincue, que l’on peut vivre en paix avec les autres, sans partager forcément les mêmes valeurs, et surtout, j’ai appris à exprimer ma vérité, sans avoir peur de faire du mal, ou d’être rejetée.

        Merci ma peur. Je t’ai découverte avec surprise, à postériori,  puis je t’ai accueillie : cette peur qui m’empêchait de voir que mon couple ne me nourrissait plus. La peur de faire du mal. Au lieu de la voir, je me suis inventée des histoires pour expliquer mes réactions, mes colères envers moi-même. C’est en mai, lors d’une expérience en pleine nature à explorer des sports qui me sortent de ma zone de confort, que je t’ai physiquement accueillie, dans mes tripes, et que j’ai pu te traverser, grâce à l’énergie de la nature, et du groupe présent durant cette expérience. Transformée, tu m’as permis d’assumer mon choix d’arrêter ma relation, sans être dans la peur de trahir l’autre, et de l’abandonner.

        Merci ma tristesse. Tristesse du deuil. Tentative de négociation pour garder une connexion d’amitié avec l’être aimé. Puis de nouveau acceptation (et non résignation) de l’émotion. Et de la temporalité organique. Vouloir garder la connexion à tout pris, c’est continuer de vouloir contrôler l’autre.

         Merci ma joie. Joie de voir naître mon premier livre, les partages des lecteurs, et des aventuriers qui ont vécu une bulle avec moi. Voir l’autre dans sa beauté, tel qu’il est, et être témoin de ses métamorphoses (pas toujours faciles), c’est bien le plus des cadeaux de mon job d’accompagnatrice. Grâce à vous, j’ai vécu dans mes cellules la notion de parents intérieurs, des différents archétypes de la femme, de la joie des choses simples, de la magie des 5 sens, de la fraternité, de la sororité, de la plénitude, et surtout l’évidence même que tout est juste. Au bon endroit, et au bon moment. Le désagréable est devenu un indicateur que quelque chose de profond et authentique est en train de se produire. Le tout est de rester dans cet inconfort, d’observer, et de laisser la magie opérer. Sans attente. « Pose ton intention. Cultive la avec attention. Sans tension. »

Qu’est-ce que cette digestion des émotions m’a permis ? J’ai fait pas mal de place dans mes corps. « Epuré », est mon mantra pour 2018. Je me sens plus légère, avec mes valises. Je me sens plus légère dans ma tête. Même si je nourris les réseaux sociaux de jolies photos qui font rêver, j’accueille aussi les gros moments de doutes, de remise en question, de nostalgie de mes privilèges de mon ancienne vie de médecin pompier. J’ai plus de place pour cultiver la confiance de l’instant présent, et la permanente impermanence de la vie.

Après avoir expérimenté pendant 3 ans différentes formules d’accompagnement, je suis en train de synthétiser, d’organiser ces explorations riches en une formation qui intègre les différentes facettes de la santé.

Au delà de la case « ayurveda », « yoga », « méditation », c’est le vivant qui m’appelle.

Le vivant qui touche tous les êtres vivants, et donc tous les humains.

C’est aussi de remettre l’anglais dans mon accompagnement.

En effet, c’est ma langue de cœur, le français étant ma langue intellectuelle.

Je me sens plus légère, dans mon corps, cette matrice d’amour qui me permet de vivre toutes les nuances du vivant, sans aucune censure, et malgré cette distorsion temporelle qui peut nous perturber par son accélération incontrôlable.

2018, c’est aussi l’essence de mon 2ème livre, en gestation dans mon nid créatif.

2018, c’est aussi une connexion plus authentique avec mes parents, et ma famille, de cœur à cœur.

2018, c’est aussi tenir l’espace pour faire germer une belle rencontre. Celle avec mon âme sœur. Une évidence. Un abandon confiant à la vie qui nous a reconnectés, et à ce qu’elle mijote pour nous traverser, à chaque seconde, malgré les distances.

MERCI. MERCI. MERCI…

 

A votre tour ?

Je vous propose cet exercice de rédaction d’une lettre de gratitude pour entrer en 2018 avec un bel espace des possibles.

Vous pouvez faire l’expérience en solo, ou pourquoi pas le soir du réveillon, avec vos proches.

– Créez un espace zen, épuré, ou selon votre humeur du moment.

– Pensez à de l’encens, une lumière tamisée, une bonne boisson chaude, et une musique agréable.

– Préparez des feuilles vierges, des stylos de couleur.

– Pourquoi ne pas vous installer au sol, comme les enfants, et étaler le matériel ?

– Pour vous mettre dans l’ambiance, vous pouvez faire une méditation.

– Si vous souhaitez vous ouvrir au canal de la gratitude, une méditation sur le miracle de la vie vous attend dans la rubrique CADEAUX.

– Après la méditation, la seule consigne est :

« écrivez sur votre feuille : 2017, je te remercie pour… »

5 minutes, 10 minutes ou plus, en fonction des besoins, envie, et petit temps de partage.

Le muscle de la gratitude se partage !

Merci de m’avoir lue, et merci de faire vibrer votre note de musique unique dans cette symphonie du monde qui a besoin de vous.

Si vous voulez kiffer comme moi ce miracle de la vie, voici une vidéo très intéressante de ce scientifique américain qui explique comment la physiologie nous souligne que nous sommes impermanents. En à peine 2 semaines, nous nous sommes plus le même corps physique.

Alors c’est quoi le lien? Le fil conducteur???


« Quel est votre paysage sensoriel? »

Jon Kabat-Zinn

Presque que 9 mois que je n’ai pas publié d’articles…

Une grossesse???

La voyageuse que je suis était trop occupée! En voyages.

Des voyages qui m’ont emmenée géographiquement ailleurs, mais pas que.

Le prétexte de la délocalisation géographique m’a permis de voyager un peu plus à l’intérieur de moi.

Aller me confronter à de veilles peurs, les regarder, les accueillir avec amour, et leur dire au revoir.

Ce qui m’a aidé sur ce chemin ?

Etre bien entourée, être dans une nature généreuse, me connecter à mes 5 sens.

Et oser aller vers l’inconnu. 

Une danse avec l’impermanence. 

Oui, comme le disent toutes les sagesses anciennes, notre monde extérieur (le macrocosme) n’est qu’un reflet de notre monde intérieur (le microcosme).

Et qu’est-ce qui nous permet de connecter les 2 ?

– Nos 5 sens

– Le sens que nous mettons dans chacun de notre gestes au quotidien, du plus banal comme jeter la poubelle, au plus complexe, comme le choix de quitter un job.

– Et enfin notre essence.

Cette partie intime de nous qui pulse dans nos tripes, dans le parfum d’une fleur qui s’éveille au petit matin, dans la vibration joyeuse de la rencontre avec l’autre…

Bref, durant ces 9 mois, je pense avoir vécu avec un regard neuf les différentes portes colorées de mon livre, #Ma détox ayurvédique colorée, avec des expériences intérieures qui m’ont amenée à 7 merveilles, 7 trésors cachés qui ne demandent qu’à fleurir.

1- Première merveille de mon monde

J’ai un temple intérieur. Une maison. Des fondations. Il ne tient qu’à moi de faire le tri, entre ce que mon éducation, mes parents, ma famille, la société m’ont transmis, et ce qui est vraiment moi, et de garder le meilleur pour moi, aujourd’hui, ici et maintenant.

Et surtout accueillir dans l’amour toute la peur qui peut naitre de cet état des lieux.

Ancrer ses pieds dans la terre.

2- Deuxième merveille de mon monde

J’ai un espace de créativité infini.

Un espace pur, qui me nourrit et qui ne connait pas de limites.

C’est à moi de le cultiver, de le laisser s’exprimer et de lui faire confiance.

Sentir l’élan de vie dans son ventre.

3- Troisième merveille de mon monde

J’ai un feu en moi. Un feu qui produit de la chaleur, qui illumine, et qui transforme.

Un feu qui m’aide à passer à l’action quand elle est juste, et à incarner dans la matière qui je suis, pleinement.

Emaner sa flamme intérieure au dessus du nombril.

4- Quatrième merveille de mon monde

J’ai un réservoir d’amour inépuisable.

En me connectant à cette ressource, prendre soin de moi, prendre soin des autres et prendre soin de la planète sont un même geste de bienveillance, d’ouverture et d’amour.

Sentir son coeur battre.

5-Cinquième merveille de mon monde

Je suis à la fois dans mon autonomie, mais aussi dans la danse de l’interdépendance avec le monde extérieur. Je suis capable de m’affirmer pleinement, de partager ma vérité au monde, sans peur ou réserve.

Je choisis pleinement de m’exprimer ou de garder le silence.

Ecouter son souffle délicat dans sa gorge.

6- Sixième merveille de mon monde

J’ai un sage intérieur, intuitif et infini qui sait ce qui est bon pour moi, à chaque respiration. En apaisant les murmures du mental, j’apprends à écouter cette voie.

A observer, respirer, et attendre le bon moment pour l’action spontanée juste qui émerge presque sans effort (une autre définition du Karma)

Il n’y pas de bons ou de mauvais choix. Que des choix conscients.

Effleurer le point entre les sourcils et sentir la chaleur de cette force tranquille.

7- Septième merveille de mon monde

Je suis une étincelle du divin. Du grand tout.

Je ne suis pas la goutte d’eau dans l’océan. Je suis l’océan dans la goutte d’eau.

Alors en confiance, telle un jardinier, je pose mes graines intentions, cultive mon attention dans chaque petit moment de la vie, et sans tension, je laisse l’univers s’occuper des détails. 

Mon jardin intérieur fleurit, à son rythme, aux rythmes de la nature, au grès des rencontres, des voyages, des flux et des reflux de la vie.

Fermer les yeux et laisser son arc-en-ciel de couleurs jaillir.

Voilà ce que je te souhaite pour ce mois d’aout, où que tu sois.

D’aller explorer les 7 merveilles de ton monde intérieur.

Si le coeur t’en dit, tu peux me rejoindre avec #Ma détox ayurvédique colorée.

Il me tenait à coeur quand j’ai écrit ce livre de passer des messages simples, ludiques, et surtout de t’inviter à être l’expérimentateur de ce voyage.

Et si cette exploration dans un laboratoire du vivant fabuleux te dit,

Rendez-vous à la prochaine Bulle #AyurIndia Yala 2018! où nous profiterons justement d’un magnifique Healing village dans le Kerala pour préparer notre jardin intérieur à la nouvelle année…

Namasté!

Nathalie

#Ma détox ayurvédique colorée, le manuel et le CD en vente en librairie et en ligne

Ou encore lors de la tournée colorée dans différentes villes en France


  « Je ne vous souhaite pas d’être heureux

mais vivants »

Christiane Singer

Qu’est-ce que ça vous fait de lire ces voeux de nouvel an ?

Quelles sensations dans le corps ?

« Sympa la nana… Bien sûr que je suis en vie si je lis ces lignes  » ?

Ou bien est-ce que vous saisissez cette subtilité entre « être vivant » et  » être vivant » ?

Entre être en survie, dans la roue du hamster et la folie de notre monde, et : être conscient de toute la magie de la vie qui circule en nous dans ce chaos ?

Lâcher l’obsession d’être heureux et pour être, simplement.

C’est dans cette énergie là que je commence l’année 2017.

L’année 1 en numérologie.

L’année de la renaissance, l’année où tout est possible, après la tempête.

Et j’ai goûté à cette saveur du renouveau dans un cadre bienveillant. Je me suis offerte une semaine en escapade avec moi-même, laissant mon amoureux, ma famille et mes amis, pour me replier sur moi-même.

J’avais besoin de nature, de temps de méditation, et de nourrir mes sens et mon esprit.

Dans cette impulsion qui ressemblait à une évidence, je réserve ma place, au village des pruniers, un monastère bouddhiste crée par Thich Nhat Hanh, moine d’origine vietnamienne et auteur de nombreux ouvrages sur la pleine conscience.

Je ne prêt pas attention  au  programme.

Je sens juste l’appel.

Une semaine avant le départ, j’ai un rendez-vous de travail avec mon éditrice pour peaufiner le livre que je vais sortir en mai. J’en ressors un peu bizarre, une sensation d’avoir été touchée à un endroit fragile, mais je n’arrive pas à mettre des mots dessus.

Je sens juste que mon corps a reçu un message, de laisser s’ouvrir une zone encore inexplorée chez moi, qui, par la suite m’aidera grandement pour développer un aspect du livre que je n’avais pas encore saisi.

La veille du départ, mon cœur se serre.

Quelle idée de faire l’ermite pour le nouvel an ?

Le corps et le cœur un peu fermés, je fais ma valise:

– un livre (Les Suspendu(e)s, de Sandrine Roudaut),

– une pelotte de laine (et oui, j’ai appris à tricoter il y a quelques jours, quelle métaphore merveilleuse de la vie!…),

– mon ordinateur et très peu d’affaires.

Arrivée sur les lieux, je découvre ma chambre de 10 m2 dans les bois, que je partage avec 3 autres femmes.

Loin de mes fantasmes de vivre dans la nature, c’est  une odeur nauséabonde de station d’épuration tout près qui m’accueille pour mes derniers jours de 2016.

Je sens mon corps se contracter, et se refermer, mes sens aussi. Je passe en mode survie:

je repère mon lit, ne fais pas l’effort d’échanger avec mes co-locatrices,  me brosse les dents, passe aux toilettes, et me couche pour oublier cette sensation de punition que je me suis infligée de me priver du monde festif de cette fin d’année.

Les journées sont rythmées par les activités des moniales:

Méditation à 6h du matin, Petit déjeuner partagé en pleine conscience, marche méditative, travaux méditatifs, enseignements bouddhistes, cercle de partage…

Pas de compte à rendre à personne, chacun participe à ce qu’il veut.

Pas d’interdiction de portable (sauf pendant les pratiques bien sûr).

Le lendemain, je fais l’effort de me réveiller pour la méditation matinale.

Je me recouche ensuite. Un mal de tête en plein milieu du front me prend.

Et d’observer ma respiration avec cette douleur aggrave cette dernière.

Pourtant, une partie de moi en profondeur est là. Solide comme un roc,  elle me susurre à l’oreille que tout ce qui se passe est juste, au bon endroit et au bon moment, et que tout ce que j’ai à faire, c’est de ne rien faire.

Cette voix me permettra de résister à la tentation d’aller voir les moniales pour leur demander de changer de chambre: l’odeur qui persistait, malgré nos tentatives d’encensement et une de mes voisines au ronflement de cantatrice…

« Reste, non pas comme une fatalité, mais comme une expérience. »

 » Qu’est-ce que ce malaise te révèle comme émotion ? »

La petite voix..Je tente de répondre à ces questions.

J’ai cru que l’émotion était  la colère au début.

Avec une certaine irritabilité et une fermeture du corps.

Mais en prenant le temps de creuser un peu plus (merci les méditations d’accueil de ce qui est présent, sans rien modifier…), j’ai découvert que j’étais habitée par l’émotion du dégoût.

Et oui! Je ne l’avais pas comptée comme une émotion primaire celle-là.

Mais le film d’animation Vice-Versa m’est revenu.

Et oui… Cette contraction de mon corps, cette fermeture physique et mentale,

ce brouhaha de pensées jugeantes, vers moi et les autres

c’était le dégoût qui se manifestait en moi.

J’aurais pu faire quelques postures de yoga, pour mettre en mouvement l’émotion, mais j’ai senti que j’avais besoin de m’immobiliser, pour l’observer.

Comme quand un prédateur observe sa proie de loin, le souffle profond, posé,

conscient des temps de suspension.

J’ai donc continuer les 2 jours suivants à rester dans mon monde intérieur très inconfortable, dans ma vision de survie, sauf au moment des méditations, des repas en conscience et quand je tricotais assise sur mon lit, où mon être s’ouvrait à nouveau,

le temps de la pratique.

Je n’avais toujours pas repris l’écriture de mon livre,

prévue avant de partir pour cette retraite.

Une partie de moi s’impatientait de plus en plus, alors qu’une autre, tel un bouddha souriant et bienveillant, me rassurait et m’inviter à m’installer en profondeur dans ma respiration. 

Le jour du 31 décembre, ça s’agitait dans les hameaux.

Préparatifs pour la soirée du nouvel an.

Les moniales et les frères avaient prévu des sketches, des temps de partage (à 300!) et une relaxation totale, allongée, dans l’immense salle de méditation, avant les 12 coups de minuit. Chouette programme.

Le matin, nous préparions notre intention pour 2017, à travers un atelier de présence à son corps et à son souffle, et des partages en trio ou en binôme.

L’idée était ensuite de noter son intention sur un papier, et de l’offrir au feu de la transformation, un grand  feu qui était prévu le soir après une marche méditative.

Plusieurs signes des derniers jours, et la mise en mouvement dans le corps que la soeur guidait l’exercice d’intention du matin, m’ont permis d’accoucher de mon intention:

 » Faire confiance à la vie « 

Et oui, de nombreux champs s’ouvrent dans ma vie en 2017, comment orienter de manière alignée mon activité avec l’iSi, le choix de mon lieu de vie dans la nature, et l’envie d’expérimenter le vivre ensemble avec des amis, la question de vouloir fonder ou pas une famille… Cette complexité me fait peur.

Et cette intention, ce mantra, me permet d’accueillir toutes ces interrogations.

Nous voilà à quelques heures de la fin de 2016.

L’ambiance est bienveillante, le ton de l’humour est délicieux, ainsi que le repas préparé par les frères et les soeurs avec amour.  (faire des nems pour 300 personnes, ça demande de la patiente!!!)

Mais ma douleur à la tête est toujours présente. Je commence à me sentir fiévreuse.

Beaucoup de monde, de bruit de fond entre les activités, de la fatigue.

Qu’est-ce que je fais ?

M’éclipser et retourner à mon hameau situé à 40 minutes à pied, dans le noir glacial ? Je reste. 

Arrive le temps de la relaxation profonde, guidée par une soeur à la voix douce, vers 22h.

Imaginez 300 personnes allongées en spaghettis dans une salle de méditation…

Les lumières s’adoucissent dans la salle.

Je trouve mon spot sur un matelas confortable, et m’abandonne.

D’abord au soutien de la surface  moelleuse sous mon corps qui s’offre complètement à elle. Puis à ma respiration qui me plonge dans des contrées lointaines.
Je reste connectée à la voix de la soeur, mais un champ de perception plus vaste s’ouvre.
Je ressens une sensation profonde, indescriptible.
Je me sens bien.


 » Tournez vous sur le côté droit pour accueillir votre posture du foetus »
Je reviens ici et maintenant, dans la salle.
Des ronflements de mes voisins me font sourire.
Je suis si bien dans mon foetus…
Je prends le temps de revenir en position assise, les yeux toujours fermés.
Petit à petit, tout le monde revient dans la salle, nous ouvrons nos yeux,
nous nous saluons les uns les autres.
A ma grande surprise, mon mal de tête a disparu. 
Je suis pleinement dans mon corps, quelques minutes avant minuit.
Car oui, ce voyage sur le tapis moelleux a duré presque 1h…
Je me sens de nouveau ré-alignée, en pleine possession de ma puissance (puits de sens).
Tous ces derniers jours jaillissent comme une évidence. 

Le malaise avec lequel je suis partie, le dégoût, nouvelle émotion que j’accueillais dans mon champ lexical des émotions, le mal de tête, la fermeture.
Dans une nature dépouillée de l’hiver en deuil de l’ancien.
Oui, tous ces éléments ont été comme des signaux de métabolisation de mon être à quelque chose. Peut-être à mon intention.
Le cadre de bienveillance, de présence et d’accueil inconditionnel  du lieu a aussi joué un rôle d’espace conscient et terreau de la métamorphose.
Et enfin, ma capacité à être dans l’observation de tout ces personnages qui prenaient place en moi, les accueillir et prendre le temps de les contempler,  sans tenter de les supprimer par une technique ou une autre.

A 2h du matin, dans mon lit, je me suis sentie parcourue d’une joie profonde.

Je suis au bon endroit, au bon moment. 

Dé-corticons de plus près cette transformation dans la matière…

 » Bon d’accord Nathalie, tu as vécu un  réveillon original, avec des moines déguisés en Beatles chantant « Come together, right now, mindfully »

Mais concrètement, qu’est-ce que tu as transformé ?  » 

Me demanderas-tu cher lecteur ?

Je ne suis pas sûre d’avoir transformé quoi que ce soit.

Je pense que je me suis laissée transformée.

Je me suis laissée métamorphosée.

Le lendemain matin, nous étions en 2017.
Matin de paresse, comme on les appelle aux Pruniers, quand le réveil est libre et qu’il n’y a pas d’activité prévue avant le petit déjeuner.
Je me sens habitée d’une énergie créatrice, je prends un calepin et un stylo, et mes pensées me dictent des mots clé.

Remplies de toutes ces idées, je m’installe dans mon lit, choisis une musique qui me prend aux tripes depuis l’été dernier. Je danse.

Enfin, mon être tout entier se laisse danser.

Terre, Eau, Feu, Air, Espace.

Je ressens tous ces éléments dans ma respiration et mon corps.

En sécurité dans ce vivant qui circule.

A un moment, les limites entre moi et le reste du monde commencent

à se perméabiliser.

Je  fais plus qu’une avec la musique. Avec la Vie.

Suspension hors du temps et de l’espace.

Pour atterrir de nouveau ici et maintenant.

Je suis en Vie !

Je reprends mon manuscrit sur mon ordinateur, et là, je complète quasi d’un trait toute la partie de mon livre dont nous avions discuté avec mon éditrice.
Cette partie, c’est mon expérience dans mes tripes  de la santé intégrative.
En baignant dedans depuis presque 10 ans, j’ai réalisé que j’avais plus à dire dessus que simplement « l’alliance du meilleur des progrès technologiques au meilleur des sagesses anciennes ».
Le dégoût, je l’ai transformé en osant  me dire,  partager mon besoin de vigilance et de discernement dans ce monde en fin de vie.
Oui, de belles choses avancent dans le monde de la santé et du bien-être.
Mais nous en sommes en train de reproduire quasi point par point les mêmes erreurs de l’ancien système. De refaire des boucles karmiques plus ou moins conscientes.
Et j’ai découvert que transmettre ces qualités de la vigilance et du discernement font partie de ma mission de vie.
Dans la symbolique des chakras,  le discernement appartient au 5ème chakra, celui de la gorge.
Où se manifeste le dégoût de manière physiologie,  si on nous présente un plat peu désirable?
Contraction du diaphragme abdominal, et contraction de la gorge…
Dire ma vérité au monde

Celle qui est juste et alignée, pas en réaction à une situation. 
Non, la vie n’est pas rose tous les jours, non la santé intégrative ce n’est pas rose non plus, il y a des résistances, des questionnements, des claques, des ruptures.

Non, la santé intégrative ce n’est pas le monde des bisounours où tout le monde s’aime, où il y a les gentils d’un côté, et les méchants de l’autre.

Nous avons le meilleur, comme le pire, en chacun de nous.

Nous sommes tous humains. Et ce qui nous permettra d’évoluer dans ce monde de transition, ce sont les prises de conscience individuelles, et collectives, de tous ces petits détails entre les lignes, de tous ces messages subliminaux médiatiques, politiques et autres.

J’ai réalisé que j’ai fuit la confrontation depuis 3 ans. 
De peur de blesser, d’exclure ou de juger.

Je me sentais obligée d’inclure toutes les personnes, les projets, les acteurs, car je pensais que c’était la définition de l’intégratif.
Oui, ça reste la définition d’une vision de l’intégratif: le « ET », à la place du « OU »

Mais cet élan ne vient plus d’une obligation d’intégrer.

Il vient d’une évidence.
L’autre évidence c’est d’exporter la pensée intégrative, de décloisonner  notre société.
Dans l’éducation, dans l’économie, dans la politique, dans les médias…

Ce qui a jailli, cette nuit du 31 décembre, c’est ma singularité.

Je suis un pont entre 2 cultures, 2 mondes
(la santé conventionnelle et la santé complémentaire et alternative).
Et dans ma mission, la clarification, la verbalisation, le discernement et la vigilance sont des alliés indispensables pour casser la boucle karmique que nous sommes tous en train de construire inconsciemment dans l’écriture du nouveau monde. 

Nous sommes dans une période propice pour commencer ou re-commencer (année 1), riches de moyens qui nous permettront de ne pas avoir à nous trimbaler les mécanismes inconscients de pouvoir, de contrôle, de manipulation sur l’autre.

Des moyens simples, mais qui relèvent du travail sur soi.
Dans la tête, dans le coeur et dans le corps.

Être suspendue, c’est 

« Danser entre la compassion et l’empathie
Entre dissidence et union
Entre indignation et émerveillement »
Comme nous le partage Sandrine Roudaut.

Accueillir les oxymores de la Vie. 

Les 4 jours restants aux Pruniers, mon calepin m’a suivie partout, car mes éclairs d’écriture intuitive ont continué de me traverser.
J’ai pu danser entre mes temps d’écriture en solo, mes rituels de méditation et de marche en groupe, et de dégustation sensorielle de mes repas qui ont nourri mon corps
mais aussi mon âme.
J’ai aussi pu vivre des moments de partages profonds, fais de belles rencontres,  jouis de synchronicités magiques, pour retrouver les bras de mon amoureux une semaine plus tard, emplie de gratitude pour la vie.

Cette semaine a été un saut quantique pour moi, une ouverture d’un champ de mon être que je n’avais pas encore exploré. Grâce à mon émotion du dégoût, que j’ai pris le temps d’accueillir et que la vie (et pas moi) a transformé, j’ai pu donner naissance à toute cette partie du livre qui le rend à présent complet, intégratif et singulier. 

Et je pense que d’autres graines ont été plantées pour 2017…

En retrouvant facebook à mon retour, je lis cette citation de Christiane Singer, le titre de cet article, et pour moi c’est une évidence de ce que j’ai vécu.

Là je réalise que ce n’est pas le bonheur que j’ai envie de te souhaiter pour 2017.

C’est de vivre le plus souvent possible cette magie de la vie.

A force de vouloir le bonheur, le risque est d’externaliser cet état.
C’est aussi donner le pouvoir à l’autre de créer en nous de nouveaux besoins à partir de cette quête.

On le voit au niveau médiatique, le bonheur ça vend bien.

Une autre tendance médiatique, le bonheur a l’air toujours fun et positif.

Or, le bonheur profond, c’est d’accueillir les flux de la vie, avec la conscience des moments agréables comme les moments désagréables, car ce sont ces contrastes qui sont porteurs de possibles transformations.

Pour moi, il n’y a pas d’émotions positives ou d’émotions négatives. 

Les émotions sont toutes des messagères de la vie.

Aimons les toutes, pour ne pas se laisser dominer,

mais leur rendre leur puissance transformatrice. 

Cette expérience pour moi a été intégrative car

 la guérison a opéré à plusieurs niveaux.

Les signes physiques, émotionnels, mentaux, ont été accueillis sans fard

Puis les connecter entre eux, leur donner du sens dans une vision vaste leur a permis de suivre leur cycle, pour m’apporter un épanouissement et un alignement avec qui je suis.

GRATITUDES

Merci Carine Planche la fée pour m’avoir offert l’amulette du tricotage pour m’accompagner dans ce périple

Merci à Sandrine Roudaut pour sa douce voix de Suspendue présente pendant cette transformation

Merci à Cathy Maillard pour m’avoir guidée dans l’exploration des parties encore invisibles de mon livre.

Le livre ?

#Ma Détox colorée.

Mon engagement, mes tripes dans ce monde en transition,

et vigilance, discernement, pour ne pas répéter les boucles karmiques.

Avec un voyage sensoriel et intégratif dans les 7 portes colorées des chakras.

Yoga, Ayurveda et Ecriture seront nos guides.

Tu ne connais pas encore Christiane Singer ?

Je te laisse savourer son énergie dans cette interview

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels

Nature d’hiver inspirante pour revenir à soi…


    Des airs de voyage un 25 décembre. 

Il fait 15°. Je ferme les yeux. Je me sens partout. Ici.

« Féliz Natal! » dans la bouche des passants.

Je suis dans le quartier de Bélem (Bethléem en portugais), à Lisbonne.

C’est un voyage tout d’abord « géographique ».

La température douce pour une journée de Noel, les odeurs de cannelle, les couleurs vives des maisons, les rues qui montent sec et qui descendent sans pudeur (je les sens jusque dans mes mollets et mes cuisses…)

Lisboa, c’est une invitation à des voyages dans plusieurs dimensions.

A chaque coin de rue, tu peux basculer dans un voyage dans le temps.

Vasco de Gama, Magellan, tous ces explorateurs qui ont versé le Portugal dans sa belle époque.

Epices, richesses, métissage des cultures, le nouveau monde s’est offert ici.

On a attendu ces héros partis parfois pendant des années.

Ils ont vu l’ailleurs, l’inconnu, l’invisible.

Et l’ailleurs, l’inconnu, l’invisible, ils les ont amenés ici.

Savaient-ils qu’ils changeraient le cours de l’histoire de l’humanité ?

Qu’ils étaient les précurseurs de la mondialisation, de la sensation d’appartenance à un tout?

Mais aussi initiateurs de l’esclavage, de la colonisation et de certains conflits encore présents aujourd’hui dans le monde ?

Ces ports comme L’Orient, Pondicherry, ou Lisboa nous ouvrent directement à notre imaginaire. Tel un vortex, il suffit de s’assoir sous la Tour de Bélem, et de contempler le soleil couchant.

Ce soleil les a vu ces navigateurs de retour à la maison.

De sentir l’eau du Tage onduler.

Elle les a portés à bon port.

La route des Indes a commencé ici.

Sensation de déjà-vu…

Là où ça devient intime, c’est quand le voyage nous invite à tourner la lunette de l’espace 3D autour de nous, à la lunette du temps, puis à la lunette dirigée vers notre intérieur.

Qu’est-ce que ça me fait d’être assise sous la Tour de Bethléem, le jour de la natalité, de la (re)naissance ?

Je ressens un shoot d’appartenance à un tout, où plus rien n’est linéaire, rien n’est prédictible, rien n’est contrôlable.

Le champ des possibles.

Un tout qui EST.

Et qui m’invite à ETRE.

Dans la Vie

Avec sa magie et ses mystères.

Au delà du visible.

Je te souhaite une belle (Re) naissance pour 2017

.

Nathalie Geetha

Créatrice de voyages sensoriels


Made with ❤ by BERRAZEG Walid | [bazingraphy]*