Êtes-vous une Smart Junkie ???
La maladie du siècle… C’est grave Doc LaLuna ?
OU COMMENT PASSER DU SMART JUNKIE AU SMART HUMAN

Une nouvelle épidémie fait surface dans le monde. Et personne n’en parle. Ne rigolez pas. Oui, je l’avoue, j’ai découvert que j’étais une smart junkie il y a quelques mois. Pourtant, j’étais fière de dire il y a quelques années, que je ne payais pas ma redevance TV car je n’avais pas de TV. Je me croyais libre, rebelle et indépendante des chaines TV.

Et non… Je réalise mon degré d’addiction au smart. Ou plus précisément à l’information.

Et je me questionne sur cette maladie. Si vous êtes tombés sur cet article, il y a des chances que vous soyez aussi un ou une smart junkie.

Si l’une des 3 affirmations suivantes, vous parlent, alors bienvenue au club des Smart Anonymes !

  • La 1ère chose que je fais le matin en me réveillant ? Eteindre mon réveil sur mon telephone… Et hop ! Un petit coup sur mes likes facebook, instagram…
  • Je vais prendre l’avion. Combien de temps vais-je être déconnecté de la wifi ??? Et dans ma tête c’est déjà en train de mouliner… Pour se dépêcher d’envoyer des mails.
  • Tiens je vais me faire une pause : pause clope ou pause smart… ? ça va me détendre…

 

Alors ? SMART junkie aussi? Pas de panique, décryptons ensemble cette épidémie mondiale dont on ne parle pas trop, pourtant quasi toute la planète est SMART.

 

Alors qu’allons nous explorer dans cet article ?

Pour les plus pressés, rendez-vous en vidéo sur DocLaLunaTV, ici, en cliquant sur l’image…

 

  • Un rappel sur le phénomène SMART
  • La notion d’addiction selon la médecine
  • Le big paradoxe avec l’ère de la esanté et autres objects connectés
  • Et enfin les solutions pour passer du smart junkie qui s’ignore au smart human : les trucs qui ne marchent pas et les graines à semer pour une meilleure connexion à … Sa boussole intérieure

 

Petit rappel du Smart…

 

Euh, ça a commencé quand cette obsession du smart ?

Smart phone

Smart car

Smart city

Smart data

Smart life

Smart smart

 

Avant, il y avait le cyberspace. La cybernétique. Ambiance science fiction. Un espace virtuel d’informations, l’infosphère. Terminator land…

Puis est arrivé la révolution numérique. On commence à convertir les informations en données chiffrables, qui pourront être traitées par les ordinateurs. Matrix.

Ensuite, avec la génération Y, arrive le digital. Digit, numéro en anglais,   Ca y est, on n’est plus dans le cyberespace virtuel, un peu lointain, fumeux. On est arrivé au bout des doigts (digital) Et puis des doigts, on entre dans notre intime système, avec les objets connectés, qui entrent dans votre intimité pour mesurer vos infos perso comme les battements de votre cœur. Et qui sait d’autres choses peut-être… ? Ces objets traitent, et envoient des données à des serveurs extérieurs pour exploitation ultérieure. Par qui ? Et qu’est-ce qu’on va en faire? Mmm… Suspense !

Et si le Smart object devenait plus intelligent que l’humain… ?

Zoom sur la Smart attitude…

Quelle est la traduction anglaise du mot smart ? Quand j’étais ado en Inde, on disait d’un jeune qu’il était smart quand on le sentait intelligent/malin, par intello chiant quoi.

On définit par « smart » des objets intelligents et autonomes. Selon Michel Puech, philosophe, l’objet « smart », quelque qu’il soit, peut se connecter à tout moment au réseau des réseaux, à savoir internet. Réseaux de communication, de gestion d’énergie, de mobilité. En reprenant l’étymologie anglo-saxonne, le smart annonce une intelligence plus grande que prévue. On nous vend dans les médias cette « smart-attitude » comme un moyen de faciliter nos quotidiens, en optimisant nos ressources de la planète, argument de DD

Arrêt sur image : drôle d’équation… Plus les objets deviennent autonomes, en se nourrissant de nos propres données, plus nous perdons notre autonomie. Seriez-vous capables aujourd’hui de vous déplacer dans une nouvelle grande ville sans votre GPS ?

En d’autres termes, nous refourgons notre intelligence humaine aux objets « smart », qui vont devenir encore plus smart, pendant que nous nous « dé-smartons », nous perdons nos capacités innées à agir et interagir, à créer notre monde en étant autonome. Quelle générosité !

 

Allons plus loin dans l’addiction au smart…

Un petit focus médical…
Définition du mot Addiction by Doctissimo

L’addiction est un asservissement d’un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l’habitude par un usage plus ou moins répété. La toxicomanie désigne l’usage habituel et excessif, nuisible pour l’individu ou pour la société, de substances toxiques, ce qui engendre un état de dépendance psychique et/ou physique. Les addictions les plus courantes concernent des substances peu toxiques (caféine), toxiques (nicotine) ou des drogues dures (héroïne). L’addiction à une activité est probablement liée à une libération d’endorphines dans la circulation sanguine en rapport avec le plaisir procuré par cette activité, et on peut généralement la différencier du comportement obsessionnel compulsif.

 

Tu nous fais chier Doc La Luna. Est-ce que c’est vraiment grave d’être SMART junkie?

Oui, d’autant plus quand :

1- On n’en est pas conscient

2- Cela crée une bulle d’isolement sociale par dépendance au virtuel avec des épisodes de dépersonnalisation comme diraient nos amis psy.

3- On commence jeune et que c’est considéré comme normal. Les enfants sont plus facilement addicts aux écrans. On ne donne pas une cigarette à un petit de 5 ans, mais on lui donne facilement sa tablette… Et on va en fournir de plus en plus des tablettes à l’école avec l’éducation nationale…

Leur physiologie d’apprentissages est complètement modifiée.

Je vous laisse imaginer l’impact d’une addiction aux écrans sur les troubles de l’attention de plus en plus nombreux ? Les troubles de l’apprentissage ? Et sur le burn-out des enfants ?

 

Les risques pour la santé du Smart Junkie ?

Comme toute addiction, on ne se rend compte des symptômes que quand l’addiction est bien installée et qu’il est difficile de s’arrêter.

Symptômes bénins que l’on va mettre sur le compte de la surcharge de travail…

Plutôt que de remettre en question notre ami Smart. Déjà trop smart.

– Fatigue oculaire, manuelles (baisse de la sensibilité de la pulpe des doigts, canal carpien du poignet)

– Douleurs cervicales, dorsales, lombaires à cause de la station assise ou debout prolongée, le regard fixé sur un même point. La fixation prolongée du regard, quand nous sommes absorbés par quelque chose peut nous anesthésier de nos réflexes proprioceptifs qui pourraient protéger nos articulations.

– Stress, insomnies, maux de tête, troubles digestifs, impact sur l’immunité (tout ça ??? Et oui, qui dit stress dit déstabilisation de nos systèmes de régulation et dérapage de toutes les grandes fonctions y compris sexuelles…)

– Irritablité, frustration, démotivation, dépression

– Dépendance, et perte de son autonomie

– Sensation d’être manipulé, voire paranoïa : la tech en soi n’est pas mauvaise, mais qui nourrit la tech ? La big data, les grands comptes, big brother… On est surveillé, manipulé…

– Isolement paradoxal : on peut avoir la sensation d’être connecté avec le monde entier mais se sentir très isolé car les émotions ne se vivent pas de la même manière avec un écran interposé.

 

 

Le big paradoxe !!!

Pourquoi le SMART va se déployer encore plus vite ?

Par la e-santé, les applis liées au bien-être

Car là, on va se dire qu’on se fait du bien, donc oui, je prends cet objet SMART.

Alors Doc LaLuna, tu nous dis que les Smart objects c’est pas top, et la e-santé alors ?

Tous ces objets connectés vendus pour le bien-être ? Une smart Watch pour connaître le nombre de pas effectués par jour ? Ou l’objet qui enregistre les cycles de ton sommeil ? On sait que les ondes wifi peuvent perturber ton sommeil, et on te propose pour traiter ton insomnie de porter un objet connecté qui va soit disant t’aider à mieux dormir… Cherchez l’erreur.

Et si ton insomnie était due à un usage massif de l’écran et de tous ces objets connectés? Ah la la… L’humain.

Et tous ces objets connectés (qui, au passage, mobilisent bien des budgets à plusieurs 0, l’industrie du médicament peut aller se recoucher) ont leurs cibles qui font très « in » : les personnes âgées, les personnes handicapées, les personnes isolées. Bref, passons. Après le green washing, le smart washing… Le smart va sauver la veuve, les vieux et les orphelins…

Vous me trouvez peut-être un peu septique? Pourtant j’ai une tendance geek. Je ne suis pas contre les objets connectés. Mais je trouve qu’il manque une étape cruciale avant de d’augmenter l’humain avec des objets. Déjà reconnaître et être capable de stimuler ses propres ressources avant d’aller en chercher à l’extérieur. Pour garder son autonomie, son empowerment d’être humain. On peut voir un symptôme comme un messager pour nous dire que nous n’écoutons pas notre corps, nos émotions, ou notre mental. Si le Smart, au lieu de nous aider à creuser dans le pourquoi du symptôme, nous le supprime tout simplement, il y a de fortes chances que le symptôme va se déplacer ailleurs, et qu’on va inventer un autre smart object pour supprimer ce nouveau symptôme… Je vous laisse continuer la boucle Smart-karmique…

Bon, revenons à nos moutons.

Avant de commencer à se dire « c’est mal », voyons comment l’addiction peut s’installer.

Si le cerveau entre progressivement dans cette posture de dépendance, c’est parce que le Smart répond à des besoins profonds. En voici 3 principaux, partagés par tous les humains.

  • Le besoin de connexion :

LE MOT du 21ème siècle. Objet connecté, humain connecté. A quoi voulons-nous être connectés ? Aux machines ? A l’univers sur mon tapis de yoga ? Aux 2 ?

 

  • Le besoin de nouveauté :

Pour créer de nouveaux schémas neurologiques d’apprentissage : le cerveau a besoin de nouveauté. A chaque stimulation nouvelle, une sensation de plaisir émerge, par libération d’endorphines. Chaque click, chaque mouvement du doigt sur un écran créé une nouvelle décharge de plaisir, ou de survie (impulsion émotionnelle face à un post facebook contrariant ). C’est pour cela que regarder son portable au réveil peut nous donner la sensation de nous stimuler pour sortir du lit. Et oui, c’est l’excuse que je me suis trouvée pour me réveiller stimulée le matin, j’avoue. Ma to-do list de la journée se dessine quand j’ai lu mes 1ers mails, j’ai mon plan d’action, je sens l’adrénaline monter. Ou pas…

 

  • Le besoin de variété :

Pour maintenir un degré de vigilance optimale, notre cerveau adore être stimulé par des informations d’origines diverses , de qualités diverses (par les différents sens), et surtout les informations qui demandent des résolutions de problème. Chaque solution trouvée va engendrer une décharge de plaisir. C’est ce que l’on retrouve dans le multitasking, ou l’art de faire plusieurs tâches à la fois, qui aujourd’hui nous montre bien ses limites en terme de concentration et d’efficacité sur le moyen terme. Pourtant, dans une lecture ayurvédique, c’est normal d’avoir besoin de stimulations informationnelles d’origine variée. Nous ne sommes pas qu’un cerveau qui reçoit de l’information et qui créé de la pensée. Nous sommes aussi un corps physique, sensoriel, émotionnel, énergétique, mental, expérimental, et spirituel. Toutes ces couches ont besoin d’être stimulées.

 

Questions qui me brûlent les lèvres face à ces 3 besoins.

A quoi ça sert d’être hyperconnecté à l’extérieur si je ne peux pas me connecter à l’intérieur ? Pour moi, un vrai objet connecté, ce serait un objet capable de me ramener à mes sensations intérieures, à mes connexions intérieures, pour mieux choisir mes connexions extérieures. La fameuse boussole intérieure. Ou le GPS intérieur. Cette sensation qui nous vient des tripes, qui nous fait ressentir quelque chose et qui ne passe pas par le canal du cerveau analytique. C’est un autre type d’information, que l’on sent, que l’on ne comprend pas forcément au moment du choix, mais qui a la saveur de cette autonomie, de cette puissance intérieure. Cette jouissance de la liberté. Notre capacité à choisir ce qui est bon pour nous, qui nous fait du bien, et qui fait sens dans notre histoire. Avec un grand H. En partant de nos besoins profonds. Et pas ceux dictés par la société de consommation.

Est-ce que la solution, c’est de tout couper avec l’extérieur ? Allez dans une grotte dans l’Himalaya. Et encore, vous risquez d’être poursuivis par les Smartphones des sâdhus qui méditent tranquillement connectés à notre monde moderne 😉

Et si nous utilisions cette hyperconnectivité externe pour mieux nous reconnecter à nos ressources internes ? Là c’est l’énergie de Ganesh qui m’inspire : et si nous voyons nos obstacles comme des opportunités pour grandir ? Ah, ce Ganesh intégratif…

Comment trouver d’autres manières de nourrir ce besoin de nouveauté ?

Et ce besoin de variété ?

 

Alors Doc LaLuna, quelles sont les solutions du Smart Junkie ?

J’ai tout essayé.

L’auto-interdiction. Pas de portable pendant une journée. Pas de portable au réveil…

La détox digitale. Très à la mode aussi. La peur pour les workoholics : le nombre de mails à traiter le lundi matin après la semaine de détox digitale. Crise cardiaque.

Les applis de respiration en conscience qui t’invitent à lever les yeux de ton écran toutes les 30 minutes et respirer dans ton ventre… Quand tu es en plein dans un délire créatif devant ton écran, ton petit doigt a envie de mettre en off l’appli respiration zen.

Au final, face à mes échecs, j’essaie plutôt de nourrir mes besoins de connexion, de nouveauté et de variété par d’autres moyens humains: des pratiques qui me ramènent à d’autres formes d’intelligences : corporelle, sensorielle, émotionnelle. D’autres temporalités que le digital. Plus organique, plus connecté à la nature, aux cycles, aux saisons. Et bingo ! Je suis une femme… Mon corps est calé sur des cycles. Et si ma boussole intérieure se trouvait dans mes cycles ? Ces cycles que j’ai tant rejetés quand j’étais ado… Et s’ils étaient le graal de mes super-pouvoirs?

Il y a quelques années, quand j’ai réalisé cela, tout a pris sens en moi. Comme si toutes les parties de moi avaient enfin trouver l’espace pour exister. Et faire la paix entre elles.

Si l’intelligence des cycles te parle, la rubrique et le programme en ligne #SMARTLADIES sont faits pour toi.

Autre point essentiel pour les Smart junkies que nous sommes : arrêter de juger. Et de se juger.

Surtout, sortir du binaire « c’est bien, c’est mal. ». On se culpabilise.

Du style : « C’est mal, tu as passé toute ton après-midi devant ton ordi. » A la place, je m’offre une heure de break dans la nature pour respirer un magnifique coucher de soleil par exemple. Car c’est normal d’être entrainé dans cette vague du numérique addictif.

Et à la maison, il est bon de se poser quelques petites règles de base : sécurité (éviter le smart phone en conduisant), à table (privilégier l’éveil sensoriel), au lit (que des humains dans le lit), aux toilettes (que des humains ici aussi)…

 

 

Et, innovons !

Inspirons nous de nos amis marketeurs de la tech pour nous reconnecter aux

mots « in » : une appli intuitive, interactive, innovante.

Et si nous cultivions nos 3 i ? Nos capacités intuitive, interactive, innovante ? Pour vraiment utiliser la techno au service du vivant ? Et pas l’inverse ?

Vers le smart human, ou l’humain (re)connecté à toutes ses ressources.

Pour moi, c’est cela la vraie définition de l’empowerment.

Mode d’emploi ? Good news, c’est le chemin que nous proposent toutes les sagesses anciennes ! Allons donc en prendre de la graine.

 

Développer ses capacités d’interaction :

Apprendre à identifier nos besoins profonds, les accueillir, les nourrir soi-même, pour ne pas dépendre d’autrui voire d’autre chose. Ce n’est pas un rejet de l’autre ou de l’objet, c’est lui donner sa juste place, à savoir un service qu’il va t’apporter quand tu as fait le point sur tes propres ressources.

Et c’est là que ça se pimente. C’est quoi un besoin profond ? Je me suis posée cette question la 1ère fois à 32 ans, dans un désert. Cela faisait 3 jours que nous marchions, quand un des accompagnateurs nous propose de répondre à cette question. En bon cerveau de médecin, je réponds dans ma tête la pyramide de Maslow (qui au passage, je n’ai même pas appris en fac de médecine, mais dans un séminaire de développement personnel quand j’étais déjà médecin). Réponse : besoins primaires. Et en médecine, et en santé de manière générale, on se focalise sur ces besoins primaires. Les besoins plus spirituels sont du ressort de… Pas de la médecine en tout cas. Une piste si tu veux aller plus loin : communication consciente, ou communication non violente. En apprenant à accueillir ses besoins profonds, les émotions sont comme des messagers qui nous indiquent qu’un besoin n’est pas nourri, et donc que nous avons la possibilité de mettre en place une stratégie pour nourrir nous même ce besoin. En reconnaissant ce besoin, nous allons entrer dans un monde d’interaction plus aligné, sans attente de l’autre qui va nourrir un besoin profond non conscient, et avoir un langage plus approprié pour formuler des demandes justes.

Cultiver son intuition :

Intuition… 6ème sens ? Ressenti qui ne passe pas par le canal analytique classique.

Je n’ai jamais compris comment un objet pouvait être intuitif … C’est magique !

Cerveaux humains, il est important de comprendre les différents niveaux de conscience pour comprendre ce qu’est une intuition. Quand le cerveau est en mode survie, ou reptilien, il n’a pas le luxe de se poser, d’être en observation, en contemplation et donc ouvert aux flashs intuitifs. Or nous serions plus de 80 % à être quasi non-stop en mode survie, ou survie améliorée avec le mental qui se raconte en boucle les mêmes histoires, les mêmes schémas de victime ou de sauveur, ou de bourreau. Et la vie Smart ne nous aide pas trop car elle nous bloque dans ces 2 fonctionnements de survie, de par son instantanéité. La rapidité de l’information qui circule dans un système smart, avec les imputs multiples (une info ouvre le champ à des milliers d’infos) fait nous restons dans nos conditionnements, et nous gardons une vision tunnelisée des différentes contraintes de la vie.

Or nous avons d’autres capacités cérébrales. Encore faut-il apprendre à calmer le cerveau reptilien. Et là, nous entrons dans l’écoute de cette petite voix intérieure, différente de la peur, qui est l’intuition. Elle ne vient pas d’une zone de survie, mais d’un endroit posé, calme, vigilant. D’un endroit qui nous inclut dans un grand tout, quelque chose qui nous dépasse, quelque chose d’immense. Des pratiques comme la méditation, ou une activité où l’attention est posée sur notre ressenti, sur nos 5 sens, comme de la danse, ou une marche en forêt, sont des moyens de développer notre intuition, notre créativité, et notre capacité à choisir l’action alignée, plutôt que la réaction, qui elle est plutôt binaire (j’attaque ou je fuis) et donc limitée.

 

Laisser émerger l’innovation :

Un mot qui passe bien à toutes les sauces en ce moment… Pour moi, un objet qui crée un nouveau besoin et qui n’aide pas l’humain à se reconnecter à ses propres besoin n’est pas innovant. Il te pompe des infos, te dit ce que tu dois faire, mais ne te rend pas intelligent. Par contre tu le rends intelligent. Alors, comment devenir innovant ? Quelques équipes dédiées à l’innovation de grands groupes expérimentent des espaces d’innovation, et le constat est toujours le même. On ne peut pas forcer l’innovation. Pour trouver des solutions nouvelles, il faut sortir du niveau de conscience qui a engendré le problème, comme dirait Einstein. Et pour cela, on revient à débrancher du temps digital, pour ralentir, sortir de la vision tunnellisée de nos quotidiens hypersmart, se reconnecter à la nature, à ses capacités sensorielles, relationnelles… Les approches d’intelligence collective sont des exemples concrets de nouveaux modes de fonctionnement innovants car ils posent des cadres différents de nos cadres linéaires classiques type réunion de brainstorming/Feuille de route/ Compte-rendu/To do-list, dans nos espaces de travail classiques (murs gris, tours de la défense…)

Pour innover, vous devez accepter de sortir de votre zone de confort linéaire pour découvrir des territoires aux contours inconnus. Et cela demande d’être bien ancré à l’intérieur de soi, tout en restant curieux et ouvert. Une véritable gymnastique Tête/Cœur/Corps. Entre monde extérieur et monde intérieur.

 

Résumé :

Avant, le Cyber-espace, virtuel, science-fiction. Puis le numérique, le digital, le connecté, ça y est, nous avons ouvert notre milieu intérieur à cette nébuleuse du Smart.

What’s next ? Et le vivant dans tout ça bordel ???

La course aux infos extérieures, mais quid des infos intérieures ???

 

Nathalie Geetha #DocLaLuna

A votre service ♥

 

 

 

 

 

 


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