Welcome to #DocLaLuna, une médecine à l’écoute du vivant…

WHO IS #DOCLALUNA ???

Voilà! Pour ce nouveau cycle, après une méditation de la nouvelle lune, et quelques mois de pèlerinage intérieur, j’ai senti comme une couche, une interface fondre. C’est à la fois un peu douloureux de laisser partir quelque chose, et aussi délicieux. De l’espace pour laisser la vie circuler dans les interstices, avec une ré-actualisation de mes besoins, de mes envies, de mes projets.

Et cette fonte de l’interface se manifeste par l’envie urgente d’écrire, de partager, de manière encore plus juste, encore plus près de qui je suis. Ma peur d’être rejetée est remplacée par la joie d’être accueillie dans ma singularité. Et cette re-naissance se traduit par l’envie d’ouvrir une nouvelle rubrique de ce blog. Les chroniques d’une voyageuse des mondes vont se poser, se matérialiser, s’incarner pour une durée indéterminée par #DocLuna, une médecine plus à l’écoute du vivant. 

Pourquoi un pseudo ?

J’ai été danseuse semi-professionnelle pendant 10 ans, à côte de mon métier de médecin.  En troupe, puis en solo, sur les planches bollywood, orientales, puis burlesques parisiennes, et mon nom de scène de l’époque, Emma La Luna, m’était apparu, comme une évidence murmurée à mon oreille, un soir à la station de métro Madeleine avec mon amoureux du moment.  J’étais fascinée par la lune, sans comprendre vraiment pourquoi, mais cette attraction pour cet astre m’a permis de découvrir une facette de ma féminité que j’avais pas laissée s’exprimer jusque là. Les mystères  de la lune m’habitaient sur scène, et me permettaient de braver mes propres interdits.  Plus tard, je découvrirai l’impact de la lune sur nos cycles de femmes, sur l’équilibre entre le féminin et le masculin, et elle deviendra ma muse. L’artiste rencontre la chercheuse.

Encore un masque ? Ou une mise à nu ?

Je le vois plutôt comme une ouverture vers l’intime. Dans l’énergie de #DocLaLuna, je m’autorise à être qui je suis, et ne pas répondre à une demande extérieure qui a déjà une attente particulière, qui veut plus ou moins consciemment recevoir une validation scientifique, médicale, technique, de par ma casquette de médecin. Oui, je suis médecin, oui j’ai prêté serment, et oui je suis persuadée que la médecine conventionnelle permet de sauver de vies, alors pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté dans une situation de maladie ? Mais je ne suis pas que cela. Ce chemin de la santé intégrative que je parcours depuis presque 15 ans m’a permis d’explorer comment allier progrès technologiques et sagesses anciennes. Mes conditionnements de médecin m’ont amenée à créer un institut pour former et promouvoir cette approche innovante, à rencontrer des personnes  inspirantes, que ce soit de la médecine conventionnelle ou des médecines alternatives et complémentaires. L’intention de l’iSi est de créer des ponts. Aujourd’hui, je réalise que cette exploration intégrative « extérieure » m’a aussi ouverte à l’accueil de mes facettes intérieures. Un élan viscéral à faire des ponts entre toutes les parties de moi. Encore une fois, l’expérience de mon macrocosme  rempli d’énergies opposées  m’a emmenée à explorer les opposés de mon propre microcosme. La femme perfectionniste a rencontré la femme empathique, la femme intuitive, la femme sauvage, la femme sorcière, et bien d’autres encore. Pas facile au début de les faire dialoguer ensemble. Une sensation d’éparpillement, de complexité, de chaos. L’une qui a envie de prendre le pouvoir sur les autres.  Des manifestations émotionnelles variables, imprévisibles… Et ce n’est pas toujours facile même aujourd’hui. Mais je me sens  apaisée, et ok avec ce qui est.  Cette introspection interactive, dynamique et confrontée à l’extérieur m’a permis d’apprendre à m’accueillir complètement, avec amour, sans jugement, dans une temporalité cyclique, comme un parent le fait naturellement avec son bébé. En écrivant ces lignes, je réalise que toutes ces forces intérieures sont à notre disposition et que, pris dans nos guerres intérieures, et extérieures, le besoin de se faire accepter, (y compris dans les milieux des médecines alternatives et complémentaires, et du développement personnel) nous oublions de les accueillir. Oui, je suis tombée dans les jeux de l’égo à répondre à cette demande de rentrer dans une case technique, pour justifier un article, un propos en lien avec la santé intégrative, une intervention… Je trouvais le moyen de me dire que c’était pour la bonne cause. Mais aujourd’hui, cela ne sonne plus juste pour moi.

L’autre intention que je pose derrière Doc Luna, c’est de créer un personnage, un archétype, une énergie accessible à tous ceux qui sentent le besoin de se reconnecter à leur guérisseur intérieur, la partie de nous qui sait ce qui est bon pour nous. Le soleil pourrait être la force qui nous amène vers l’extérieur, à poser nos actions, nos analyses. Et la lune, cette force qui nous ramène à l’intérieur, pour écouter ce qui vibre dans l’intimité de notre univers intérieur, singulier et unique.

De quoi ai-je envie aujourd’hui?

En tant que professionnelle de la santé, ce qui vibre pour moi c’est de transmettre cette capacité à sentir le vivant en nous, d’oser explorer de nouveaux sentiers, de sortir des dogmes, de sortir des classifications, des raisonnements linéaires, que l’on parle de médecine conventionnelle ou de médecine complémentaire. Et oui, nos cerveaux du 21ème siècle sont si conditionnés en mode « linéaire » que l’on a transformé un art de vivre pluri-millénaire, comme l’ayurveda en diagnostic de profil, suivi d’une fiche de To-do list et de Don’t do list. Il suffit de surfer sur internet, ou de lire un article dans les médias pour tomber dans le piège de la linéarité. J’ai la sensation de replonger dans mon cabinet médical en mode pyramidal avec le soignant qui devient le sachant et qui transmet de manière verticale son savoir à une personne qui devient un patient passif. Patient qui va appliquer à la lettre les consignes dictées par le thérapeute. Ce n’est plus une prescription de médicaments, mais une prescription de plantes, de postures de yoga, de fiches recettes… Oui, c’est mieux, mais où est l’empowerment dedans? Pour moi, ce peut être une étape intermédiaire intéressante, un cadre, une transition. Et après? On a repris des modes de pensées et de fonctionnements restrictifs, comme en médecine conventionnelle. On remet notre capacité à faire des choix, à répondre (response-ability) à l’autre. Dommage de ne pas profiter de toute la partie de l’ayurveda qui nous reconnecte à notre boussole intérieure. Et oui, l’essor occidental de cette sagesse ces 10 dernières années notamment grâce aux médias fait qu’on ne s’intéresse qu’à une goutte de tout l’océan de l’ayurveda, avec notre prisme de perception très limité au raisonnement linéaire. Dommage d’oublier l’océan derrière la goutte ! Pour moi, l’ayurveda est évolutif, il s’adapte, à nos comportements d’êtres humains du 21ème siècle, et créé notre inconscient collectif de demain. C’est ce qui fait toute sa magie. Je ne remets pas en cause mes confrères ayurvédiques et leur art. Je pense que nous ouvrons de nouvelles portes qui permettent d’ouvrir le champ des possibles. Mais il est important d’avoir conscience des vieux bagages de notre société que nous trimballons dans ce nouveau monde qui vient. Et surtout de ne pas se limiter à ce qui s’apprend dans le banc des écoles. Oser cultiver son discernement, vis-à-vis de sa discipline, et du reste, et offrir cet espace de discernement et de créativité à la personne que l’on accompagne fait partie des missions du thérapeute.  Les deux cas cliniques qui suivent sont écrits avec humour, et amour. Je me permets de les partager car j’ai été la première à répliquer mes schémas conditionnés avant de réaliser qu’il était temps de casser des boucles karmiques.

Vata, Pitta, Kapha… Sortez des cases !

Vous avez sûrement entendu parler des dohas. Les 3 tempéraments principaux en ayurveda. Depuis toute petite, on m’a dit que j’avais un tempérament de feu, Pitta, avec un peu d’air, Vata.  Et j’en étais fière, je me voyais comme une battante, une élève excellente, promise à une carrière de femme libre et indépendante. C’est drôle, mon corps portait ce feu dans mon estomac, avec des brûlures bien invalidantes. Donc lors de mes premiers bilans ayurvédiques, on m’a prescrit des traitements pour calmer cet excès de feu, on m’a conseillé des épices et autres ajustements nécessaires, ce que j’ai fait. Et mes symptômes ont bien diminué. D’ailleurs, j’ai commencé à explorer l’ayurveda de manière professionnelle suite à cette amélioration personnelle. Pourtant, au fur et à mesure des années, je sentais qu’il me manquait quelque chose. Comme une partie de moi que je ne voyais pas. La femme douce, maternante, aimante. C’était symbole de fragilité pour moi, et de danger, ayant grandi dans un pays où la condition de le femme était rudimentaire. En explorant différentes approches intégratives, j’ai réalisé que j’avais délaissé mon eau, Kapha, mon féminin, qui accueille, qui nourrit, qui se régénère. En transformant mes croyances vis-à-vis de cette eau, j’ai accueilli cette  force qui allait m’aider quelques mois plus tard pour lâcher mon ancienne vie de médecin militaire et me lancer dans l’intégratif, en osant exprimer toutes mes forces, tous mes doshas. Du coup aujourd’hui quand on me demande de faire un diagnostic ayurvédique à une personne, je n’ai pas envie de l’enfermer dans une case.

La technique c’est bien, l’humain, c’est mieux !

Le syndrome de la carte d’étudiant chronique, vous connaissez? Bienvenue au club! Formation à tel massage, puis encore un autre type de massage, et et autre… Nous accumulons des diplômes – parfois de simples bouts de papier – qui viennent nourrir notre besoin de reconnaissance, de légitimité. Avec un peu de chance et de popularité, on participe à la rédaction d’un article sur les bienfaits du massage. Et dans le panneau! Pour répondre à la demande journalistique, on entre dans des cas cliniques, des astuces à donner aux lecteurs, des simplifications parfois trop rapides (mais vous comprenez, on n’a qu’une page), et on se retrouve avec des messages tronqués, parfois réducteurs et trop schématiques. Ce qui me plait moi, quand je vais me faire masser, ce n’est pas la technique du masseur. C’est sa présence. Son ancrage qui m’inspire confiance. L’amour qu’il met dans ses mains et qui fait circuler mon énergie. Et cela, ça ne s’apprend pas toujours dans les écoles de massage.

Médias… Mon amour!

Ma relation  avec les médias a évolué en 10 ans.. Quand j’étais médecin militaire on m’a beaucoup sollicitée pour des articles sur la santé et les approches intégratives. Bref, je rentrais bien dans la case, et tout le monde était content. Puis quand j’ai créé l’iSi, les médias ont continué à me solliciter pour donner du crédit scientifique  à leur contenu. Et parfois je me sentais censurée. De mon propre chef parfois. « On attend de moi des réponses carrées, scientifiques,  techniques », donc je donnais ce que je pensais que l’on attendait de moi. J’avais  l’impression que le travail était déjà pré-mâché, il ne me restait plus qu’à valider. Donc impossible de remettre en question les choses, questionner, sortir de sa zone de confort… Depuis un an, avec la sortie de mon livre « Ma détox ayurvédique colorée », je me lasse un peu  d’avoir toujours les mêmes questions sur la détox, sur les doshas de l’ayurveda, sur les postures à faire en cas de tel ou tel symptôme… Je n’arrive plus à répondre de manière générique et symptomatique, ça me limite, ça m’étouffe presque. Pourtant, les journalistes sont persuadés que c’est ce que leurs lecteurs recherchent. Chaque histoire est tellement différente, unique, sensible. C’est cette sensibilité que j’ai envie de partager. En découvrant l’article d’une amie yogi sur la maternité, j’ai réalisé à quel point c’est de cela dont j’avais besoin comme lectrice. Un partage sensible, qui vient de l’intérieur, et pas des techniques pour optimiser l’accouchement, que je peux trouver facilement sur internet. Et une petite voix intérieure m’a dit il y a quelques jours « Et pourquoi tu attends des médias? Tu as des personnes qui te suivent sur les réseaux sociaux, sur ta mailing list,ton blog,  tu as internet, tu t’es extraite de la vie parisienne  et tu t’offres du temps pour toi, alors pourquoi ne pas lancer ton propre média? » Moins d’intermédiaires, plus d’authenticité, d’alignement et de vrais partages! Et voilà, #DocLuna est née!

Alors voici  les objectifs du blog #DocLuna:

  • Créer un espace de partages sur des sujets de santé intégrative , avec les directs #DocLaLunaLive pour interagir avec vous et aborder sous forme de petites vidéos de 5 minutes max des thématiques telles que l’empowerment, les pédagogies nouvelles, les infos autour de la santé pour apprendre à décoloniser nos imaginaires dans cette jungle de l’info…Les prochaines thématiques, inspirées des questions fréquentes que je reçois des personnes qui me suivent:  Les dessous du jeûn, Quel yoga pour moi? Je veux faire une cure ayurvédique! C’est quoi l’empowerment selon l’ayurveda? Des sujets sur la santé de demain, Smart junkie et Le karma 4.0… Et d’autres thèmes que vous pourrez me proposer.
  • Mettre en avant ma pédagogie intégrative par l’expérience, que je propose déjà en présentiel dans #LABULLE, mais aussi dans les #DocLunaLive. Quand on se penche sur la question des apprentissages, que ce soit à la lumière des textes anciens, ou des neuro-sciences, nous sommes un être intégratif, et un apprentissage profond et transformateur passe par le  » THINKING  FEELING  ALLOWING DOING » soit « J’enregistre l’info, je ressens, je laisse décanter, et je fais ». Dans notre monde hyperconnecté où tout va très vite, on court du THINKING au DOING, en zappant le FEELING ET ALLOWING. Bilan des courses: surmenage, fatigue, stress et effet inverse de celui attendu ! Notre corps n’a pas eu le temps d’intégrer l’information dans la chair. Alors comment faire pour créer une pédagogie intégrative ? Les 3i… Imiter/Infuser/Innover, que l’on expérimente aussi dans mes ateliers et mes formations
  • Sensibiliser les femmes, et les hommes aux cycles de la nature, et aux cycles en nous. Quand j’ai découvert l’univers symbolique du féminin et du masculin, et l’impact de nos hormones sur notre quotidien, et comment nous avons en nous des repères singuliers, j’ai été scotchée. Comme si toutes les parties de moi avaient enfin trouvé un langage commun pour communiquer et s’allier entre elles, sans devoir se caler sur les fluctuations extérieures. Enfin mon fonctionnement cyclique et non linéaire était reconnu et même expliqué physiologiquement, et partagé par d’autres femmes, depuis des siècles!
  • Et tous ces évènements gratuits donneront naissance, pour celles qui souhaitent aller plus loin, à une formation  en ligne sur 9 mois qui commencera à la rentrée 2018, une joyeuse synthèse de mes  expérimentations depuis ces 15 dernières années auprès de mes patients, puis de mes stagiaires, et bien sûr que j’ai expérimenté sur moi. Les grands axes sont déjà posés, mais j’ai aussi envie de co-créer avec les futures participantes. Je proposerai régulièrement des mini-sondages pour faire évoluer le contenu, mais aussi la logistique (comme les titres, les formats, les coûts…) aux personnes intéressées sur ma page facebook

Cet article est assez long pour un article de blog, je vous remercie de m’avoir lu jusque là, c’est un exploit quand on sait que notre attention diminue sur internet au bout de la 1ère minute de lecture! Mais il me semblait essentiel de poser les bases de ce nouvel élan de blog, afin de le laisser s’épanouir joyeusement. Les prochains articles auront une version écrite, beaucoup plus courte, et sa version vidéo ou audio, pour varier les canaux sensoriels.

Nous vivons une période riche en possibles. Et si ce monde chaotique, avec la perte des repères classiques était un cadeau, pour  créer son présent, aligné avec ses valeurs profondes, et vibrant dans chacune de nos cellules? Encore faut-il être prêt à sortir de sa zone de confort, prendre conscience des limites de nos schémas conditionnés, et cultiver son sage intérieur. SI vous vous sentez appelé(e), je vous dis à très bientôt sur facebook et la chaîne Youtube de l’iSi. Abonnez-vous pour recevoir les webconférences et les #DocLaLunaTV gratuits! 

 

Le WHY de DocLaLunaTV en minibulle: une vidéo de 5 minutes ici!

 

 

#DocLaLuna @NathalieGeethaBabouraj, créatrice de l’iSi

 


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