La Route des Indes 3/3: L’Inde au Féminin

  Et si l’Inde nous révélait à notre féminin profond ?

Expérimentations par les 5 sens, les émotions et la beauté impermanente du vivant…

«  J’ai adoré. Je pourrais vivre là-bas. » ou « J’ai déteste. Plus jamais. »

Voilà les 2 réponses classiques que j’obtiens quand je demande à quelqu’un qui revient d’Inde si elle/il a aimé.  L’Inde est clairement le pays des extrêmes. Elle a le don de nous installer dans une bulle de douceur, confortable, parfumée au jasmin,

pour nous arracher subitement de cette oasis, comme une claque de la vie :

les odeurs trash, la réalité de la misère, de la maladie, de la mort.

J’ai été la 1ère à vouloir littéralement fuir ce pays à 18 ans, afin de vivre mon rêve de liberté de femme.

Aujourd’hui, je réalise que c’est dans ce pays que j’ai planté mes racines, paradoxalement.

Car l’Inde est un pays qui accueille tout :

la vie, la mort, toutes les facettes du féminin, le beau, le laid, le lourd, le léger…

Et si nos réactions occidentales sont si dichotomiques (j’aime ou j’aime pas), c’est peut être parce que l’Inde nous renvoie en miroir notre propre esprit dichotomique qui souffre du manque de complétude ?

L’Ayurveda nous le dit bien, notre monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur. Si l’intérieur n’est pas aligné, l’extérieur peut nous le renvoyer de manière brutale.

Si je suis dégoûtée par la misère, la saleté, l’agressivité dans les rues de Bombay, c’est peut être que j’ai à explorer ce signal « dégoût », voir ce qu’il réveille en moi, quel message il sous-tend, et comment je peux le traverser pour l’accueillir pleinement et ne plus en souffrir, physiquement et émotionnellement.

Car le corps physique et le corps émotionnel sont bien liés.

Lutter contre une émotion? Ou l’accueillir pleinement et lui donner du sens ?

Une émotion qui m’a habitée pendant toute mon adolescence, la colère, s’est manifestée pendant 10 ans sous forme d’une colère refoulée, réveillant des brûlures d’estomac chroniques. Toutes les situations touchant à l’injustice des femmes, des enfants, me faisaient remonter cette colère.  Bien que je sois passée par une prise en charge classique, à vouloir éradiquer les maux, ça n’a pas marché.

J’ai ensuite expérimenter le yoga, la respiration, l’ayurveda, et là les maux se sont calmés, espacés, mais il m’arrive parfois d’avoir des douleurs. La différence avec les anciennes douleurs, c’est que j’ai appris à accueillir cette émotion, à l’intégrer dans la symbolique que je donne à ma vie, et surtout, maintenant qu’elle est intégrée et validée, je peux transformer cette énergie « colère » en une énergie créatrice qui me permet d’avancer sur ma mission de vie. Cette énergie n’est donc pas négative, elle n’est surtout pas à refouler, ni à masquer avec d’éventuelles techniques de nettoyage. Elle existe car elle a un message. Cette fameuse émotion qui m’a pourri la vie en tant qu’adolescente, c’est elle qui aujourd’hui m’anime pour organiser des voyages en Inde, et accompagner les personnes à créer leur bulle de transformation dans ce pays transformateur.

L’Inde marque, à vie. Car elle touche tous nos corps.

Le Corps Physique, par des températures assez extrêmes, qui fait sortir notre cerveau de sa zone de régulation classique. Le Corps Emotionnel, car tout semble exacerbé avec la chaleur, les 5 sens, le ressenti. La boussole intérieure travaille en permanence, puisque toutes les nuances existent, il n’y a plus le langage dichotomique bien/mal encore très présent en occident. La routine n’existe pas.

Le fait de se contracter crée beaucoup plus de résistance,

alors que de se laisser porter facilite le chemin sur le fleuve de la vie.

En général, cette résistance se manifeste par des symptômes « Feu » :

brûlures d’estomac, diarrhées, éruptions cutanées, irritabilité…

Ou bien des symptômes « Air » : constipation, ballonnements, maux de tête, sensation d’être perdu. Le Corps Mental, qui ne fait que suivre l’agitation émotionnelle, et la traduit par des pensées qui reflètent le calme ou l’agitation, en fonction de où tu en es.

Là où ça devient intéressant, c’est que si tu arrives à passer ce cap, pas toujours facile du corps mental, tu accèdes à une ressource inestimable, qui va te permettre de sortir du monde dichotomique, linéaire, et plonger dans un espace d’intuition, de créativité, et de vérité cyclique, connectée à l’intelligence de la nature.

Le champ de ton féminin profond, qui existe en chaque homme et chaque femme.

Le Corps Expérimental, de nombreuses approches jouant sur nos états modifiés de conscience nous permettent l’accès à ce corps.

La sophrologie, la méditation, le yoga, la relaxation…

Toute pratique qui permet de calmer le mental en fait.

Dans cette dimension, nous sommes connectés à la sagesse du vivant : sa temporalité, cyclique, respectant le temps de la matière, son accessibilité sensorielle, son indépendance ouverte, son abondance. Ce que j’ai constaté avec l’Inde, c’est que l’accès à cette porte peut se faire quasi instantanément,

et qu’il est possible d’y rester beaucoup plus longtemps qu’après une séance de sophro. Autre constat intéressant : quand tu as voyagé une fois en Inde,

et que tu as touché du doigt cette expérience,

elle est ancrée en toi même quand tu es de retour dans ton quotidien.

Comment te sens-tu quand tu imagines ou que tu vois une scène classique de la rue en Inde ?

« Les voitures que se déhanchent, pour éviter les vaches

qui marchent langoureusement dans la rue.

Les décibels sont réglés au rythme des klaxons, des musiques fortes,

et les épices brutes  de la rue se marient chaleureusement

avec les parfums délicats des fleurs tropicales. »

Sens-tu ton  cœur voyager vers ta dernière destination indienne ?

C’est parce que l’ancrage de tes souvenirs a été « intégratif ». Tête-Cœur-Corps.

Pas que mental. Et nous voilà dans notre Corps d’Unité…

Ce n’est bien sûr pas l’Himalaya à graver, une destination quasi impossible à atteindre.

Nous sommes toujours dans notre corps d’unité.

Seulement, notre état de conscience standard ne nous permet pas d’être en permanence dans cette réalité cosmique, comme l’appelle Deepak Chopra.

L’Inde ne va pas forcément vous mettre en connexion permanente avec ce corps d’unité, par contre, l’accès peut être facilité, puisque chaque perception est nouvelle, chaque pas, chaque coin de rue, chaque sourire. Tout est nouveau, impermanent, et c’est cette invitation à l’impermanence, propre au féminin profond,  que l’Inde vous  fait dès que vous sortez de votre avion et que vous respirez l’air chaux du tarmac indien.

Bon voyage intérieur !

C’est cette exploration subtile

à travers nos 5 sens,

nos 5 éléments

Et nos 5 corps

que je vais avoir la chance de proposer aux participantes du prochain festival du féminin à Auroville, en février 2017. 

* Si l’aventure te tente, le programme de ce weekend au féminin

se trouve ICI 

Une belle occasion de rencontrer des Femmes du Monde !

** Et j’emmène 13 belles Âmes à expérimenter une

Bulle #AYURINDIA à cette occasion.

Cure ayurvédique, massages, méditations et yoga,

reconnexion à sa créativité…

Les prochaines dates? Septembre et Octobre 2017! 

 Bulle Ayurveda au Féminin à Fabrègues

Chez Drissia Nejma

Aout 2016


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