La Route des Indes 2/3: L’Inde Nature

Mes souvenirs de nature étant enfant : danger, insectes, serpents, agression, fragilité, moustiques, inconfort, survie. Pourtant, 20 ans plus tard, je suis la 1ère à rechercher cette fusion avec la nature. Je ressens ce besoin physique de plonger dans la matrice du vivant, loin des villes et de la technologie, pour faire le point avec mes profondeurs.

Que ce soit le temps d’une balade en forêt, ou un weekend à camper, complètement en connexion charnelle avec cette nature.

            Alors, qu’est ce qui pourrait expliquer ce switch ? Et comment est-ce que mes séjours en Inde m’ont permis de catalyser cette perception « danger » en perception « ressource essentielle » ?

Nature hostile ou nature nourricière ?

Quand on reprend la théorie de l’évolution de Darwin, dans une nature où règne le manque, la compétition prend le dessus entre les espèces, et la loi du plus fort va légitimer un fonctionnement en mode pyramidal, avec des prédateurs, et des victimes. C’est ce que vivaient nos ancêtres dans les grottes, et cette réalité est encore forgée dans notre inconscient collectif. Pourtant, nous vivons une phase de transition bien marquée, où dans le nouveau paradigme, la nature n’est plus manque, mais abondance. Dans cette configuration,  la compétition n’est plus nécessaire, voire même nocive, et elle va laisser place à la collaboration. On la voit  entre différentes espèces animales, végétales, minérales. Et  les êtres humains font partie de la danse.

Les 5 éléments (Terre, Eau, Feu, Air et Espace) sont très présents dans la Nature en Inde.

Ils éveillent nos éléments intérieurs, ce qui peut être vécu comme une tempête,

ou une douce mélodie vibrante… Au choix.

L’environnement, notre 6ème corps ?

Nous avions vu dans la route des Indes 1/3 : L’Inde Intérieure, que notre corps était constitué en fait de 5 couches ou 5 corps selon l’Ayurveda : du physique, à l’émotionnel, en passant par le mental, l’expérimental et le spirituel. Mais bien sûr l’environnement dans lequel nous vivons fait partie intégrante de ce corps global. Même si nous vivons dans des villes, la nature reste notre matrice de vie. D’où vient l’oxygène que nous respirons ? L’alimentation que nous mangeons ?

L’Inde, un immense terrain de jeu pour explorer notre Nature Intérieure…

            Pourquoi l’Inde plus qu’un autre pays pour se confronter à ce miroir Nature extérieure/Nature Intérieure ? Je pense que n’importe où sur Terre, cette confrontation est possible. Seulement pour toucher à cette interface sensible, l’Inde est parfaite…

On peut passer d’une joie intense au détour d’une rue à tomber d’amour pour un paysage magnifique à un dégoût extrême devant une situation intolérable pour une âme occidentale, comme se retrouver devant une évacuation de déchets exposés à l’air libre, nauséabonde, et trash. Et pourtant, c’est dans ce jeu des extrêmes que notre nature intérieure va s’autoriser à jaillir. Sans fard ni voile. Toutes les notes se jouent et sont accueillies dans la nature en Inde. Du plus beau ou plus inavouable. Et plus j’apprends à accueillir plutôt qu’à résister, plus je ressens cette fluidité à l’intérieur de moi.

Et ce retour à l’essentiel.

C’est pour cela que souvent, des personnes ayant fait un voyage en Inde témoignent de l’effet post-Inde, de nettoyage intérieur et extérieur : changement de perception de la vie, changement de maison, de boulot, de relations… L’Inde, elle nous touche. Dans les tripes.Ce qui permet d’élargir son champ de conscience.  Soit on voit la nature comme un danger, alors l’Inde devient un danger. Dans la rue, dans la nature, dans les humains… Ou bien elle peut nous ouvrir la porte de cette nouvelle perception de nature nourricière, qui offre la vie comme la mort, et alors se déploie la magie de notre nature intérieure,

en résonance avec la nature extérieure.

Les lieux où je le ressens cette communion

entre Nature Intérieure et Nature Extérieure ?

            Notre itinéraire de la Bulle #AYURINDIA va suivre ce parcours

pour nous révéler à nous-mêmes…

L’état du Kerala est une bonne entrée en matière. C’est l’état le plus doux et tempéré pour commencer son expérience indienne. Le mois de février, l’hiver là-bas, caresse les 25° en journée. La nature y est luxuriante, maternelle, au parfum de coco, des cheveux des femmes à la cuisine exquise. L’eau est aussi un élément très présent et très maternel, qui nous invite à explorer notre capacité de connexion à la nature, aux autres, à notre sensualité, à nos courbes charnelles (physiques et intérieures). L’autre élément très présent est l’Air. Les hauts palmiers et cocotiers élancés nous ouvrent à notre légèreté, notre créativité, notre recherche de liberté et d’espace pour respirer et s’inspirer pour l’année à venir. C’est le lieu idéal pour entreprendre notre cure intérieure, la cure ayurvédique, sur une petite île entourée des 2 bras langoureux de la rivière Peryar.

Le centre Banana Island est un lieu familial à taille humaine

qui n’attend que notre groupe de 12 personnes.

Avant de passer à l’énergie plus masculine du Tamil Nadu, nous ferons une escale par Coimbatore, une ville au pied des montagnes du Kailash du sud, comme le décrivent certains traités de l’Inde antique.  Shiva, aurait habité ces hauteurs sacrées. Pour laisser infuser l’énergie du féminin réveillée lors de notre cure au Kerala, nous profiterons

de 3 jours à l’ashram d’Isha, beau lieu de recueillement où nous pourrons à notre rythme explorer yoga, méditation et rituels de célébration de la Lune.

Une journée sera aussi consacrée à la visite d’un des plus anciens hôpitaux ayurvédiques du Tamil Nadu, où le Dr Indulal (du documentaire Mon Docteur Indien) nous introduira à la pooja du matin, un rituel pour inviter le sacré tous les matins dans ce lieu de soins.

Il nous partagera aussi son parcours dans le monde de l’Ayurveda.

Puis, une autre manière de communier avec la nature en Inde : prendre le train.

Vous pouvez dire au revoir aux 400 km/h du TGV ! Au rythme du train indien, la transition Kerala/Tamil Nadu va se faire en douceur. Pour nous amener au petit matin à Auroville, autre lieu de prédilection d’une nature généreuse. Là où il y a moins d’un demi-siècle, le désert était roi, une alchimie particulière a fait de ce lieu une nature où l’abondance est présente, dans les éléments physiques, mais aussi dans l’invisible. Aurobindo, ce philosophe indien du début du 20ème siècle, puis Mère, cette française ayant tout quitté pour cocréer cette cité au-delà des frontières avec Aurobindo, ont pu amener dans la matière cette vision du sacré de la Nature. C’est ici que nous passerons la dernière semaine de notre Bulle, en immersion dans une petite maison tamoule tenue par Rekha Tandon, danseuse et exploratrice du vivant. C’est ici aussi que nous explorerons le féminin au festival du féminin (des pépites à venir dans la dernière rubrique La route des Indes 3/3 : L’Inde au féminin).

Pondicherry la française, la ville où j’ai grandi, recèle de nombreux trésors du Tamil Nadu, état plus Yang que le Kerala. Mais la touche de douceur féminine se retrouve dans les rondeurs de l’écriture tamoule, et le dodelinement dansé de la tête des enfants, comme des adultes, quand vous leur posez une question. Où allons-nous expérimenter cette connexion « Natures Intérieure et extérieure »  dans une ville de 600000 habitants ? Au nord de la ville, dans les villages de pêcheurs, en bord de la côte du Coromandel (où le Tsunami a grondé), comme en pleine ville, à l’ashram d’Aurobindo, en fin de journée, pendant la méditation ouverte à tous une oasis dans un tourbillon frénétique.

Plus paradoxalement, ce peut être en plein cœur du très chaotique marché aux poissons. Chaos des odeurs, des couleurs, des passages incessants et accélérés des vendeurs, acheteurs, touristes, la chaleur qui s’accumule au fil des heures. Ce qui peut être vécu comme une agression, peut se transformer en moment suspendu dans le temps et l’espace, comme un cadeau de grâce.

Impossible à expliquer le « comment » avec mon cerveau rationnel.

Il faut le vivre pour le croire…

Dernière journée avant le décollage pour l’Europe, j’ai choisi un SAS de décompression original et intégratif… L’Ecoresort Dune.

Cette oasis tenue par Dimitri et Laura, 2 français venus découvrir Auroville,

respire un écosystème intégratif alliant nature, culture, art, et bien-être.

Parfait pour nous poser pour la dernière journée, au bord de la piscine,

à goûter à des plats métissés faisant le pont entre l’Inde et la France, ou encore à  bouquiner sur le lit à baldaquin au son des vagues de l’océan indien.

Pour les plus motivés, balade en vélo à découvrir les différentes architectures des maisons aux multiples visages de l’Inde dans l’Ecoresort.

Le Spa aussi est très connu en Inde, il héberge d’ailleurs depuis juillet de cette année le Chopra Healing Center, et Deepak en personne est venu inauguré son premier centre

en Inde. Voici une petite vidéo pour capturer quelques clins d’oeil de ce lieu magique.

L’Inde nous offre ce miroir intéressant de savoir où nous en sommes de notre nature intérieure…

Si l’aventure de la Bulle #AYURINDIA t’ appelle, rendez-vous ICI !

A suivre… La route des Indes  3/3 : L’Inde au Féminin


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